vendredi 26 février 2010

Epilogue

Que dire de ces 134 jours de voyages ? Ben, que ce fut un voyage formidable. J'ai vu des paysages merveilleux, des endroits fabuleux, des gens extrêmement gentils et fait des rencontres très intéressantes. J'ai réussi, et j'en suis fier, à tenir à jour mon blog quotidiennement. Ça n'a pas toujours été facile. Mais une fois que j'avais commencé, il fallait aller jusqu'au bout. Et puis, il faut le reconnaître, ça m'a amusé. Je sais que certains d'entre vous suivaient assidûment ce récit. En tout cas, je remercie tout ceux qui m'ont envoyé des commentaires ou des mails. J'ai eu l'impression de voyager avec eux. Maintenant, il va falloir reprendre une vie normale en attendant de nouveaux voyages...

Voici mon itinéraire :

jeudi 25 février 2010

Le retour

 J'en ai mis du temps pour organiser mon sac. D'abord, il a fallu trier toutes les affaires et laisser celles qu'il était inutile de ramener en France. Je prends un petit déjeuner sur la terrasse pour profiter une dernière fois du soleil. La navette pour m’emmener à l’aéroport passe me chercher à 10 heures comme prévu, mais ce con de chauffeur n'a pas voulu attendre plus d'une minute. Résultat, il est parti sans moi. Heureusement, le gars du gite m'appelle un taxi et paye la différence. Royal ! Arrivé à l'aéroport, j'ai la surprise de voir que mon avion est annoncé une heure plus tôt, à 14H00. Sans doute à cause du changement horaire. C'est en effet un billet que j'avais réservé en octobre de l'année dernière. Bonne nouvelle, je n'ai pas besoin de payer la taxe d'aéroport. Elle est incluse dans mon billet. Je ramènerai donc plus de pesos que prévu. Il n'y a pas grand chose à faire durant l'escale de trois heures à Sao Paulo au Brésil. Faut attendre. Je me remémore tous les bons moments du voyage. C'était quand même vachement sympa. Le vol pour Paris part avec un peu de retard. La traversée se passe sans problème. J'ai toujours autant de mal à dormir dans l'avion. Lorsque nous arrivons à Roissy, il pleut. Mais il ne fait pas si froid que ça, 7°C. C'est supportable. Ce sera mon petit hivers. Le trajet en Rer est toujours un moment pénible. Cette ligne du nord est vraiment moche. Ça fait bizarre d’entendre parler français autour de soi. Ce qu'il y a de plus terrible, c'est qu'en arrivant à la gare de Vincennes, j'ai l'impression que tout ce voyage n'est plus qu'un lointain souvenir. Je retrouve les rues de Vincennes comme si je n'étais jamais parti. Heureusement que les photos et le blog sont là pour me rappeler tous ces bons souvenirs. Je retrouve mon appartement dans l'état où je l'avais laissé, impeccable, et me rappelle du coup de blues que j'avais eu en partant. Finalement, ces quatre mois et demi sont passés à toute vitesse. Il va falloir ranger les sacs et faire toutes les lessives. Et puis souffler un peu. La pluie a cessé et le soleil brille. Il y a comme un petit air de printemps...

mercredi 24 février 2010

Tigre

 Je vais profiter de cette belle journée ensoleillée pour aller faire un tour du coté de Tigre. C'est une ville située dans la grande banlieue de Buenos Aires, dans le delta du rio de la Plata, à l'embouchure des fleuves Paraná et Uruguay. Il parait que l'endroit est très joli et mérite une visite. Je prends donc le métro pour la première fois jusqu'à la gare ferroviaire de Retiro. Là, je prends un train de banlieue. On change alors complètement d'univers. Ce ne sont plus les belles petites minettes du centre ville mais plutôt des travailleurs beaucoup moins gais. Je m'étonne de voir les gens faire la queue devant chaque emplacement des portes, marqué par des bandes jaunes au sol. Les gens ont l'air discipliné. J'ai emporté le minimum sur moi. Mon petit appareil photo et un peu d'argent. Ce serait trop con de se faire détrousser le dernier jour. Le trajet en train dure environ une heure. Nous traversons la banlieue moins luxuriante. Apparemment, tout le monde ne roule pas sur l'or en Argentine. Arrivé au terminus de Tigre, je me dirige au petit bureau de tourisme de la gare où l'on me remet gentiment une carte du coin et où on m'indique les balades à faire, notamment les excursions en bateau. Tigre est un endroit charmant. Il y a plein de canaux et aussi un immense parc d'attraction, genre "foire du Trône". Je vais prendre un ticket pour faire une excursion de deux heures en bateau sur les canaux. En attendant l'heure du départ, je vais me promener le long des quais. C'est ravissant. Le beau temps y est surement pour quelque chose. Dans le bateau, je m'installe devant, sur la proue. Les paysages sont jolis comme tout. Il y a, le long des canaux, de très belles et riches demeures accessibles uniquement en bateau. Ça doit être sympa d'habiter là. Le coin est vraiment paisible. Les villes d'eau ont toujours un certain charme. Bref, la croisière est très agréable et je ne suis pas mécontent d'être venu voir ce coin qui mérite vraiment le détour. Puis, retour en ville par le même itinéraire, train et métro. Le métro est parait-il le plus vieux d'Amérique du sud. Ça se voit. Il ressemble aux vieilles lignes du métro parisien. Je retourne à l'hôtel, paye mes nuits et réserve la navette pour m'emmener demain à l'aéroport. Maintenant, il faut que je fasse mon sac. Ça, c'est beaucoup moins drôle. Ça sent la fin.

mardi 23 février 2010

Le cimetière de la Recoleta

 J'ai très bien dormi et bien récupéré de mon voyage houleux. Le grand changement par rapport à mon dernier passage à Buenos Aires, c'est qu'il fait beaucoup moins chaud. Le temps est couvert et il y a quelques belles averses. Je prends mon parapluie et vais me balader dans les rues piétonnières. La fiche de mon chargeur a rendue l'âme. Plus moyen d'utiliser mon ordinateur sans décharger la batterie. Il faut que je trouve une solution. J'achète une fiche neuve et un électricien trouvé dans une petite boutique me soude deux fils gracieusement. Le bricolage a l'air de fonctionner, ça recharge. Le lendemain, les nuages disparaissent pour laisser un beau ciel bleu. J'en profite pour visiter des quartiers que je ne connaissais pas. Notamment, le cimetière de la Recoleta. C'est un peu le "Père Lachaise" de Buenos Aires. Il n'y a que des gigantesques mausolées très "m'as-tu vu". Ce doit être le cimetière des gens très riches. Comme ça fait partie des trucs à voir, c'est rempli de touristes. Toutes ces statues et décorations sont impressionnantes. J'avais rarement vu des cimetières comme celui-ci. Le soir, je vais dîner avec une française qui comme moi, finit son voyage de deux mois.

dimanche 21 février 2010

Traversée mouvementée

 C'est dimanche. Donc, tranquilo ! Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse d'un café avec vue sur le Rio de la Plata. Je n'ai toujours pas compris s'il s'agissait de la mer ou d’un fleuve. Pour cela, il faudrait goûter l'eau. Mais vu les sorties d'égout un peu partout, je préfère ne pas savoir. On va dire que c'est la limite entre les deux. Le ciel est toujours très nuageux mais il ne pleut pas beaucoup. L'après-midi, on a même droit à de jolies éclaircies. Les touristes argentins sont nombreux aujourd'hui. Colonia, c'est un peu leur ville. On a vraiment le sentiment qu'elle vit grâce à eux. Mon bateau ne part qu'à 20 heures ce soir. J'ai donc le temps de flâner une dernière fois dans la vieille ville. Je ne vais qu'au dernier moment à l’embarquement au port. Arriver plutôt ne sert à rien, à part faire la queue. Je passe donc le tout dernier à la douane. Manque de bol, il me manque un papier que je devais conserver lors de mon dernier passage et que je n'ai évidemment pas fait. La douanière veut me faire payer une amende assez chère. Calmement et gentiment, je lui fais comprendre que j'ai dû le jeter par mégarde, qu'on ne m'avait pas prévenu qu'il fallait le garder, que l'amende était bien chère pour un petit bout de papier, que de toute manière, je ne paierai pas et qu'en bon français, j'étais prêt à râler et à faire une grève de la faim s'il le fallait. Elle a l'air embêté. Elle va voir son chef, revient, tamponne mon passeport et me dit de faire attention la prochaine fois. Muchas gracias ! Ouf, j'ai eu chaud. Je cours parce qu'avec tout ça, faudrait pas que le bateau parte sans moi. Il y a beaucoup de vent et la mer a l'air plus mouvementée que d'habitude. Sur le pont tout le monde à l'air joyeux et heureux d'être là. Mais dès qu'on quitte le port, c'est une autre histoire. Le bateau tangue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, tout ces gens si joyeux tout à l'heure se retrouvent allongés par terre en train de vomir dans des sacs en plastic. Moi, je résiste car on m'a donné un truc qui marche assez bien. Il faut se mettre debout sur le pont, tacher d'être le plus vertical possible en tanguant dans le sens inverse du bateau et ne jamais quitter l'horizon des yeux pour avoir un repère stable. C'est assez efficace. En tout cas pour moi ça marche et pourtant j'ai souvent le mal de mer. En bas, dans les immenses salles où sont assis les passagers, c'est l'hécatombe. Ça dure comme ça plus d'une heure. Puis, petit à petit, la mer redevient de plus en plus calme. Le bateau arrête de tanguer et les gens reprennent des couleurs. On voit que pour certains, ça a été une dure épreuve. Moi, je suis content, j'ai réussi à ne pas vomir. À la sortie du bateau, il y a une queue gigantesque pour prendre un taxi. Je n'ai pas long à marcher pour me rendre à l'hôtel mais ce n'est pas très conseillé de marcher la nuit dans Buenos Aires. Je vais donc un peu plus loin et hèle un taxi dans la rue. C'est plus prudent. Arrivé à l'hôtel, on me dit que tout est complet. Mais en cherchant un peu, ils finissent tout de même par me trouver un lit. Je m'effondre.

