dimanche 13 décembre 2009
Ile de Quinchao
Ce matin, le temps est revenu à la normal. C'est couvert et il pleuviote. Chouette, on va enfin pouvoir ressortir les imperméables. Ici, s'il fait beau plus de deux jours de suite, c’est comme si il pleuvait dans le désert d’Atacama. J'exagère, mais pas trop. J'ai envie d'aller visiter l'île Quinchao. Ce n'est pas trop loin d'ici et si jamais il pleut trop, je pourrais rentrer assez vite. Je prends un minibus local qui va d'abord à Dalcahue, puis prend un bac pour se rendre sur l'île Quinchao. Je m'arrête au village de pêcheurs de Curaco de Velez qui se trouve à dix kilomètres du bac, soit à peu prêt au milieu de l'île. De là, je trouverai certainement des promenades à faire à pieds. Le village est désert. Seuls quelques ouvriers repeignent les bordures des trottoirs en jaune. Sur la petite plage qui sert de port, il n'y a personne. C'est calme. Je vois un petit musée ouvert. Je demande à la guichetière qui s'emmerde apparemment beaucoup, si elle connaît un chemin qui retourne au bac de Dalcahue sans reprendre la route goudronnée. Elle m'indique un chemin s'en être trop sure d'elle. On verra bien. Au pire, je ferai demi-tour. La pluie tombe un peu plus fort mais ça reste supportable. Je sors mon bel imperméable bleu. Je trouve aisément le chemin de terre. Il longe la côte. Il est très agréable pour marcher. Je dois croiser une ou deux personnes tout au plus. On voit des parcs à huitres sur la mer. C'est la grande activité ici. Un peu plus loin des paysans sont en train de tondre des moutons. C'est la première fois que je vois ça. Le tondeur tond à une vitesse fulgurante. Ils parlent un espèce de patois à base d'espagnol. Je ne comprends pas grand chose. Mais ils sont très gentils et m'autorisent à prendre des photos. Je continue mon joli chemin jusqu'à un mirador qui surplombe toute la baie. Puis, je retrouve la route goudronnée qui m'amène jusqu'au bac. Les piétons ne payent pas, seulement les véhicules. La traversée ne dure que quelques minutes. La plage est recouverte de bateaux de pêche. La pluie tombe maintenant plus sérieusement. Je m'arrête déjeuner au marché couvert dans un petit stand tenu par des femmes. Saumon grillé au menu. Comme la pluie ne cesse de tomber, je décide de rentrer à Castro. Le soir, à l'hôtel, je discute avec un groupe d’australiens qui revient d'Ushuaia. Ils ont été enchantés.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire