vendredi 11 décembre 2009

Ile de Chiloé

Le mauvais temps est toujours là, mais je crois qu'il va falloir s'y habituer. Ça va être comme ça jusqu'en bas. Je vais chercher mon ticket de bus pour Castro, sur l'île Chiloé, ma prochaine destination. Je profite de mon passage devant le supermarché pour acheter deux paires de chaussettes. Les miennes sont complètement trouées. Avec le froid qui traine, vaut mieux éviter les courants d'air. Vers 14 heures, je me dirige vers la gare routière de la compagnie Cruz del Sur. Je pensais qu'elle se trouvait non loin du centre ville mais pas du tout. Il faut que je grimpe 3 kilomètres avec mon sac qui n'est pas vraiment fait pour la marche. Bien qu'il puisse se porter sur le dos, ce n'est pas l'idéal. À la gare, je rencontre un allemand immense. Il doit faire plus de 2 mètres de hauteur. Difficile de ne pas le remarquer surtout par rapport aux chiliens qui sont plutôt petits. Cela fait un an qu'il parcourt le monde mais il est resté 5 mois à Tahiti pour apprendre le français. Le bus passe d'abord par Puerto Montt, la grande ville portuaire de la région. Les maisons peintes de toutes les couleurs sont construites avec des planches de bois . C’est plutôt joli. Puis, nous embarquons avec le bus sur un bac pour nous rendre sur l'île de Chiloé. La traversée dure 20 minutes. Il fait beau mais frais. La lumière est magnifique. Une fois à quai, nous repartons pour Ancud, la capitale de l’île. Le soleil n’est pas fréquent ici. C’est un vrai pot de chambre paraît-il. J’ai donc de la chance d’avoir du soleil. Pourvu que ça dure. La campagne est verdoyante. Des près avec des vaches, des petits bois. Bref, des paysages connus. C’est plutôt plat ou légèrement vallonné. Les maisons en bois ont un style bien particulier. Un peu comme au Canada. Si le soleil tient, je sens que je vais m’y plaire. Arrivé à Castro, un charmante petite ville de pêcheurs, je trouve assez vite une petite pension pas cher du tout, avec vue sur la mer. La patronne est très sympathique. Je retrouve d’autres français qui ont certainement lu le même guide. Il faut reconnaître que le Lonely a parfois des bons plans. Je vais diner avec mon teuton de 2 mètre 08. Dans la rue, tout le monde le regarde. Ça doit être chiant à la longue. Même moi, j’ai l’impression d’être un nain.

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