samedi 20 février 2010

Retour à Colonia

 Cette nuit, il y eu de très gros orages. Ce n'est pas très étonnant. Il a fait tellement lourd hier. Il a dû beaucoup pleuvoir. Les rues sont trempées. Finalement, Paysandù ne mérite pas plus d'une journée de visite. Je décide donc d'avancer mon départ pour Colonia. De plus, j'ai reçu un mail de John et Janet, mes amis américains que j'avais visité à Bariloche. Ils sont en ce moment à Colonia mais vont partir rapidement vers Salto puis Iguazù. Nous nous croiserons peut-être ? Je vais tôt à la gare routière sous la pluie. Le bus part à 8 heures. Heureusement que j'ai pensé à emporter mon parapluie acheté à Buenos Aires. Nous faisons toute la route sous la pluie. Difficile de voir les paysages, mais on devine aisément qu'ils sont identiques à ceux vus précédemment. Tous les pâturages sont inondés. Les rios qui passent sous les ponts ont l'air bien chargés. La plus part d'entre eux ont débordé de leur lit. J'apprends qu'à Buenos Aires il y a eu de grosses inondations cette nuit dans les barrios et que l'accès à la capitale a été coupé quelques temps. Ben dis donc, quand il pleut ici, ça ne rigole pas. Tout le monde est unanime "C'est le Niño !". Lorsque j'arrive au terminal de Colonia, j'aperçois John qui m'attendait. Leur bus part dans une demi-heure. Nous retrouvons Janet dans le hall et discutons de nos aventures respectives. Mais une demi-heure, c'est vite passé. Nous nous disons au revoir. Je vais vers le centre ville pour trouver un gîte. Je ne veux pas retourner à celui de la dernière fois. Il était cher et surtout, je m'étais fait bouffer par des insectes. Ça m'a gratté pendant plus d'une semaine. J'en trouve un autre à peine moins cher mais ça changera. Ça me fait tout drôle de retrouver Colonia. C'est la première fois depuis le début de mon voyage où je reviens sur mes pas. Ça sent la fin. En plus, Colonia m'a l'air si différente de la première fois. Sans doute à cause de la pluie et de la grisaille. Je passe à la gare maritime chercher mon billet de bateau pour demain. C'est plus cher qu'à l'aller, bizarre. Je vais diner dans un petit boui-boui avec un routard américain un peu disjoncté. Sans doute par l'abus de la marijuana. Mais il n'est pas méchant. Un américain quoi...

vendredi 19 février 2010

Paysandù

 La ville a repris son cours normal, comme si le carnaval n’avait pas eu lieu. Je me rends à pied à la gare routière pour prendre mon bus de 11h30. Le trajet ne dure que deux heures. Paysandù n'est pas très loin. En fait, rien est loin en Uruguay. C'est vraiment un petit pays comparé à ses voisins. Les paysages sont jolis. Toujours ces immenses pâturages verdoyants. On voit régulièrement des gauchos à cheval qui mènent leurs grands troupeaux de vaches. J'arrive à Paysandù en début d'après-midi. C'est mort ! Une ville fantôme. Fort heureusement, je trouve le bureau du tourisme ouvert sur la grande place. On m'indique plusieurs hôtels pas trop chers dans le coin. J'en fais trois avant d'en trouver un relativement correct. Ma chambre se trouve au premier étage d'une vieille demeure. Il y a du parquet grinçant, un balcon, à condition de pouvoir ouvrir la fenêtre et un vieux ventilateur qui brasse l'air, accroché au plafond situé à au moins quatre mètres de hauteur. Bref, un vieille hôtel mais qui a beaucoup de charme. En fin d'après-midi, je vais aller me promener vers le port. Il fait chaud et il n'y a pas grand monde dans les rues. Certains sont sur le pas de leur porte en sirotant leur maté. Le temps passe... Du coté du port, il n'y a pas grand chose à voir. Lorsque je traverse le bureau des douanes pour aller voir le fleuve de plus près, un douanier m'arrête et me dit que je ne peux pas passer. Mais lorsque je lui dis que je suis un touriste français qui veut juste prendre quelques photos, il m'ouvre grand les portes. Puis, je remonte doucement vers le centre ville. Alors que je photographie une vieille voiture, un type veut absolument me montrer sa vieille Chevrolet qui traine dans sa cour. Ça donne l'occasion de discuter un peu. Ils sont vraiment gentils ces uruguayens. Je passe voir la basilique, sans grand intérêt. Il y a sur la place un musée consacré à la gloire des résistants à un dictateur du 19ème siècle. Heureusement qu'il est gratuit car il n'y a vraiment pas grand chose à voir. Deux ou trois pistolets d'époque, quelques articles de journaux et des photos toutes jaunies. Je plains la pauvre fille qui est obligée de rester là toute la journée à attendre. Car évidemment, il n'y a personne. Ça doit être chiant.

mercredi 17 février 2010

Encore un carnaval

 Je vais à la gare routière à pied pour chercher mon billet de bus pour demain. Ça fait une bonne petite marche. Comme j'ai à peu près fait le tour de la ville, je vais me promener le long de la rive nord du fleuve Uruguay. Ils ont aménagé un chemin de randonnée. En face, on aperçoit les petites maisons de Concordia. On pourrait presque traverser le fleuve à la nage. Tout le long du chemin sont installés des bancs et des braseros pour le barbecue. J'imagine que le dimanche, ça doit être plein de piqueniqueurs. Mais aujourd'hui, il n'y a personne. Je croise seulement quelques marcheurs et chiens errants. Une fois les jambes bien fatiguées, je rentre en ville. Je m'arrête déjeuner dans une petite parilla assez délabrée mais qui a un certain charme. Le menu est toujours le même. À croire qu'ils en font des photocopies. En fin d'après-midi, je vais boire un verre dans un café. Je suis étonné de voir les gens installer des chaises partout dans la rue. Lorsque je pose la question, on me répond que ce soir, c'est le défilé du carnaval. Eh bé, décidemment, j'ai beaucoup de chance avec les carnavals. Il passera dans la rue principale, juste sous les fenêtres de ma chambre. Mais pour les photos, ce n'est pas terrible car j'ai un arbre et l'enseigne de l'hôtel juste en face. Le défilé commence très tard, vers 23 heures. Les gens de toute la région sont venus s'amasser le long de la rue. C'est plutôt familiale comme ambiance. Il y a beaucoup de jeunes enfants. Les garçons embêtent les filles en leur jetant des jets d'eau savonneuse. Bref, une ambiance de fête du village. Les troupes du carnaval sont très "amateurs". Mais c'est bon enfant et sympathique. J'avoue qu'à la dixième parade, je me lasse un peu mais je suis obligé d'aller jusqu'au bout car avec ce vacarme de tous les diables, impossible de s'endormir. Ça s'arrête vers 3 heures du matin. C'était sympa mais j'ai la tête qui résonne encore.

mardi 16 février 2010

Salto

 Salto est une jolie petite ville. Elle est située sur le fleuve Uruguay juste en face de Concordia, sa voisine argentine. Elle est réputée pour ses centres thermaux car il y a plein de sources d'eau chaude dans le coin. Ce qui fait de Salto un lieu plutôt touristique. Beaucoup d'argentins viennent directement en bus depuis Buenos Aires. Son centre est relativement animé par rapport à celui de Tacuarembo. Ses rues sont agréables. Il y a un petit port fluvial. L'Argentine est juste en face. Ce matin, c'est couvert et il pleuviote. La température a sérieusement baissé. Il fait 21°C. On mettrait presque un pull. Je profite de cette matinée pluvieuse pour faire du linge. Ça devenait urgent.

lundi 15 février 2010

Les vieilles teuf-teufs

 Mon bus pour Salto ne part qu'à 18h30 ce soir, mais à l'hôtel, ils sont sympas, ils me permettent de rester jusqu'au départ de mon bus. Je vais faire une dernière promenade dans les rues de la ville. Surtout dans les quartiers populaires éloignés du centre. La plus part des gens sont assis devant leur maison et discutent avec leurs voisins. Aujourd'hui, il ne fait pas trop chaud. Il fait 30°C. Le ciel est couvert. Je photographie un paquet de vieilles voitures qui sont garées un peu partout. Un garagiste me demande pourquoi je les prends en photo. Je lui réponds qu'en Europe, c'est très rare et qu'elles valent surement beaucoup de pognon. Je lui demande pourquoi il y en a autant en Uruguay. Il a une réponse toute simple : "Parce qu'elles marchent encore !". Il me montre alors une vieille "Ruby" qui traine dans le fond de son garage. Il veut la retaper quand il aura du temps. On discute un moment puis je continue ma balade en rencontrant d'autres personnes tout contentes de me montrer leur teuf-teuf. Certains veulent même me faire faire un petit tour. Je leur explique que je ne suis pas accroc à ce point et que je prends des photos surtout pour mes amis en France qui le sont beaucoup plus que moi. Je retourne quelques temps à l'hôtel pour regarder les jeux olympiques à la télé. C'est marrant de voir de la neige alors qu'ici on crève de chaud. Puis je me rends à pieds à la gare routière. La route pour rejoindre Salto à l'air assez jolie. Ce sont des pâturages vallonnés. Malheureusement, il pleut et la nuit tombe. On ne voit pas grand chose. Nous arrivons à Salto vers 22h30. J'avais repéré sur internet une auberge de jeunesse pas trop mal. Mon chauffeur de taxi n'a pas l'air de la connaître. Heureusement, j'avais noté son adresse. Arrivé sur place, je sonne plusieurs fois à la porte. Pas de réponse. Bizarre ? Je me renseigne au café d'à coté. En fait, l'auberge est fermée depuis plus d'un an. Les pages web ne sont pas toujours à jour. Par chance, il y a l'hôtel Argentina juste en face. Il n’est pas trop mal et pas cher. Je prends une chambre qui donne sur la rue. Un peu bruyante, mais avec mes boules Quiès, je m'en fous.

