vendredi 26 février 2010

Epilogue

Que dire de ces 134 jours de voyages ? Ben, que ce fut un voyage formidable. J'ai vu des paysages merveilleux, des endroits fabuleux, des gens extrêmement gentils et fait des rencontres très intéressantes. J'ai réussi, et j'en suis fier, à tenir à jour mon blog quotidiennement. Ça n'a pas toujours été facile. Mais une fois que j'avais commencé, il fallait aller jusqu'au bout. Et puis, il faut le reconnaître, ça m'a amusé. Je sais que certains d'entre vous suivaient assidûment ce récit. En tout cas, je remercie tout ceux qui m'ont envoyé des commentaires ou des mails. J'ai eu l'impression de voyager avec eux. Maintenant, il va falloir reprendre une vie normale en attendant de nouveaux voyages...

Voici mon itinéraire :

jeudi 25 février 2010

Le retour

 J'en ai mis du temps pour organiser mon sac. D'abord, il a fallu trier toutes les affaires et laisser celles qu'il était inutile de ramener en France. Je prends un petit déjeuner sur la terrasse pour profiter une dernière fois du soleil. La navette pour m’emmener à l’aéroport passe me chercher à 10 heures comme prévu, mais ce con de chauffeur n'a pas voulu attendre plus d'une minute. Résultat, il est parti sans moi. Heureusement, le gars du gite m'appelle un taxi et paye la différence. Royal ! Arrivé à l'aéroport, j'ai la surprise de voir que mon avion est annoncé une heure plus tôt, à 14H00. Sans doute à cause du changement horaire. C'est en effet un billet que j'avais réservé en octobre de l'année dernière. Bonne nouvelle, je n'ai pas besoin de payer la taxe d'aéroport. Elle est incluse dans mon billet. Je ramènerai donc plus de pesos que prévu. Il n'y a pas grand chose à faire durant l'escale de trois heures à Sao Paulo au Brésil. Faut attendre. Je me remémore tous les bons moments du voyage. C'était quand même vachement sympa. Le vol pour Paris part avec un peu de retard. La traversée se passe sans problème. J'ai toujours autant de mal à dormir dans l'avion. Lorsque nous arrivons à Roissy, il pleut. Mais il ne fait pas si froid que ça, 7°C. C'est supportable. Ce sera mon petit hivers. Le trajet en Rer est toujours un moment pénible. Cette ligne du nord est vraiment moche. Ça fait bizarre d’entendre parler français autour de soi. Ce qu'il y a de plus terrible, c'est qu'en arrivant à la gare de Vincennes, j'ai l'impression que tout ce voyage n'est plus qu'un lointain souvenir. Je retrouve les rues de Vincennes comme si je n'étais jamais parti. Heureusement que les photos et le blog sont là pour me rappeler tous ces bons souvenirs. Je retrouve mon appartement dans l'état où je l'avais laissé, impeccable, et me rappelle du coup de blues que j'avais eu en partant. Finalement, ces quatre mois et demi sont passés à toute vitesse. Il va falloir ranger les sacs et faire toutes les lessives. Et puis souffler un peu. La pluie a cessé et le soleil brille. Il y a comme un petit air de printemps...

mercredi 24 février 2010

Tigre

 Je vais profiter de cette belle journée ensoleillée pour aller faire un tour du coté de Tigre. C'est une ville située dans la grande banlieue de Buenos Aires, dans le delta du rio de la Plata, à l'embouchure des fleuves Paraná et Uruguay. Il parait que l'endroit est très joli et mérite une visite. Je prends donc le métro pour la première fois jusqu'à la gare ferroviaire de Retiro. Là, je prends un train de banlieue. On change alors complètement d'univers. Ce ne sont plus les belles petites minettes du centre ville mais plutôt des travailleurs beaucoup moins gais. Je m'étonne de voir les gens faire la queue devant chaque emplacement des portes, marqué par des bandes jaunes au sol. Les gens ont l'air discipliné. J'ai emporté le minimum sur moi. Mon petit appareil photo et un peu d'argent. Ce serait trop con de se faire détrousser le dernier jour. Le trajet en train dure environ une heure. Nous traversons la banlieue moins luxuriante. Apparemment, tout le monde ne roule pas sur l'or en Argentine. Arrivé au terminus de Tigre, je me dirige au petit bureau de tourisme de la gare où l'on me remet gentiment une carte du coin et où on m'indique les balades à faire, notamment les excursions en bateau. Tigre est un endroit charmant. Il y a plein de canaux et aussi un immense parc d'attraction, genre "foire du Trône". Je vais prendre un ticket pour faire une excursion de deux heures en bateau sur les canaux. En attendant l'heure du départ, je vais me promener le long des quais. C'est ravissant. Le beau temps y est surement pour quelque chose. Dans le bateau, je m'installe devant, sur la proue. Les paysages sont jolis comme tout. Il y a, le long des canaux, de très belles et riches demeures accessibles uniquement en bateau. Ça doit être sympa d'habiter là. Le coin est vraiment paisible. Les villes d'eau ont toujours un certain charme. Bref, la croisière est très agréable et je ne suis pas mécontent d'être venu voir ce coin qui mérite vraiment le détour. Puis, retour en ville par le même itinéraire, train et métro. Le métro est parait-il le plus vieux d'Amérique du sud. Ça se voit. Il ressemble aux vieilles lignes du métro parisien. Je retourne à l'hôtel, paye mes nuits et réserve la navette pour m'emmener demain à l'aéroport. Maintenant, il faut que je fasse mon sac. Ça, c'est beaucoup moins drôle. Ça sent la fin.

mardi 23 février 2010

Le cimetière de la Recoleta

 J'ai très bien dormi et bien récupéré de mon voyage houleux. Le grand changement par rapport à mon dernier passage à Buenos Aires, c'est qu'il fait beaucoup moins chaud. Le temps est couvert et il y a quelques belles averses. Je prends mon parapluie et vais me balader dans les rues piétonnières. La fiche de mon chargeur a rendue l'âme. Plus moyen d'utiliser mon ordinateur sans décharger la batterie. Il faut que je trouve une solution. J'achète une fiche neuve et un électricien trouvé dans une petite boutique me soude deux fils gracieusement. Le bricolage a l'air de fonctionner, ça recharge. Le lendemain, les nuages disparaissent pour laisser un beau ciel bleu. J'en profite pour visiter des quartiers que je ne connaissais pas. Notamment, le cimetière de la Recoleta. C'est un peu le "Père Lachaise" de Buenos Aires. Il n'y a que des gigantesques mausolées très "m'as-tu vu". Ce doit être le cimetière des gens très riches. Comme ça fait partie des trucs à voir, c'est rempli de touristes. Toutes ces statues et décorations sont impressionnantes. J'avais rarement vu des cimetières comme celui-ci. Le soir, je vais dîner avec une française qui comme moi, finit son voyage de deux mois.

dimanche 21 février 2010

Traversée mouvementée

 C'est dimanche. Donc, tranquilo ! Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse d'un café avec vue sur le Rio de la Plata. Je n'ai toujours pas compris s'il s'agissait de la mer ou d’un fleuve. Pour cela, il faudrait goûter l'eau. Mais vu les sorties d'égout un peu partout, je préfère ne pas savoir. On va dire que c'est la limite entre les deux. Le ciel est toujours très nuageux mais il ne pleut pas beaucoup. L'après-midi, on a même droit à de jolies éclaircies. Les touristes argentins sont nombreux aujourd'hui. Colonia, c'est un peu leur ville. On a vraiment le sentiment qu'elle vit grâce à eux. Mon bateau ne part qu'à 20 heures ce soir. J'ai donc le temps de flâner une dernière fois dans la vieille ville. Je ne vais qu'au dernier moment à l’embarquement au port. Arriver plutôt ne sert à rien, à part faire la queue. Je passe donc le tout dernier à la douane. Manque de bol, il me manque un papier que je devais conserver lors de mon dernier passage et que je n'ai évidemment pas fait. La douanière veut me faire payer une amende assez chère. Calmement et gentiment, je lui fais comprendre que j'ai dû le jeter par mégarde, qu'on ne m'avait pas prévenu qu'il fallait le garder, que l'amende était bien chère pour un petit bout de papier, que de toute manière, je ne paierai pas et qu'en bon français, j'étais prêt à râler et à faire une grève de la faim s'il le fallait. Elle a l'air embêté. Elle va voir son chef, revient, tamponne mon passeport et me dit de faire attention la prochaine fois. Muchas gracias ! Ouf, j'ai eu chaud. Je cours parce qu'avec tout ça, faudrait pas que le bateau parte sans moi. Il y a beaucoup de vent et la mer a l'air plus mouvementée que d'habitude. Sur le pont tout le monde à l'air joyeux et heureux d'être là. Mais dès qu'on quitte le port, c'est une autre histoire. Le bateau tangue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, tout ces gens si joyeux tout à l'heure se retrouvent allongés par terre en train de vomir dans des sacs en plastic. Moi, je résiste car on m'a donné un truc qui marche assez bien. Il faut se mettre debout sur le pont, tacher d'être le plus vertical possible en tanguant dans le sens inverse du bateau et ne jamais quitter l'horizon des yeux pour avoir un repère stable. C'est assez efficace. En tout cas pour moi ça marche et pourtant j'ai souvent le mal de mer. En bas, dans les immenses salles où sont assis les passagers, c'est l'hécatombe. Ça dure comme ça plus d'une heure. Puis, petit à petit, la mer redevient de plus en plus calme. Le bateau arrête de tanguer et les gens reprennent des couleurs. On voit que pour certains, ça a été une dure épreuve. Moi, je suis content, j'ai réussi à ne pas vomir. À la sortie du bateau, il y a une queue gigantesque pour prendre un taxi. Je n'ai pas long à marcher pour me rendre à l'hôtel mais ce n'est pas très conseillé de marcher la nuit dans Buenos Aires. Je vais donc un peu plus loin et hèle un taxi dans la rue. C'est plus prudent. Arrivé à l'hôtel, on me dit que tout est complet. Mais en cherchant un peu, ils finissent tout de même par me trouver un lit. Je m'effondre.

samedi 20 février 2010

Retour à Colonia

 Cette nuit, il y eu de très gros orages. Ce n'est pas très étonnant. Il a fait tellement lourd hier. Il a dû beaucoup pleuvoir. Les rues sont trempées. Finalement, Paysandù ne mérite pas plus d'une journée de visite. Je décide donc d'avancer mon départ pour Colonia. De plus, j'ai reçu un mail de John et Janet, mes amis américains que j'avais visité à Bariloche. Ils sont en ce moment à Colonia mais vont partir rapidement vers Salto puis Iguazù. Nous nous croiserons peut-être ? Je vais tôt à la gare routière sous la pluie. Le bus part à 8 heures. Heureusement que j'ai pensé à emporter mon parapluie acheté à Buenos Aires. Nous faisons toute la route sous la pluie. Difficile de voir les paysages, mais on devine aisément qu'ils sont identiques à ceux vus précédemment. Tous les pâturages sont inondés. Les rios qui passent sous les ponts ont l'air bien chargés. La plus part d'entre eux ont débordé de leur lit. J'apprends qu'à Buenos Aires il y a eu de grosses inondations cette nuit dans les barrios et que l'accès à la capitale a été coupé quelques temps. Ben dis donc, quand il pleut ici, ça ne rigole pas. Tout le monde est unanime "C'est le Niño !". Lorsque j'arrive au terminal de Colonia, j'aperçois John qui m'attendait. Leur bus part dans une demi-heure. Nous retrouvons Janet dans le hall et discutons de nos aventures respectives. Mais une demi-heure, c'est vite passé. Nous nous disons au revoir. Je vais vers le centre ville pour trouver un gîte. Je ne veux pas retourner à celui de la dernière fois. Il était cher et surtout, je m'étais fait bouffer par des insectes. Ça m'a gratté pendant plus d'une semaine. J'en trouve un autre à peine moins cher mais ça changera. Ça me fait tout drôle de retrouver Colonia. C'est la première fois depuis le début de mon voyage où je reviens sur mes pas. Ça sent la fin. En plus, Colonia m'a l'air si différente de la première fois. Sans doute à cause de la pluie et de la grisaille. Je passe à la gare maritime chercher mon billet de bateau pour demain. C'est plus cher qu'à l'aller, bizarre. Je vais diner dans un petit boui-boui avec un routard américain un peu disjoncté. Sans doute par l'abus de la marijuana. Mais il n'est pas méchant. Un américain quoi...

vendredi 19 février 2010

Paysandù

 La ville a repris son cours normal, comme si le carnaval n’avait pas eu lieu. Je me rends à pied à la gare routière pour prendre mon bus de 11h30. Le trajet ne dure que deux heures. Paysandù n'est pas très loin. En fait, rien est loin en Uruguay. C'est vraiment un petit pays comparé à ses voisins. Les paysages sont jolis. Toujours ces immenses pâturages verdoyants. On voit régulièrement des gauchos à cheval qui mènent leurs grands troupeaux de vaches. J'arrive à Paysandù en début d'après-midi. C'est mort ! Une ville fantôme. Fort heureusement, je trouve le bureau du tourisme ouvert sur la grande place. On m'indique plusieurs hôtels pas trop chers dans le coin. J'en fais trois avant d'en trouver un relativement correct. Ma chambre se trouve au premier étage d'une vieille demeure. Il y a du parquet grinçant, un balcon, à condition de pouvoir ouvrir la fenêtre et un vieux ventilateur qui brasse l'air, accroché au plafond situé à au moins quatre mètres de hauteur. Bref, un vieille hôtel mais qui a beaucoup de charme. En fin d'après-midi, je vais aller me promener vers le port. Il fait chaud et il n'y a pas grand monde dans les rues. Certains sont sur le pas de leur porte en sirotant leur maté. Le temps passe... Du coté du port, il n'y a pas grand chose à voir. Lorsque je traverse le bureau des douanes pour aller voir le fleuve de plus près, un douanier m'arrête et me dit que je ne peux pas passer. Mais lorsque je lui dis que je suis un touriste français qui veut juste prendre quelques photos, il m'ouvre grand les portes. Puis, je remonte doucement vers le centre ville. Alors que je photographie une vieille voiture, un type veut absolument me montrer sa vieille Chevrolet qui traine dans sa cour. Ça donne l'occasion de discuter un peu. Ils sont vraiment gentils ces uruguayens. Je passe voir la basilique, sans grand intérêt. Il y a sur la place un musée consacré à la gloire des résistants à un dictateur du 19ème siècle. Heureusement qu'il est gratuit car il n'y a vraiment pas grand chose à voir. Deux ou trois pistolets d'époque, quelques articles de journaux et des photos toutes jaunies. Je plains la pauvre fille qui est obligée de rester là toute la journée à attendre. Car évidemment, il n'y a personne. Ça doit être chiant.

mercredi 17 février 2010

Encore un carnaval

 Je vais à la gare routière à pied pour chercher mon billet de bus pour demain. Ça fait une bonne petite marche. Comme j'ai à peu près fait le tour de la ville, je vais me promener le long de la rive nord du fleuve Uruguay. Ils ont aménagé un chemin de randonnée. En face, on aperçoit les petites maisons de Concordia. On pourrait presque traverser le fleuve à la nage. Tout le long du chemin sont installés des bancs et des braseros pour le barbecue. J'imagine que le dimanche, ça doit être plein de piqueniqueurs. Mais aujourd'hui, il n'y a personne. Je croise seulement quelques marcheurs et chiens errants. Une fois les jambes bien fatiguées, je rentre en ville. Je m'arrête déjeuner dans une petite parilla assez délabrée mais qui a un certain charme. Le menu est toujours le même. À croire qu'ils en font des photocopies. En fin d'après-midi, je vais boire un verre dans un café. Je suis étonné de voir les gens installer des chaises partout dans la rue. Lorsque je pose la question, on me répond que ce soir, c'est le défilé du carnaval. Eh bé, décidemment, j'ai beaucoup de chance avec les carnavals. Il passera dans la rue principale, juste sous les fenêtres de ma chambre. Mais pour les photos, ce n'est pas terrible car j'ai un arbre et l'enseigne de l'hôtel juste en face. Le défilé commence très tard, vers 23 heures. Les gens de toute la région sont venus s'amasser le long de la rue. C'est plutôt familiale comme ambiance. Il y a beaucoup de jeunes enfants. Les garçons embêtent les filles en leur jetant des jets d'eau savonneuse. Bref, une ambiance de fête du village. Les troupes du carnaval sont très "amateurs". Mais c'est bon enfant et sympathique. J'avoue qu'à la dixième parade, je me lasse un peu mais je suis obligé d'aller jusqu'au bout car avec ce vacarme de tous les diables, impossible de s'endormir. Ça s'arrête vers 3 heures du matin. C'était sympa mais j'ai la tête qui résonne encore.

