samedi 16 janvier 2010
Vers les déserts du nord
J'ai comme une impression de ne pas avoir suffisamment profité de Mendoza. Tout d'abord parce que l'hôtel était dans un endroit pas très joli et éloigné du centre. Et puis à cause de mon rhume qui m'a un peu claqué et m’a forcé à me reposer dans ma chambre. Il y a une règle d'or quand on voyage longtemps, on se calme quand on est malade. Sinon, c'est le retour direct sous perfusion. Bref, je quitte Mendoza sur ma faim. Je paye l'hôtel au fameux Christian qui essaie encore de m’arnaquer en voulant me faire payer un extra pour surconsommation de clim. Le con, il ne doute de rien. Je lui explique gentiment que je ne suis pas dans mes meilleures humeurs. Il comprend vite et me fait généreusement cadeau de la taxe. Pour me rendre à la gare routière, je prends un bus de ville. Malheureusement, ici on paye par carte d'abonnement, ce que bien sur je n'ai pas. Je veux bien payer mais le chauffeur n'a pas de monnaie. Il me dit de monter quand même. Bon, sympa. Seulement, pas de bol, à l'arrêt suivant un contrôleur monte. Je lui explique que je n'ai pas de ticket et pas de carte, et que le chauffeur m'a autorisé à monter sans payer. Très gentiment, il m'explique le système des cartes d'abonnement. Mais quand je lui dis que je ne reste pas à Mendoza et que je vais juste à la gare routière prendre mon bus, il me sourit et me souhaite bon voyage. Puis, il va contrôler le voyageur suivant. Nos contrôleurs Ratp ont des leçons à prendre. Arrivés à la gare routière, un petit vieux du bus vient me prévenir que je suis arrivé. Ils sont vraiment gentils ces argentins. Le bus part avec une demie heure de retard, on ne sait pas trop pourquoi. Heureusement qu'il y a la clim parce que dehors, on sent qu'il fait vraiment très chaud. Les paysages sont quasiment désertiques. La terre sableuse a remplacé la terre tout court. Au loin, on longe les sommets arides des contreforts des Andes. Je suis obligé de fermer partiellement les rideaux de la fenêtre car ma voisine suffoque. C'est vrai que ça cogne bien. De toute manière, les paysages sont vraiment semblables tout au long de la route. Nous arrivons à La Rioja en fin de journée. Il est 20 heures mais il fait encore très chaud. Je crois que c'est l'endroit le plus chaud d'Argentine. Je prends un taxi car j'ai la flemme d'attendre un bus. C'est une taxi-woman. Elle m'amène à un premier hôtel qu’on m’avait conseillé. Il est complet. Je sors mon Lonely et vais au suivant sur la liste à pied. Heureusement, il n'est pas très loin. Ils ont une chambre pour moi. Pas mal. En tout cas, plus sympa qu'à Mendoza. Comme je n'ai mangé qu'un paquet de chips à midi, je vais tacher de trouver de quoi dîner en ville. Malgré l’heure tardive, il fait toujours chaud. Les rues sont pleines de passants qui doivent profiter de la fraicheur relative de la nuit pour se promener. C'est beaucoup plus populaire qu'à Mendoza mais néanmoins tout aussi sympathique. La bouffe du petit resto que je trouve près de la grande place est dégueulasse. Essai raté. En rentrant à l'hôtel, je tombe sur pleins d’autres restos qui ont l'air pas mal. C'est pas mon jour. On tentera ça demain.
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