dimanche 14 février 2010

Ville morte

 C'est dimanche aujourd'hui. Je sais maintenant que ça va être ville morte. Elle n'est déjà pas très active en semaine, qu'est-ce que ça va être ? Je profite de la fraîcheur de la matinée pour aller au parc public qui se situe à l'extrémité de la ville. Il n'y a pas grand monde. Je fais le tour du petit lac. Il n'a rien d'extraordinaire mais il est aménagé pour accueillir les pique-niqueurs. Des tables, des bancs et surtout les brasileros pour faire les grillades (asados). Et effectivement, vers midi, il y a une foule de gens qui arrive en voiture, scooter ou à pieds pour envahir les lieux. C'est le pique-nique du dimanche. Il suffit d'emmener de la barbaque, de la bière ou du vin, et sans oublier l'inévitable maté. On est paré pour passer un après-midi au bord du lac entre la famille Rodriguez et la famille Lopez. A coté du lac, il y a une arène avec des bancs en bois pour assister aux rodéos. Malheureusement pour moi, ce n’est pas l’époque. Je quitte le parc car je sens que dans une heure, ça va être bondé. Sur le chemin du retour, je m'arrête au musée de l'Indien et du Gaucho. Hormis le musée national de Montevideo, tous les musées sont gratuits en Uruguay. Celui-ci n'est pas dénué d'intérêt. On y voit des instruments de chasse premiers indiens et les équipements complets des gauchos. Yolanda, la charmante dame qui s'occupe de l'accueil du musée est ravie de voir quelqu'un. Apparemment, cela faisait un moment qu'elle n’avait pas eu de visiteur. Elle allume les lumières des vitrines spécialement pour moi et insiste pour que je lui signe son livre d'or. On discute un bon moment ensemble. Elle reconnaît qu'ici, il n'y a pas beaucoup d’activité. Je retourne déjeuner dans ma petite parilla. On y mange très bien. Comme il n'y a vraiment rien à faire en ville, je passe l'après-midi dans ma chambre d'hôtel à bouquiner et à regarder la télé. Des films américains sous-titrés en espagnol.

samedi 13 février 2010

Tacuarembo

 Ici, les journées sont très chaudes mais les nuits sont plutôt fraiches. Pas besoin de clim. J'ai bien dormi jusqu'à 10 heures. Exceptionnel ! Je vais faire un petit tour pour découvrir la ville. Je ne m’étais pas trompé, il n'y a rien de particulier à voir. C’est une ville qui sert de chef-lieu pour la région, peuplée essentiellement de gauchos et de cultivateurs. En tout cas, pas de touriste à l'horizon. Je trouve ça et là quelques vieilles voitures qui alimentent mes photos sur le web. Il y a surement une raison que je ne connais pas pour voir autant de vieux véhicules de collection en Uruguay. Sans doute sont-elles trop vieilles pour payer des taxes ? En tout cas, elles roulent. Ce ne sont pas des épaves. Un collectionneur trouverait son bonheur ici. Je pensais que seuls les argentins se baladaient avec leur bol de maté mais les uruguayens sont encore plus adeptes de cette boisson. Il faudra que je pense à y goûter un jour. Je passe à la gare routière pour prendre mon billet de bus pour Salto lundi prochain. Il n'y a que deux bus par semaine. Faut pas que je le rate. Je retourne déjeuner dans la petite parilla d'hier au soir. Une bonne entrecôte délicieuse. Mais qu'est-ce qu'il fait chaud ! Je vais aller faire la sieste au frais dans ma chambre d'hôtel. Cet après-midi, de gros nuages de chaleur ont laissé tomber un peu de pluie. Mais elle s’est vite évaporée avec la chaleur. Par contre, durant la nuit, il y a eu de très gros orages avec de grosses pluies et des tornades de vent. J’adore…

vendredi 12 février 2010

Plein nord !

 Je crois que j'ai eu ma dose de bruit et de pollution à Montevideo. J'ai envie d’aller dans un endroit plus paisible et surtout plus paumé. Je ne sais pas du tout où aller. Je regarde une carte du pays. Je veux éviter les côtes infestées de touristes. Au nord, pas très loin de la frontière brésilienne, il y a une petite ville qui s'appelle Tacuarembo. Le nom me plait. Ça m'a l'air complètement perdu au milieu de nul part. C’est exactement ce qu’il me faut. Qu'est ce que je risque ? Je dis au revoir à Jean-Pierre et Thumi, puis me rends à la gare routière. J'ai de la chance, un bus se rend à Tacuarembo à 13 heures. J'achète donc un billet puis vais manger un Macdo. Il faut environ 5 heures pour parcourir les 500 kilomètres de route. Au début, les paysages ressemblent à la campagne française. Avec toute la pluie qu'il est tombée, c'est très verdoyant. Beaucoup de champs cultivés et des petits bois par-ci par-là. Plus au nord, les champs sont remplacés par d'immenses pâturages où paissent vaches et moutons. J'ai le soleil de face. J'aurai dû me mettre de l'autre coté dans le bus. Donc, pas de photos possibles. Arrivé à Tacuarembo, il fait très chaud. Mais sec. C'est presque plus agréable que sur la côte. Comme je n'ai aucun guide de l'Uruguay avec moi, je vais me renseigner au bureau du tourisme de la gare pour trouver un hôtel. Je tombe sur un petit pépé qui a l'air tout surpris de voir un touriste. Ce n'est pas du tout la saison. Il est content, ça lui fait du boulot. Apparemment, les coins intéressants sont loin et nécessitent un véhicule, ce que bien sur, je n'ai pas. Je dois rester au moins trois jours ici car le prochain bus pour Salto ne part que lundi soir. Il va falloir trouver des occupations. Le pépé m'indique quand même un hôtel pas trop cher dans le centre. L’hôtel Plaza, basique mais avec la clim. Apparemment, ici, c'est vitale. Comme il n'y a pas beaucoup de client, j'arrive à négocier le prix de la chambre. Le patron de l’hôtel m'indique une parilla située à quelques pâtés de maisons où je me régale d'un chorizo (espèce de saucisse au barbecue) et d'une salade. Comme je viens de l’hôtel, le patron me fait une ristourne. J’avais rien demandé, sympa !

jeudi 11 février 2010

Le carnaval

 Je vais me promener dans la vieille ville et prendre des photos. On a comme une petite sensation d'insécurité et pourtant, il parait que c'est une des capitales les plus sures d'Amérique du sud. On ressens très fort le coté brésilien de la ville. Au 19ème siècle, l'Uruguay a été colonisé quelques décennies par le Brésil. De par l'architecture similaire d'abord mais aussi par les gens un peu plus colorés qu'en Argentine. On voit quelques noirs, surtout près du port. Certes, ce n'est pas le melting-pot brésilien. Je parcours toutes les rues du vieux quartier. Il y a toujours un détails intéressant ou une façade d'immeuble remarquable. Avec un programme de réhabilitation, ils pourraient en faire un quartier très sympa. Pour le moment, ça ressemble plus à une ville délabrée. Ici, les poubelles sont ramassées par des carrioles tractées par des chevaux. On en voit partout. Un façon de donner du boulot aux plus pauvres. Je vais déjeuner dans le marché couvert. On choisit son morceau de viande sur le barbecue et on s'installe au bar devant les cuisiniers qui s'activent. Après une petite sieste, je vais faire un tour dans le centre ville moderne. La rue principale est très passante. C'est là que se trouvent tous les grands magasins. J'en profitent pour acheter de nouvelles paires de chaussettes courtes. Celles que j'ai achetées au Chili me tiennent trop chaud. Puis, je vais voir ce qu'il y a au bord de la mer. Une grande avenue sans charme bordée d'immeubles basiques en briques. Sur la promenade, il y a quelques baigneurs et des joggers. Le soleil tape pas mal. Je retourne au gîte en repassant par le centre. Il y a plus d'ombre. Ce soir, c'est carnaval. Mon premier carnaval. Au début, j'hésite un peu à y aller car je n'aime pas trop les bains de foule. Mais finalement, je ne suis pas déçu de m'être forcé. C'est magnifique. Plein de couleurs, de musiques et de monde joyeux. Les costumes sont splendides. Les chars, par contre, ne sont pas terribles. Au moins une trentaine de troupes se succèdent les unes derrière les autres. C'est à celle qui impressionnera le plus. Il y a comme un petit coté familial dans ce carnaval. Le public est bon enfant et les participants vont des grands-parents aux petits enfants. C'est marrant de voir ces petits bouts de choux se trémousser comme les grandes bombasses plutôt pas mal foutues. Evidemment, les photos prises avec mon petit appareil ne rendent rien. Je prends donc plutôt des vidéos. C'est un peu mieux.

mercredi 10 février 2010

Montevideo

 Cette nuit, je me suis fait bouffer par les moustiques et surement aussi par d'autres insectes. J'ai les bras couvert de petits boutons rouges. Ça me démange pas mal. Décidément, elles aiment bien mon sang ces petites bêtes. Mon bus pour Montevideo part à 10h30. Caue, le brésilien, Jean-Pierre et Thumi partent là-bas aussi. Mais nous ne prenons pas le même bus. Nous laissons donc Mariana, l'argentine, toute seule. Elle reste ici une semaine. Mais on ne s'inquiète pas pour elle. C'est une bonne vivante ! La route pour se rendre à Montevideo est une quatre voies. La campagne est très verte. Faut dire qu'avec toute l'eau qui est tombée la semaine dernière, ce n'est pas étonnant. Il parait que les régions du centre sont inondées. Il va falloir que je me renseigne pour la suite de mon voyage car beaucoup d'endroits dans le centre du pays ne sont plus accessibles. L'arrivée sur Montevideo est assez étrange. On a pas vraiment l'impression d'une grande ville. Depuis la gare routière, je prends un bus de ville pour me rendre dans le centre où se trouve une auberge de jeunesse qu'on m'a conseillé à Colonia. Je n'ai pas réservé comme d'habitude mais je trouve un lit de disponible dans un dortoir. Je retrouve Caue, Jean-Pierre, Thumi et le couple de gallois. Il fait chaud et lourd. Il y a quelques gros nuages noirs dans le ciel. Ça risque de tomber. Je vais faire un tour pour découvrir la vieille ville. Elle mériterait un bon coup de nettoyage et de ravalement. On ne peut pas dire que ce soit une jolie ville. Il y a des vieux bâtiments coloniaux tout délabrés mélangés à des immeubles des années soixante assez moches. Du coté du port, c'est carrément glauque. Par contre, il y a un très joli marché couvert en charpente métallique qui doit dater d'une bonne centaine d'années. Il sert surtout de restaurants pour les touristes et les gens du coin. Vers 18h30, l'auberge de jeunesse organise une visite de la ville. Au début, on est une bonne vingtaine. Ça fait beaucoup mais il y a une bonne ambiance. Je prends quelques photos mais le jour tombe et ça manque de lumière. Je reviendrai demain. À la fin de la visite, tout notre petit groupe de Colonia allons dîner ensemble dans une vieille pizzeria. Il y a une russe qui s'est joint à nous. Quand elle parle, on l'entend. Mais elle amuse beaucoup nos voisins de tablée. Ils vont finir la soirée dans un pub. Moi, je rentre à l'hôtel écrire mon blog sur la terrasse. La chaleur est tombée, il fait bon. C'est l'avantage des villes de bord de mer.

mardi 9 février 2010

Un endroit cool

 Il fait toujours un temps magnifique. La température est idéale. Colonia fait certainement parti des très bons spots du voyage. Un endroit où on a envie de se poser. Il y a certes quelques touristes argentins mais ça n'est pas trop gênant. On les reconnaît facilement car la plus part d'entre eux se baladent avec leur thermos d'eau chaude et leur maté sous le bras. C'est une espèce de bol en bois avec une pipette en métal qui leur permet de siroter leur infusion de maté. En argentine, on voit ça partout. Je vais visiter les petits musées de la ville. Ce n'est pas qu'ils soient passionnant mais ils sont situés dans de très belles et vieilles demeures de l'époque portugaise. On y voit surtout des faïences, des instruments d'époque et des vieilles cartes. Puis je vais déjeuner dans une petite parilla avec vue sur la mer. L'entrecôte est divine. Il y a un petit vent frais. C'est le paradis sur terre. Le soir, je retourne sur les quais pour prendre des photos du coucher de soleil. Les couleurs sont magnifiques. Au loin, en face, on distingue assez nettement les gratte-ciels de Buenos Aires. Le soleil se couche juste derrière. Splendide !

lundi 8 février 2010

Colonia Del Sacramento

 La météo ne s'était pas trompée. Il fait très beau. Après toute cette pluie, la lumière est magnifique. Je sors donc mon reflex pour aller photographier la vieille ville. Le matin, il n'y a encore personne dans les rues. Il fait bon. Un vrai plaisir. Je retrouve l'allemande et l'argentine au hasard d'une rue. Elle vont se dorer la pilule à la plage. Comme je ne suis pas un grand fanatique du farniente, je les laisse à leur projet de cuisson cutanée. Lors de mes balades, je repère un paquet de très vieilles voitures qui trainent un peu partout. Je passe donc mon après-midi à parcourir les rues et les prendre en photo. Comme demain Indra, l'allemande, part pour Montevideo, nous décidons de diner ensemble en ville. Le coucher de soleil est exceptionnel. J'en avais rarement vu d'aussi beau. Nous trouvons un restaurant magnifique avec vue sur la mer. Ambiance très sympa. On finit la soirée à boire de la tequila dans un pub jusqu'à 2 heures du matin.

dimanche 7 février 2010

La traversée du rio del Plata

 Tout le monde dort dans le dortoir lorsque je quitte la chambre. La gare maritime est à un quart d’heure à pied mais j'ai la flemme. Je prends donc un taxi. Il fait un drôle de bruit à l'arrière mais on y arrive quand même. Pour prendre un bateau pour l'Uruguay, c'est simple et très bien organisé. Il suffit de suivre les pancartes. En tout cas, ils arrivent à faire rentrer plusieurs centaines de personnes et de voitures en un temps record. Il pleut et il y a de l'orage lorsque nous quittons le port. La vue sur Buenos Aires est donc très brumeuse. Ce sera mieux, je l’espère, au retour. Quoique ça donne un peu coté irréaliste sympa. La durée de la traversée du rio del Plata dure trois heures. Ce n'est ni tout à fait la mer ni le fleuve. C'est entre les deux. En tout cas, ça ne bouge pas trop. Comme il pleut sur le pont, j'essaie de dormir sur un siège à l'intérieur. L'arrivée sur Colonia se fait aussi sous la pluie. Mais la météo a prévu un meilleur temps pour les jours à venir. Je rencontre deux français d'origine vietnamienne au bureau du tourisme du port, Jean-Pierre et Thumi. Comme beaucoup, ils ont un billet "tour du monde". Ils vont à la même auberge que moi. Ce n'est pas très loin du port. On y va à pieds. Quel plaisir de marcher avec un sac léger. Ça change tout. Je n'ai bien entendu aucune réservation, mais on me trouve une place dans un dortoir de huit lits. J'ai de la chance car en cette période de vacances beaucoup d'hôtels sont complets. Je me retrouve avec le couple de français, un brésilien, une jolie allemande, deux gallois et une argentine. Très bonne ambiance. On sympathise tous très vite. On parle anglais et pourtant tout le monde parle espagnol. L'anglais est vraiment devenu la langue internationale. Je profite d'une accalmie de la pluie pour aller prendre quelques photos. La lumière est splendide. Colonia del Sacramento est une très jolie petite ville. Ce sont les portugais qui les premiers sont venus s'installer là. On retrouve un grand nombre de vestiges de leur époque. Beaucoup d'argentins de Buenos Aires viennent ici pour décompresser. C'est très touristique mais aussi un endroit agréable et paisible. On a tout de suite envie d'y rester plusieurs jours. Le soir, toute la chambrée de l'auberge, nous achetons des bouteilles de vin et de bière puis allons les boire au bord du rio. Bonnes rigolades. Les voyageurs ont vraiment un état d’esprit commun.

samedi 6 février 2010

Le coup de la fiente de pigeon

 Ça y est, j'ai changé d'hôtel. Me voilà à l'auberge de jeunesse Portal Del Sur dans un dortoir de quatre personnes aves un palestinien et un américain d'origine Sri Lankaise. Il travaille en ce moment en Iraq pour une association gouvernementale de développement. En gros, il fait de la présence américaine. Il vit dans une base militaire. Ça n'a pas l'air drôle tous les jours. C'est pour cette raison qu'on leur paye des vacances régulièrement pour décompresser. On va boire quelques coups ensemble. Il est sympa. Je rencontre aussi une allemande qui voyage seule. On va souvent se balader ensemble. C'est plus sympa et elle, ça la rassure. On a d'ailleurs failli se faire avoir sur la place du congrès. Heureusement, je connaissais le coup grâce à mes lectures des forums de voyage sur Internet. Le coup est simple. Un couple marche derrière nous et nous jette une espèce de liquide qui pue. Généralement, tout monde pense qu'il s'agit de chiure de pigeon. Le couple propose alors de nous aider à nous nettoyer près d'une fontaine et en profite subrepticement pour nous dérober nos portefeuilles et appareils photos. Il parait que beaucoup de gens se font avoir. On nous a même dit que la police, corrompue jusqu'au cou, était de mèche avec eux. Bref, pour nous, ça n'a pas marché mais ça aurait pu. Maintenant, on pue mais on pue avec nos appareils et nos papiers. De retour à l'auberge, lessive et douche. On en rigole bien. Mais ça veut aussi dire qu'à Buenos Aires, malgré les apparences, il faut faire gaffe.

jeudi 4 février 2010

Glande à Buenos Aires

 Il faut maintenant que je pense à la suite de mon voyage. Mon avion de retour n'est que le 25 février et je ne me sens pas glander jusque là à Buenos Aires. Sauf à prendre des cours d'espagnol ou de tango. Mais je n'ai pas trop envie. Je passe d'abord à la compagnie aérienne TAM pour savoir si je peux modifier mon billet et repartir de Sao Paulo. C'était de toute manière une escale prévue. Cela me permettrait de visiter le sud du Brésil. Apparemment, c'est trop compliqué et en tout cas, pas gratuit. Donc, j'abandonne l'idée. J'avais bien pensé aller faire un tour au Pérou mais suite aux inondations qu'il y a eu là-bas récemment, ce n'est pas envisageable. Il me reste l'Uruguay qui se trouve juste au dessus. Je ne suis pas sur que ce soit une destination très folichonne mais on verra bien. Je passe donc à l'agence maritime Buquebus prendre un billet pour me rendre à Colonia en Uruguay, située au bord de la mer, en face de Buenos Aires, à trois heures de bateau. Il faut aussi que je trouve un moyen de laisser quelques affaires ici qui m'embarrassent et alourdissent mon sac (tente, duvet, jean, pulls et autres petites choses inutiles). L'air de rien, cela représente la moitié du sac. Je rachète donc un autre sac plus petit pour y mettre le strict minimum. C'est toujours plus sympa de voyager léger. L'hôtel n'a pas de consigne de bagages ou plutôt, ils n'ont pas envie de s'emmerder avec ça. Pas très commerçants les mecs. Ils me conseillent plutôt d'aller voir à la consigne de la gare routière. Ce que je fais. Mais je ne suis pas emballé par cette solution chère et peu pratique. Il y a peut-être une autre solution… Je vais me renseigner à l'auberge de jeunesse qui se trouve dans la rue juste derrière. L'accueil est beaucoup plus chaleureux. Pour eux, il n'y a pas de problème. Je peux laisser mes affaires dans un local autant de temps que je le souhaite et en plus gratuitement. Génial ! Je viendrai donc loger chez eux demain. Une bonne chose de réglée. Maintenant que la logistique pour la suite du voyage est à peu prêt réglée, je vais me promener en ville. On vient d'avoir deux jours de pluie non-stop et par moment de gros orages. L'atmosphère s'est sérieusement rafraichie et c'est tant mieux.

mardi 2 février 2010

Le bus panoramique (suite)

 La météo l'avait prédit, il pleut. Comme j'avais pris un billet de bus panoramique pour deux jours, autant l'utiliser. Je repars donc de l'endroit où je m'étais arrêté hier, Puerto Madero. C'est sur que sans le soleil, tous ces buildings rendent beaucoup moins bien. Le bus est recouvert d'un toit. Pour la pluie, c'est mieux. Je m'arrête à la plaza Italia dans le quartier de Palermo et je marche jusqu'à la plaza del Congreso. Une petite marche de quatre kilomètres. Il y a un truc très étonnant dans ces quartiers riches, ce sont ces promeneurs de chiens. Ce sont des types qui pour gagner quelques sous promènent les chiens à la place de leur maîtres. Il n'est pas rare de voir des promeneurs avec dix chiens tenus en laisse. Comme un traineau. Les avenues que j'emprunte sont surtout commerçantes. Il y a pas mal de monde sauf quand il pleut plus fort où tout le monde se réfugie dans les magasins ou bistrots. À la plaza del Congreso, je reprends un autre bus pour refaire un tour complet. De tout manière, il pleut et il n'y a pas grand chose d’autre à faire. Et puis chaque fois, il y a de nouveaux trucs à voir. C'est incroyable le nombre de beaux graffitis qu'il y a sur les murs. Surement réalisés par des artistes. En tout cas, il y a certainement un très bel album de photos à faire sur les peintures murales en Amérique du sud. J'en ai vu énormément, et des splendides.

lundi 1 février 2010

Le bus panoramique

 C'est décidé, je vais prendre le bus touristique panoramique pour visiter la ville. L'avantage, c'est qu'il va partout où il y a quelque chose à voir. Quand on ne connaît pas une ville, c’est une bonne idée. Le principe est simple, on prend un forfait pour un ou deux jours et on peut utiliser le bus comme bon nous semble. Il y 12 arrêts correspondant à tous les quartiers touristiques de Buenos Aires. On peut s'arrêter pour se balader et prendre le suivant. Les bus se suivent environ toutes les demies heures. Je fais d'abord un tour complet qui dure environ 3 heures. Ça me permettra de savoir où je veux m'arrêter après. Et puis j'en profite pour sortir le Reflex. Dans le bus, ça craint pas. Ce matin, il y a du soleil et peu de nuages. Par contre, il se remet à faire une chaleur humide. La trêve a été de courte durée. C'est sympa ces bus panoramiques. On est pépère et on voit tout de haut. Pour les photos, c'est nickel. Le parcours commence par la plaza de Mayo. Ça je connais, je m'y suis promené samedi. Puis on va vers la place des Congrès. Un immense bâtiment genre panthéon. Puis vers le quartier résidentiel de Monserrat. Puis vers San Telmo, le quartier des artistes et des antiquaires. Puis vers le quartier ouvrier de La Boca. C'est là que sont arrivés tous les migrants italiens. Les maisons sont faites de bois et de tôles ondulées. Elles sont de toutes les couleurs. Ils les peignaient avec les pots de peinture qui restaient des bateaux. Le rendu est plutôt joli. Il n'y a qu'une petite zone de la Boca qu'on peut visiter. Le reste n'est pas conseillé aux touristes. Il parait que ça craint vraiment. Puis on revient vers l'ancien port, Puerto Madero, qui a été complètement transformé en quartier de bureaux et résidentiel huppé. Il y a énormément de nouvelles constructions d'immeubles en cours. Architecturalement, c'est pas mal. Les plus grands architectes du monde ont sévi dans ce coin. Puis on se dirige vers la Plaza San Martin, l'autre grande place de BA. Puis vers le quartier des riches, voire très riches, Retiro. Là, ça sent le fric. Puis vers Palermo jusqu'à la plaza de Italia où il y a de grands parcs. Et enfin retour en passant par le quartier de Recoleto, le quartier des théâtres, cinémas et autres musées. Apparemment, on ne doit pas s'ennuyer à BA. Il y des tonnes de choses à faire. Je retourne à l'hôtel changer d'appareil de photos puis je vais déjeuner dans un pizzeria. Dans l'après-midi, je reprends le bus panoramique. Lorsque nous passons près du palais présidentiel, il y a un hélicoptère qui atterri sur un héliport juste à coté. Deux Mercedes viennent chercher une dame qui en sort. C'est la présidente de la république, Cristina Kirchner. Les Mercedes passent juste à coté de notre bus. J'essaie de prendre la présidente en photo mais on l'a reconnaît à peine. Elle cache son visage avec sa main. Ou peut-être me fait-elle coucou ? Tout le monde dans le bus crie "Esta la Presidente !" Que d'émotion... Je retourne voir plus tranquillement le quartier de la Boca. C'est vrai que c'est joli mais c'est bondé de touristes et de flics. On pourrait laisser son portefeuille sur le trottoir. Ça n'a plus grand chose d'authentique. Des cafés avec terrasse, des boutiques de souvenirs et les fameux joueurs, chanteurs et danseurs de tango. Montmartre en plus Disneyland. Mais je fais de belles photos. Lorsqu'on sort de la zone réservée aux touristes avec le bus, on traverse des endroits plus populaires et plus glauques. Mais bon, faut pas tenter le diable. Je vais me balader dans le nouveau quartier de Puerto Madero. Changement de décor. Buildings de plusieurs centaines d'étages et promenades autour des bassins qui servaient autrefois aux bateaux pour décharger. Il reste encore un voilier école de la marine. L'architecture des bâtiments est moderne dans toute sa splendeur. Moi, j'aime bien. Maintenant, comment ça va vieillir ? Pas très loin, ils ont conservé une bande d'espace naturelle pour créer une réserve écologique. L'accès est gratuit et on peut y voir toutes sortes d'oiseaux. Je retourne à l'hôtel à pieds. J'en ai vu des choses aujourd'hui. Faut que j'aille lire mes e-mails. Des fois qu'il y en ait un de ma nouvelle amie Cristina...

dimanche 31 janvier 2010

Le restaurant français

 Aujourd'hui, c'est dimanche, il pleut et il fait gris. Un vrai temps parisien mais en plus chaud. C'est pas bon pour les photos mais ça rafraichit l'atmosphère et ça c'est bien. L'air est encore très humide mais on respire. Tout est fermé sauf les endroits touristiques. Je passe voir l'office du tourisme qui se trouve près de la Plaza 25 de Mayo. Je récupère une carte de la ville. J'apprends qu'on peut découvrir tous les quartiers de la ville en bus ouvert. Pas con. Je ferai ça plutôt demain. Je vais faire un tour dans le quartier de San Telmo. La rue Defensa est un peu la rue Mouffetard de Buenos Aires. Il y a une espèce de marché aux puces fréquenté essentiellement par les touristes. Comme il pleut de plus en plus et que je n'ai pas de parapluie, je vais me réfugier dans un bistrot typiquement parisien. Tout y est. Musique d'accordéon, chaises et parasols Ricard, serveurs avec des tee-shirts écrit en français et menu de cuisine française. Après tout, je me laisse tenter. J'ai l'impression de me retrouver au pays. Cuisse de canard confit et profiteroles. C'est un peu cher mais ça fait plaisir. Le patron parle espagnol comme une vache française. Je le soupçonne de le faire exprès pour donner une touche frenchie supplémentaire. En tout cas, il tourne bien son resto. Et tous les touristes ont l'air ravi de se croire à Paris. À l'hôtel, je retrouve un breton qui a fini son voyage et retourne mardi en France. Ça fait un mois qu'il vadrouille en Argentine. Il n'a pas trop envie de rentrer. Quand on sait le temps qu'il fait là-bas, je le comprends.

samedi 30 janvier 2010

Buenos Aires

 Ce matin, le ciel est légèrement voilé. C'est pas l'idéal pour les photos. Je vais prendre mon petit déjeuner dans un café de style parisien situé en dessous de l'hôtel. De ma chambre, je capte le wifi de l'hôtel d'en face. J'y vais donc pour leur demander le code d'accès en prétextant que je serai intéressé par une chambre. Rusé le mec. Et ça marche ! J'ai maintenant internet à demeure. La grande Plaza 25 de Mayo est à deux pas de là. C'est là que se trouvent la cathédrale et le palais présidentiel "la Casa Rosada". C'est du balcon qu'Eva Perón haranguait les foules. On ne sait pas très bien d'où vient la couleur rose du palais mais ça rend bien. Enfin, pour un daltonien. Je suis surpris qu'on puisse le visiter aussi librement et en plus gratuitement. Bon, il ne faut pas s'écarter de son groupe sinon on se fait gentiment rappeler à l'ordre. Je passe voir la cathédrale. C'est un peu massif à mon goût. Puis je vais me balader dans les rues piétonnes. Il y a beaucoup de très beaux immeubles. Un mélange de neuf et d'ancien. Mais il manque le charme, comme à Rio. Et puis, ces rues parallèles à angle droit, je ne m'y ferai jamais. L'après-midi, le ciel est bien couvert. Je me repose à l'hôtel. De toute manière, les photos ne rendent pas terribles.

vendredi 29 janvier 2010

Vers la capitale

 C'est le départ pour Buenos Aires. J'espère sans trop y croire qu'il fera moins chaud. Je dis au revoir à tout le petit monde du gîte puis prends un bus pour la gare routière. Il n'y a pas de clim et tout le monde sue à grosses gouttes. Il y a des bus environ toutes les heures pour Buenos Aires. J'en trouve un bus qui part à midi. Il y a quatre heures de trajet. C'est de l'autoroute jusqu'au bout. Toujours des champs à perte de vue. Lorsqu'on arrive à Retiro, la gare routière de Buenos Aires, je surpris de voir des caméras partout. Ils attendent peut-être quelqu'un d'important ? J'apprendrai plus tard aux informations à la télé qu'il y a eu une manifestation de chauffeurs de bus ce matin qui a dégénéré. Ils avaient bloqué la gare routière et un chauffeur a tenté de forcer le passage. Il s'est fait tabasser par les manifestants et ça s'est terminé en grosse bagarre avec jets de pierres et charges de policiers. Un bus rempli de voyageurs s'est fait lapider. J'imagine la trouille des passagers. Bienvenue à Buenos Aires. Je prends un taxi pour me rendre dans un hôtel du centre ville que j'ai repéré dans mon guide. Je ne connais pas suffisamment la ville pour me déplacer en métro, surtout avec mon gros sac. Et puis tout le monde m'a dit de faire très attention à Buenos Aires. Il parait que c'est aussi dangereux qu'à Rio. Ce n'est pas l'impression que ça donne au premier abord. Je trouve que mon hôtel a beaucoup de charme. Il est situé dans un immeuble de style Haussmannien, comme beaucoup d'immeubles à Buenos Aires. On retrouve le style de Paris et Londres. Donc, pas très dépaysant pour moi. Ma chambre a un joli balcon qui donne sur la rue. Le prix est relativement cher, mais tout est plus cher ici. Autre bonne surprise, il fait chaud mais beaucoup moins humide. Je respire enfin. Je vais me balader un peu au hasard dans les rues. Les gens sortent du boulot. C'est le week-end qui commence.

