vendredi 19 février 2010
Paysandù
La ville a repris son cours normal, comme si le carnaval n’avait pas eu lieu. Je me rends à pied à la gare routière pour prendre mon bus de 11h30. Le trajet ne dure que deux heures. Paysandù n'est pas très loin. En fait, rien est loin en Uruguay. C'est vraiment un petit pays comparé à ses voisins. Les paysages sont jolis. Toujours ces immenses pâturages verdoyants. On voit régulièrement des gauchos à cheval qui mènent leurs grands troupeaux de vaches. J'arrive à Paysandù en début d'après-midi. C'est mort ! Une ville fantôme. Fort heureusement, je trouve le bureau du tourisme ouvert sur la grande place. On m'indique plusieurs hôtels pas trop chers dans le coin. J'en fais trois avant d'en trouver un relativement correct. Ma chambre se trouve au premier étage d'une vieille demeure. Il y a du parquet grinçant, un balcon, à condition de pouvoir ouvrir la fenêtre et un vieux ventilateur qui brasse l'air, accroché au plafond situé à au moins quatre mètres de hauteur. Bref, un vieille hôtel mais qui a beaucoup de charme. En fin d'après-midi, je vais aller me promener vers le port. Il fait chaud et il n'y a pas grand monde dans les rues. Certains sont sur le pas de leur porte en sirotant leur maté. Le temps passe... Du coté du port, il n'y a pas grand chose à voir. Lorsque je traverse le bureau des douanes pour aller voir le fleuve de plus près, un douanier m'arrête et me dit que je ne peux pas passer. Mais lorsque je lui dis que je suis un touriste français qui veut juste prendre quelques photos, il m'ouvre grand les portes. Puis, je remonte doucement vers le centre ville. Alors que je photographie une vieille voiture, un type veut absolument me montrer sa vieille Chevrolet qui traine dans sa cour. Ça donne l'occasion de discuter un peu. Ils sont vraiment gentils ces uruguayens. Je passe voir la basilique, sans grand intérêt. Il y a sur la place un musée consacré à la gloire des résistants à un dictateur du 19ème siècle. Heureusement qu'il est gratuit car il n'y a vraiment pas grand chose à voir. Deux ou trois pistolets d'époque, quelques articles de journaux et des photos toutes jaunies. Je plains la pauvre fille qui est obligée de rester là toute la journée à attendre. Car évidemment, il n'y a personne. Ça doit être chiant.
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