vendredi 12 février 2010

Plein nord !

 Je crois que j'ai eu ma dose de bruit et de pollution à Montevideo. J'ai envie d’aller dans un endroit plus paisible et surtout plus paumé. Je ne sais pas du tout où aller. Je regarde une carte du pays. Je veux éviter les côtes infestées de touristes. Au nord, pas très loin de la frontière brésilienne, il y a une petite ville qui s'appelle Tacuarembo. Le nom me plait. Ça m'a l'air complètement perdu au milieu de nul part. C’est exactement ce qu’il me faut. Qu'est ce que je risque ? Je dis au revoir à Jean-Pierre et Thumi, puis me rends à la gare routière. J'ai de la chance, un bus se rend à Tacuarembo à 13 heures. J'achète donc un billet puis vais manger un Macdo. Il faut environ 5 heures pour parcourir les 500 kilomètres de route. Au début, les paysages ressemblent à la campagne française. Avec toute la pluie qu'il est tombée, c'est très verdoyant. Beaucoup de champs cultivés et des petits bois par-ci par-là. Plus au nord, les champs sont remplacés par d'immenses pâturages où paissent vaches et moutons. J'ai le soleil de face. J'aurai dû me mettre de l'autre coté dans le bus. Donc, pas de photos possibles. Arrivé à Tacuarembo, il fait très chaud. Mais sec. C'est presque plus agréable que sur la côte. Comme je n'ai aucun guide de l'Uruguay avec moi, je vais me renseigner au bureau du tourisme de la gare pour trouver un hôtel. Je tombe sur un petit pépé qui a l'air tout surpris de voir un touriste. Ce n'est pas du tout la saison. Il est content, ça lui fait du boulot. Apparemment, les coins intéressants sont loin et nécessitent un véhicule, ce que bien sur, je n'ai pas. Je dois rester au moins trois jours ici car le prochain bus pour Salto ne part que lundi soir. Il va falloir trouver des occupations. Le pépé m'indique quand même un hôtel pas trop cher dans le centre. L’hôtel Plaza, basique mais avec la clim. Apparemment, ici, c'est vitale. Comme il n'y a pas beaucoup de client, j'arrive à négocier le prix de la chambre. Le patron de l’hôtel m'indique une parilla située à quelques pâtés de maisons où je me régale d'un chorizo (espèce de saucisse au barbecue) et d'une salade. Comme je viens de l’hôtel, le patron me fait une ristourne. J’avais rien demandé, sympa !

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