jeudi 28 janvier 2010

Le drapeau argentin

 Je ne suis plus seul dans mon immense dortoir. Il y a un jeune couple de Buenos Aires et une mère de famille suisse avec ses deux filles. L'une d'elles travaille dans une ONG à Santa Fé, dans le nord. Ce matin, je vais monter sur le monument moche dédié au drapeau argentin. Un ascenseur nous monte à 70 mètres de haut, ce qui permet d'avoir une belle vue sur la ville. Puis je passe voir l'office du tourisme qui est juste en face sur les quais. L'accueil est toujours aussi sympa et efficace. A priori, j'ai déjà vu le principal. Les endroits où l'on peut se baigner sont assez loin dans le nord au bord du Paraná. J'ai la flemme d'y aller. Je vais glander un peu sur la terrasse du café de la station fluviale. Il y a un petit air frais qui vient du fleuve et on voit passer les bateaux. Ce qui est frappant à Rosario, c'est le nombre de pinups. Je crois que je suis tombé sur un nid. C'est sans doute à cause de la chaleur qui fait qu'elle sont un peu plus dénudées qu'ailleurs. Et y a du monde au balcon comme dirait l'autre. Bref, cette ville a finalement beaucoup de charme. Je ne regrette pas de m'y être arrêté. Ça doit être agréable de vivre ici. Il faut que je trouve un coiffeur. Ma tignasse commence à me tenir chaud à la tête. La nana du gîte me dit que le veilleur de nuit est coiffeur et qu'il peut me couper les cheveux ce soir pour pas cher. Pourquoi pas ? Je vais déjeuner dans une Parilla où j'entends une chanson de France Gall à la radio. Marrant ! Vers 20 heures, le veilleur de nuit qui est originaire du Venezuela me coupe les cheveux comme prévu sur la terrasse de l'auberge. J'ai même du public qui vient encourager le coiffeur. C’est très réussi et pour seulement l'équivalent de trois euros. Du coup, il a un paquet de routards qui prennent rendez-vous avec lui. J'ai aussi ces putains de moustiques qui me bouffent les jambes. Ils sont blancs et tout petits mais ils piquent très fort. Heureusement, la douleur ne dure pas longtemps.

mercredi 27 janvier 2010

Rosario

 J'ai du dormir quelques heures. Ça me gratte de partout. Saloperies de moustiques. Je prends une bonne douche mais j'ai l'impression que ça ne sert à rien. Dix minutes plus tard, je suis trempé de sueur. Le type de l'accueil me montre tous les endroits intéressants à voir. Apparemment, il y a pas mal de trucs à faire et à visiter à Rosario. Je vais peut-être rester un plus longtemps que prévu. Il me propose d'aller voir la maison où est nait le Che. C'est impressionnant le nombre de lieux consacrés à Che Guevara. C'est un enfant du pays et les argentins en sont fiers. Ici, en Argentine, il y a trois personnages importants : Évita Perón, Che Guevara et Maradona. Ne jamais dire du mal de l'un ou l'autre. Le fleuve Paraná passe juste en bas de la ville. C'est le même fleuve qui passe à Corrientes. C'est par là que les cargos ravitaillent le Paraguay. Parfois, on en voit passer de très gros. Faut croire que le fleuve est très profond. Ils sont en train de réaménager complètement les quais pour en faire des chemins de promenade et des jardins, un peu comme à Bordeaux. C'est plutôt bien réussi. C'était auparavant des entrepôts pour les transports fluviaux. Il fait terriblement chaud. Ma chemise est trempée. Je m'arrête souvent pour boire un coup. Alors que je consulte mon plan de la ville, un petit pépé qui fait sa marche du matin me demande si je suis perdu. Je le remercie mais lui dis que non. Je visite au hasard. Il discute longuement avec moi, mais en anglais car il voyage très souvent aux Etats-Unis. Et puis, j'ai l'impression qu'il a envie de parler anglais. Il m'indique les trucs intéressants à voir puis continue sa balade. Les argentins sont vraiment serviables et gentils. Les rues du centre sont très chics. Genre Neuilly. On sent qu'il y a du fric dans ce coin. Je parcours quelques rues piétonnes. Magasins de luxe qu'on retrouve partout. Je déjeune dans une petite parilla (resto où l'on sert de la viande grillé) puis rentre à l'auberge pour la sieste. Quelle chaleur ! En fin d'après-midi, lorsqu’il fait un peu moins chaud, je ressors pour visiter la cathédrale, sans plus, et le monument consacré à la gloire du drapeau argentin. C'est parait-il à Rosario qu'il aurait été créé. Le monument est pompeux, un peu mussolinien sur les bords. Mais ici, on ne rigole pas avec tout ce qui touche la nation. C'est la raison pour laquelle les argentins ne digèrent pas la perte des Malouines. Sujet sensible. Apparemment, on peut monter sur la tour. Je tacherai de faire ça demain. Puis, je vais voir les quartiers riches, voire très riches, à quelques blocs de là. Beaux immeubles, jolis jardins, endroits propres. Tout le monde n'est pas à plaindre en Argentine.

mardi 26 janvier 2010

La Beauce argentine

 Je quitte Cordoba. C'était une jolie ville qui valait le coup d’œil. Me voilà reparti en direction de Rosario. C'est à mi-chemin de Buenos Aires. J'ai réussi à me dégoter une place devant dans le bus. En fait, ces places ne sont vraiment convoitées que par les touristes car quand le soleil tape, il y fait plus chaud que celles de derrière. Mais pour moi, les trajets font parti du voyage. C’est pour ça que je préfère voyager de jour pour voir les paysages. Tant pis pour la chaleur. Paysages qui ont bien changé d'ailleurs. Tout le long de la route, ce sont des champs cultivés à perte de vue. Du maïs, du blé et d'autres céréales que je ne reconnais pas. C'est la Beauce argentine. Les mêmes immenses rampes d'arrosage, les mêmes tracteurs, les mêmes moissonneuses, etc... Et oui, ici, c'est le début des moissons. Les 500 kilomètres de route passent relativement vite. Nous arrivons en fin d'après-midi à Rosario, la troisième ville du pays, juste derrière Cordoba. Je prends un taxi pour me rendre à un hôtel que j'avais repéré sur le Lonely. En général, j'aime bien les endroits glauques, mais là c'est vraiment très glauque. C'est un vieil immeuble d'époque, tout pourave, qui a beaucoup de charme. Grande hauteur sous plafond et balcons sur rue passante. Mais c'est très cher. Le type m'a pris pour un américain. Je lui dis que je veux voir d'autres endroits avant de me décider. Ce qu'il comprend. Je lui laisse mon sac pour éviter de le trimballer. Je trouve un peu plus loin une auberge de jeunesse dans un vieil immeuble de caractère pour trois fois moins cher. Il est tenu par tout une troupe de jeunes très sympathiques. J'ai un dortoir pour moi tout seul. Je retourne donc chercher mon sac et m'installe dans mes nouveaux appartements. J'ai du mal à m'endormir. Il fait une chaleur terriblement humide. Je sue à grosses gouttes. Tout ce que je bois ressort aussitôt. Un véritable sauna. Seuls les deux ventilateurs de la chambres donnent une impression d'un peu de fraicheur. Les fenêtres qui donnent sur une rue passante sont grandes ouvertes pour faire des courants d'air. Boules Quiès obligatoires. Une fois que je m’habitue un peu à l’ambiance tropicale, les moustiques attaquent...

lundi 25 janvier 2010

Le parc Sarmiento

 Je profite de la fraîcheur du matin pour aller me balader dans le grand parc Sarmiento. Il n'y a pas grand monde. Juste quelques joggers et des mamies qui promènent leur chiens. Je suis surpris par le nombre de détritus qui traine un peu partout. Même le petit lac est dégueulasse. Autant la ville est relativement propre, autant là c'est pas terrible. Il y a une esplanade avec un petit point de vue mais aucun panorama sur la ville. Dommage. Comme il n'y a rien d'extraordinaire à voir, je retourne dans le centre pour aller à la crypte jésuite. Ils l'ont découvert il y a peu en faisant des tranchées pour passer des câbles télécom. Ça ne vaut pas vraiment une visite. À l'intérieur, il fait très humide car elle située est sous une nappe phréatique. Les murs suintent. Je suis trempé de sueur. Je n'y reste pas longtemps. Je m'arrête dans une agence de voyage pour me renseigner sur le prix d'un vol pour Cuzco. Comme il me reste encore un mois de voyage, j'avais envisagé cette possibilité. Mais le coût du billet est très cher. Presque autant que si je le prenais de Paris. Sans doute à cause de la période des vacances. Et puis finalement, ce n'était peut-être pas une bonne idée. J'ai vu tellement de belles choses depuis le début de mon voyage que je risque d'être blasé. Il faut en laisser pour mes futurs voyages. Je passe aussi à la gare ferroviaire pour me renseigner sur les horaires des trains. Ça pourrait être sympa de le prendre même si le Lonely n'est pas du même avis. En fait, ça n'a pas grand intérêt. C'est très long et surtout, il roule de nuit. Je vais donc chercher un billet de bus pour Rosario à la gare routière. Je ne suis pas sur que Rosario soit une ville très passionnante mais ça me fera une étape avant Buenos Aires.

