dimanche 21 février 2010
Traversée mouvementée
C'est dimanche. Donc, tranquilo ! Je vais prendre mon petit déjeuner sur la terrasse d'un café avec vue sur le Rio de la Plata. Je n'ai toujours pas compris s'il s'agissait de la mer ou d’un fleuve. Pour cela, il faudrait goûter l'eau. Mais vu les sorties d'égout un peu partout, je préfère ne pas savoir. On va dire que c'est la limite entre les deux. Le ciel est toujours très nuageux mais il ne pleut pas beaucoup. L'après-midi, on a même droit à de jolies éclaircies. Les touristes argentins sont nombreux aujourd'hui. Colonia, c'est un peu leur ville. On a vraiment le sentiment qu'elle vit grâce à eux. Mon bateau ne part qu'à 20 heures ce soir. J'ai donc le temps de flâner une dernière fois dans la vieille ville. Je ne vais qu'au dernier moment à l’embarquement au port. Arriver plutôt ne sert à rien, à part faire la queue. Je passe donc le tout dernier à la douane. Manque de bol, il me manque un papier que je devais conserver lors de mon dernier passage et que je n'ai évidemment pas fait. La douanière veut me faire payer une amende assez chère. Calmement et gentiment, je lui fais comprendre que j'ai dû le jeter par mégarde, qu'on ne m'avait pas prévenu qu'il fallait le garder, que l'amende était bien chère pour un petit bout de papier, que de toute manière, je ne paierai pas et qu'en bon français, j'étais prêt à râler et à faire une grève de la faim s'il le fallait. Elle a l'air embêté. Elle va voir son chef, revient, tamponne mon passeport et me dit de faire attention la prochaine fois. Muchas gracias ! Ouf, j'ai eu chaud. Je cours parce qu'avec tout ça, faudrait pas que le bateau parte sans moi. Il y a beaucoup de vent et la mer a l'air plus mouvementée que d'habitude. Sur le pont tout le monde à l'air joyeux et heureux d'être là. Mais dès qu'on quitte le port, c'est une autre histoire. Le bateau tangue dans tous les sens. Au bout de quelques minutes, tout ces gens si joyeux tout à l'heure se retrouvent allongés par terre en train de vomir dans des sacs en plastic. Moi, je résiste car on m'a donné un truc qui marche assez bien. Il faut se mettre debout sur le pont, tacher d'être le plus vertical possible en tanguant dans le sens inverse du bateau et ne jamais quitter l'horizon des yeux pour avoir un repère stable. C'est assez efficace. En tout cas pour moi ça marche et pourtant j'ai souvent le mal de mer. En bas, dans les immenses salles où sont assis les passagers, c'est l'hécatombe. Ça dure comme ça plus d'une heure. Puis, petit à petit, la mer redevient de plus en plus calme. Le bateau arrête de tanguer et les gens reprennent des couleurs. On voit que pour certains, ça a été une dure épreuve. Moi, je suis content, j'ai réussi à ne pas vomir. À la sortie du bateau, il y a une queue gigantesque pour prendre un taxi. Je n'ai pas long à marcher pour me rendre à l'hôtel mais ce n'est pas très conseillé de marcher la nuit dans Buenos Aires. Je vais donc un peu plus loin et hèle un taxi dans la rue. C'est plus prudent. Arrivé à l'hôtel, on me dit que tout est complet. Mais en cherchant un peu, ils finissent tout de même par me trouver un lit. Je m'effondre.
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1 commentaire:
je suis contente que tu aies tenu le coup par une mer-fleuve démonté(e). Papa, en bon marin, nous avait donné ce truc et je l'ai vérifié lors d'une traversée terrible de la Méditerranée.
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