mardi 16 février 2010

Salto

 Salto est une jolie petite ville. Elle est située sur le fleuve Uruguay juste en face de Concordia, sa voisine argentine. Elle est réputée pour ses centres thermaux car il y a plein de sources d'eau chaude dans le coin. Ce qui fait de Salto un lieu plutôt touristique. Beaucoup d'argentins viennent directement en bus depuis Buenos Aires. Son centre est relativement animé par rapport à celui de Tacuarembo. Ses rues sont agréables. Il y a un petit port fluvial. L'Argentine est juste en face. Ce matin, c'est couvert et il pleuviote. La température a sérieusement baissé. Il fait 21°C. On mettrait presque un pull. Je profite de cette matinée pluvieuse pour faire du linge. Ça devenait urgent.

lundi 15 février 2010

Les vieilles teuf-teufs

 Mon bus pour Salto ne part qu'à 18h30 ce soir, mais à l'hôtel, ils sont sympas, ils me permettent de rester jusqu'au départ de mon bus. Je vais faire une dernière promenade dans les rues de la ville. Surtout dans les quartiers populaires éloignés du centre. La plus part des gens sont assis devant leur maison et discutent avec leurs voisins. Aujourd'hui, il ne fait pas trop chaud. Il fait 30°C. Le ciel est couvert. Je photographie un paquet de vieilles voitures qui sont garées un peu partout. Un garagiste me demande pourquoi je les prends en photo. Je lui réponds qu'en Europe, c'est très rare et qu'elles valent surement beaucoup de pognon. Je lui demande pourquoi il y en a autant en Uruguay. Il a une réponse toute simple : "Parce qu'elles marchent encore !". Il me montre alors une vieille "Ruby" qui traine dans le fond de son garage. Il veut la retaper quand il aura du temps. On discute un moment puis je continue ma balade en rencontrant d'autres personnes tout contentes de me montrer leur teuf-teuf. Certains veulent même me faire faire un petit tour. Je leur explique que je ne suis pas accroc à ce point et que je prends des photos surtout pour mes amis en France qui le sont beaucoup plus que moi. Je retourne quelques temps à l'hôtel pour regarder les jeux olympiques à la télé. C'est marrant de voir de la neige alors qu'ici on crève de chaud. Puis je me rends à pieds à la gare routière. La route pour rejoindre Salto à l'air assez jolie. Ce sont des pâturages vallonnés. Malheureusement, il pleut et la nuit tombe. On ne voit pas grand chose. Nous arrivons à Salto vers 22h30. J'avais repéré sur internet une auberge de jeunesse pas trop mal. Mon chauffeur de taxi n'a pas l'air de la connaître. Heureusement, j'avais noté son adresse. Arrivé sur place, je sonne plusieurs fois à la porte. Pas de réponse. Bizarre ? Je me renseigne au café d'à coté. En fait, l'auberge est fermée depuis plus d'un an. Les pages web ne sont pas toujours à jour. Par chance, il y a l'hôtel Argentina juste en face. Il n’est pas trop mal et pas cher. Je prends une chambre qui donne sur la rue. Un peu bruyante, mais avec mes boules Quiès, je m'en fous.