dimanche 24 janvier 2010

Alta Gracia

 On est dimanche et ça va être ville morte, comme d’habitude. Histoire de bouger un peu, je vais faire un tour à Alta Gracia, une petite ville à une trentaine de kilomètres au sud. Il parait qu'il y a une jolie estancia jésuite à visiter. Je vais donc à la gare des minibus locaux qui ne desservent que la région. Je suis impressionné par le monde qui fait la queue. Heureusement, ce sont des gens qui vont à Villa Carloz Paz, une ville située à coté d'un grand lac. C'est un peu le Deauville de Cordoba. Les gens y vont pour se baigner et prendre le frais. Pour Alta Gracia, il n'y a personne devant le kiosque à billets. Le prochain bus part à 10h30, c'est à dire dans un quart d'heure. Génial. Il faut compter environ une heure de route. Le minibus est archi complet. Il y a même des gens qui sont obligés de voyager debout. Par conséquent, le chauffeur ne s'arrête que si des gens veulent sortir. Les gens au bord de la route et en plein soleil qui veulent monter doivent attendre le prochain. Ils sont furieux et certains manifestent leur mécontentement avec leur majeur bien en l'air. Ca me fait sourire ! Arrivés à l'entrée d'Alta Gracia, je demande au chauffeur si c'est bien mon arrêt. Il me répond que oui. Donc, je descends. Mais en fait, j'ai encore deux kilomètres à pieds à faire pour rejoindre le centre ville alors que le bus y allait. Il aurait pu me le dire cet enfoiré de chauffeur. Finalement, il méritait ses doigts en l’air. Donc, je marche le long de ce boulevard sans intérêt jusqu'au centre du village. Centre qui est rudement joli. Ça ressemble un peu à nos villages de Provence. C'est sans doute la vieille mission jésuites qui donne cette impression. La visite de l'estancia vaut vraiment le coup. On remonte de plusieurs siècles en arrière. On se croirait dans un épisode de Zorro. Ils ont conservé quelques meubles et équipements d'époque. Le petit jardin à l'arrière est paradisiaque. On voudrait y faire une sieste dans une chaise longue. Je déjeune dans un petit resto près d'un petit lac. Puis je vais déambuler dans les rues. Il n'y a pas grand monde et il commence à faire très chaud. Un autre minibus me ramène à Cordoba. Ce n'est pas le même chauffeur. Dommage, je lui aurai pété sa gueule à ce con !

samedi 23 janvier 2010

Les vieux monuments jésuites

 Je veux visiter les vieux monuments jésuites aujourd'hui. Il fait toujours aussi beau. Les matinées sont très agréables car il fait bon. C'est l'idéal pour marcher. Je retourne à la cathédrale car les photos que j'avais prises hier ne sont pas bonnes. C'est dommage de rater ça. Les dorures qui recouvrent les murs et les plafonds sont magnifiques. Le centre d'information touristique est juste à coté. J’en profite donc pour y passer. D’une manière générale, les organismes de tourisme en Argentine sont vraiment sympas et font très bien leur boulot. Ils prennent vraiment le temps de nous expliquer tout ce qu'on peut faire dans le coin. Je repars avec une tonne de prospectus. La vieille université jésuite qui se trouve à deux pâtés de maisons est un endroit paisible. Il y a un grand patio ombragé entouré d'arcades. Ils savaient vivre ces jésuites. Puis, je vais faire un tour sur les deux petites places des bâtiments administratifs qui parait-il valent le détour. Voilà, ça c'est fait. Je m'arrête déjeuner dans un resto hi-tec avec un patio intérieur très bien fait. En tout cas, on y mange très bien. C’est un peu cher, mais on en a pour son argent. Retour à l'hôtel. Cette fois, c'est la chaudière qui a lâché. Faut attendre un peu pour prendre une douche. Mais c'est dit tellement gentiment qu'on fait avec.

vendredi 22 janvier 2010

Cordoba

 Cordoba est la deuxième ville d’Argentine. Elle est plutôt agréable. Les trottoirs sont bordés d’arbres ce qui permet de marcher à l’ombre. Le centre est pourvu d’un grand nombre de rues piétonnières. Il y a donc une foule de gens qui déambulent. C’est très animé. Beaucoup de vieux bâtiments datant de la période jésuite ont été conservés. Ce sont essentiellement des constructions religieuses mais ce mélange de moderne et d’ancien donne du charme à la ville. La grande place San Martin est assez jolie. Mais, à force, je trouve qu’elles se ressemblent toutes un peu. Une place, quelques arbres, une statue d’un type à cheval, une cathédrale et voilà. Cordoba est une importante ville universitaire. Mais comme ce sont les vacances scolaires, il y a moins de jeunes que d’habitude. Enfin, j’imagine. Je marche un peu au hasard. J’ai un petit plan de la ville que m’a filé la dame de l’hôtel mais je m’en sers peu. C’est quand on se perd qu’on voit des choses intéressantes. Je capte le wifi dans ma chambre. C'est génial et bien pratique. Pas besoin de squatter le hall de l'hôtel. Par contre, il y a des pannes électriques très fréquentes. C'est tout le secteur qui saute. Comme maintenant tout marche à l'électricité (caisses, ordinateurs, lumière, etc...) les commerces et les bureaux sont obligés d'attendre que ça revienne. Apparemment, ça a l'air d'être habituel. Moi, je m'en fous, j'ai pas de clim !

jeudi 21 janvier 2010

Steppes et pampas

 Mon bus pour Cordoba part à 14 heures. Je ne suis donc pas pressé. Je glande un peu sur internet dans le hall de l'hôtel, puis vais prendre un bus de ville pour me rendre à la gare routière. Là-bas, j'y retrouve notre chauffeur d'excursion d'hier. Il vient seulement de récupérer le permis qui lui faisait défaut. Il m'explique qu'il a passé la nuit au poste de gendarmerie et que son minibus est toujours consigné là-bas. Comme quoi le patron de l’agence m'a raconté n'importe quoi ! Là, il repart au poste pour aller rechercher son véhicule. Il est désolé pour nous. Je lui répond que ça été pour nous une bonne expérience et que grâce à lui, j'ai des choses à raconter sur mon blog. Il est rassuré puis me salut. Je suis un peu en avance à la gare. J'en profite pour manger une petite salade avant le départ. La distance n'est pas si longue et pourtant le bus va mettre plus 10 heures pour parcourir les 450 kilomètres qui nous séparent de Cordoba. Au début les paysages sont semblables à ceux que l'on voit partout. Steppes et pampas. Parfois, on passe dans des zones plus vertes qu'ailleurs. Peut-être mieux irriguées. Puis, à une centaine de kilomètres de Cordoba, le bus traverse un petit massif montagneux la route est sinueuse. Estomac fragile, s’accrocher. On traverse de nombreux villages qui sont envahis de vacanciers argentins. Certainement parce qu’il y fait beaucoup plus frais que dans la vallée. On arrive vers 22 heures à Cordoba. Il fait chaud mais c’est beaucoup plus supportable qu’à La Rioja. On a du perdre cinq degrés. La priorité est de trouver un hôtel. J’en trouve un entre la gare et le centre. Il est pas mal. Comme je compte y rester quelques jours, on me fait un prix acceptable. Il n’y a pas de climatiseur mais un ventilateur au plafond. Je préfère. Le fenêtre donne sur une petite cour intérieure. C’est plutôt calme. Je vais diner vite fait dans un petit boui-boui sur une petite place. L’ambiance est familiale et populaire mais la bouffe n’est pas top. L’incontournable escalope milanaise. Le steak frite de l’Argentine.

mercredi 20 janvier 2010

Repos à La Rioja

 Aujourd'hui, il n'y a pas grand chose à raconter. Après la bonne journée d'hier, je profite de la clim de l'hôtel pour mettre mon blog et mes photos à jour. Je vais aussi chercher mon billet de bus pour Cordoba demain. J'espère que là-bas, il fera un peu plus frais. J'en profite pour passer à l'agence de voyage pour me faire rembourser mon ticket de bus et le taxi d'hier. Le patron m'explique que tout est réglé et que le chauffeur et le minibus sont bien rentrés hier soir. À la bonne heure !

mardi 19 janvier 2010

Parcs d’Ischigualasto et de Talampaya

 Je me lève à 6 heures pour être fin prêt à l'arrivée du minibus. L'hôtel m'avait préparé mon petit déjeuner. Sympa. Dans le minibus qui vient me chercher à l'heure dite, il y a un couple de touristes italiens et une argentine, Alicia, en vacances. Bref, nous ne sommes que quatre dans ce grand minibus. En plus, je m'installe devant, à coté du chauffeur. Place royale pour prendre des photos. Cette nuit, il a apparemment beaucoup plu. Les bas cotés de la route sont trempés. On a le droit au lever du soleil. Il éclaire petit à petit la sierra montagneuse sur notre droite. C'est magnifique. Quelques nuages restent accrochés aux sommets mais ça devrait se lever assez vite. La route est assez longue pour parvenir aux parcs. Il faut compter environs 250 kilomètres. Mais on ne s'embête pas, il y a toujours quelque chose à voir. Notre chauffeur est un petit vieux ronchon mais sympathique. Pour lui, tout est de la faute du gouvernement. Nous arrivons à 9 heures à l'entrée du premier parc. Le parque Ischigualasto. Il se trouve dans la province de San Juan, juste à la limite de celle de La Rioja. Ce petit détail a son importance, on verra pourquoi plus tard. On paye l'entrée puis suivons le convoi d'une vingtaine de voitures et minibus. Les paysages sont irréels. Il y a partout des formations rocheuses découpés de manière très artistique par les eaux de ruissèlement. Je me régale en photos. Ce parc est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité car ils ont retrouvé un paquet de fossiles de dinosaures et autres bébêtes préhistoriques. Il y a certes beaucoup de visiteurs mais c'est tellement beau qu'on l'oublie assez vite. On s'arrête à la fameuse vallée de la lune. Il parait qu'on peut la visiter les soirs de pleine lune. Ça doit être envoutant. Comme il a plu toute la nuit, le guide du parc n'est pas sur qu'on puisse faire la boucle complète du circuit. Il nous faut en effet franchir plusieurs rios qui risque d'être plein d'eau. Mais en fait, ça passe. Tous les sites sont magnifiques. La lumière est splendide, grâce notamment à l'absence de poussière. Ce sont les bienfaits de la pluie qui rend le sol humide et stable. De retour à l'entrée du parc, nous visitons un petit musée sans grand intérêt puis repartons pour le deuxième parc, à une centaine kilomètres de là. Le Parque de Talampaya, qui, lui, se trouve au sud de la province de La Rioja. Nous déjeunons ensemble rapidement au petit resto de l'accueil du parc. Bouffe genre snack pas terrible. Nous faisons plus ample connaissance. Alicia est directrice d'école. Elle ne gagne que l'équivalent de 800 euros par mois. C'est parfois dur de joindre les deux bouts nous dit-elle. Elle est accablée par la victoire de Piñera, le candidat de droite au Chili. Comme beaucoup de professeurs en Argentine, elle est de gauche et le revendique. Les italiens sont de grands voyageurs. Ils connaissent bien la France. Mais il ne parlent qu'italien. Quelques mots d'espagnol et de français, c'est tout. Ça ne doit pas être tous les jours simple de se faire comprendre. Vers 15h30, des minibus du parc viennent nous chercher pour faire la visite qui dure environ deux heures et demie. Ici, pas question de rentrer avec son véhicule. Ce qui fait que l'entrée au parc est beaucoup plus chère. Il y a donc beaucoup moins d'argentins parmi nous. Les paysages du parc sont assez différents de ceux de ce matin. Il s'agit d'immenses falaises de canyons sculptées par le vent et l'eau. On dirait des cathédrales ou plutôt des orgues. C'est grandiose et étonnant. Il y a aussi pas mal de rocher solitaire en forme de quille. Un vrai décor de western. Nous avons la chance d'apercevoir quelques condors au loin et des maras. Ce sont de petits animaux avec une grosse tête de lapin sur un corps de chien. La visite passe trop rapidement. Dommage qu'on ne puisse pas marcher un peu et prendre le temps d'admirer toutes ces merveilles de la nature. Au retour, nous retrouvons notre chauffeur et reprenons la longue route vers La Rioja. Le soleil a tourné, nous découvrons donc de nouveaux paysages. C'est une belle région. A mi-chemin, nous nous arrêtons dans un petit boui-boui au bord de la route digne de Bagdad Café, pour acheter de l'eau. Nous rencontrons trois jeunes routards, dont deux français qui attendent un hypothétique bus pour les emmener à La Rioja. Je leur propose de venir dans notre minibus puisque nous ne sommes que quatre. Moyennant finance, notre chauffeur accepte. Ils sont tout content. Puis la longue route continue. À environ 30 kilomètres de La Rioja, nous sommes arrêtés au barrage de gendarmerie pour un contrôle. Jusqu'ici, rien d'anormal. Il y a un nombre de gendarmes impressionnant. Apparemment, ils contrôlent tout le monde et au peigne fin. Notre chauffeur n'a pas l'air rassuré. Et pour cause, il n'a pas d'autorisation pour emmener des touristes hors de la province de La Rioja. Le jeune gendarme incorruptible ne veut rien lâcher. Il parait que le gouvernement a lancé toute une campagne de contrôle depuis un mois et ça ne rigole pas. Bref, le minibus et notre chauffeur doivent rester là pour régulariser la situation. Quant à nous, il faut repartir avec un autre bus. Les gendarmes s'en occupent. Ils nous arrêtent trois bus avant d'en trouver un avec de la place pour nous sept. Ils s'excusent presque pour ce qui nous arrive. Nous laissons donc notre chauffeur à ses tractations et repartons. Nous arrivons à la gare routière tard dans la nuit. Finalement, on rit bien de notre aventure. On a tout de même passé une excellente journée. Un taxi nous raccompagne chacun à notre hôtel. On se dit au revoir. Je vais diner vite fait chez mon pote libanais puis retrouve ma chambre suffocante de chaleur. Vite, la clim...

lundi 18 janvier 2010

Il fait très chaud !

 Il fait toujours extrêmement chaud. Ce matin, il faut que je trouve une agence qui organise des excursions dans le coin. Je sais qu'il y a deux très beaux parcs dans le sud de la province. Le parc Ischigualasto et celui de Talampaya. J'ai vu des photos sur des prospectus, ça a l'air fantastique. Le problème, c'est qu'il n'y a que deux agences à La Rioja. Et toutes les deux manquent cruellement de touristes pour organiser des visites. L'une d'entre elles n'a que deux touristes en attente et l'autre, aucun. Il faut être au moins quatre pour partir. Et les prix sont d'autant plus cher. On m'explique que durant les mois de janvier et février, il y a très peu de touristes à La Rioja. Il fait trop chaud et les gens du coin foutent le camp à la plage. Ça promet. Je ne me vois pas attendre plusieurs jours qu'un groupe se forme. Je vais voir par hasard le prix d'une location de voiture. C'est très cher. Ça ne vaut pas le coup. Je me rabat donc sur l'agence à deux touristes en stock. C'est encore la meilleure solution. Ils passeront me chercher demain à 6h30 à mon hôtel. Je vais me balader un peu en ville. On a vite fait le tour. De gros nuages noirs commencent à s'accumuler dans le ciel. Aura-t-on droit à de la pluie ? En effet, dans la soirée, il pleut un peu. Ça refroidit l'atmosphère et ça fait du bien.

dimanche 17 janvier 2010

La Rioja

 On est dimanche. Et le dimanche, il n'y a rien à faire dans les villes d'Amérique du sud. Je tente tout de même une sortie pour aller à l'office du tourisme qui parait-il est ouvert ce matin. C'est ville morte. Personne dans les rues. Je retrouve les sensations de chaleur d'Afrique. Agréable le matin, insupportable l'après-midi et supportable le soir. Le type du tourisme est un peu neuneu mais il me donne quand même pas mal d'infos sur ce qu'il y a faire dans la région. Je crois que ça va me plaire. Je repars avec pleins de docs. Au moins, ça va m'occuper cet après-midi. En soirée, je retente une sortie. Toujours aussi déprimante. Personne. Par contre, je tombe sur un restaurant libanais ouvert. Le type est sympa et parle français. C'est un libanais qui a vécu longtemps au Québec, puis est venu s'installer ici avec sa famille il y a trois ans. Son restaurant n'est ouvert que depuis trois semaines et apparemment, ça tourne bien. On discute ensemble de tout et de rien jusqu'à tard dans la nuit. Il trouve que les argentins sont fainéants et voleurs. Bref, il a déjà le défaut des expats qui critiquent tout. Depuis quelques jours, j'ai des méchantes courbatures au niveau du dos et des reins. Je me demande si je n'ai pas choppé la grippe A moi ?

samedi 16 janvier 2010

Vers les déserts du nord

 J'ai comme une impression de ne pas avoir suffisamment profité de Mendoza. Tout d'abord parce que l'hôtel était dans un endroit pas très joli et éloigné du centre. Et puis à cause de mon rhume qui m'a un peu claqué et m’a forcé à me reposer dans ma chambre. Il y a une règle d'or quand on voyage longtemps, on se calme quand on est malade. Sinon, c'est le retour direct sous perfusion. Bref, je quitte Mendoza sur ma faim. Je paye l'hôtel au fameux Christian qui essaie encore de m’arnaquer en voulant me faire payer un extra pour surconsommation de clim. Le con, il ne doute de rien. Je lui explique gentiment que je ne suis pas dans mes meilleures humeurs. Il comprend vite et me fait généreusement cadeau de la taxe. Pour me rendre à la gare routière, je prends un bus de ville. Malheureusement, ici on paye par carte d'abonnement, ce que bien sur je n'ai pas. Je veux bien payer mais le chauffeur n'a pas de monnaie. Il me dit de monter quand même. Bon, sympa. Seulement, pas de bol, à l'arrêt suivant un contrôleur monte. Je lui explique que je n'ai pas de ticket et pas de carte, et que le chauffeur m'a autorisé à monter sans payer. Très gentiment, il m'explique le système des cartes d'abonnement. Mais quand je lui dis que je ne reste pas à Mendoza et que je vais juste à la gare routière prendre mon bus, il me sourit et me souhaite bon voyage. Puis, il va contrôler le voyageur suivant. Nos contrôleurs Ratp ont des leçons à prendre. Arrivés à la gare routière, un petit vieux du bus vient me prévenir que je suis arrivé. Ils sont vraiment gentils ces argentins. Le bus part avec une demie heure de retard, on ne sait pas trop pourquoi. Heureusement qu'il y a la clim parce que dehors, on sent qu'il fait vraiment très chaud. Les paysages sont quasiment désertiques. La terre sableuse a remplacé la terre tout court. Au loin, on longe les sommets arides des contreforts des Andes. Je suis obligé de fermer partiellement les rideaux de la fenêtre car ma voisine suffoque. C'est vrai que ça cogne bien. De toute manière, les paysages sont vraiment semblables tout au long de la route. Nous arrivons à La Rioja en fin de journée. Il est 20 heures mais il fait encore très chaud. Je crois que c'est l'endroit le plus chaud d'Argentine. Je prends un taxi car j'ai la flemme d'attendre un bus. C'est une taxi-woman. Elle m'amène à un premier hôtel qu’on m’avait conseillé. Il est complet. Je sors mon Lonely et vais au suivant sur la liste à pied. Heureusement, il n'est pas très loin. Ils ont une chambre pour moi. Pas mal. En tout cas, plus sympa qu'à Mendoza. Comme je n'ai mangé qu'un paquet de chips à midi, je vais tacher de trouver de quoi dîner en ville. Malgré l’heure tardive, il fait toujours chaud. Les rues sont pleines de passants qui doivent profiter de la fraicheur relative de la nuit pour se promener. C'est beaucoup plus populaire qu'à Mendoza mais néanmoins tout aussi sympathique. La bouffe du petit resto que je trouve près de la grande place est dégueulasse. Essai raté. En rentrant à l'hôtel, je tombe sur pleins d’autres restos qui ont l'air pas mal. C'est pas mon jour. On tentera ça demain.