mardi 26 janvier 2010
La Beauce argentine
Je quitte Cordoba. C'était une jolie ville qui valait le coup d’œil. Me voilà reparti en direction de Rosario. C'est à mi-chemin de Buenos Aires. J'ai réussi à me dégoter une place devant dans le bus. En fait, ces places ne sont vraiment convoitées que par les touristes car quand le soleil tape, il y fait plus chaud que celles de derrière. Mais pour moi, les trajets font parti du voyage. C’est pour ça que je préfère voyager de jour pour voir les paysages. Tant pis pour la chaleur. Paysages qui ont bien changé d'ailleurs. Tout le long de la route, ce sont des champs cultivés à perte de vue. Du maïs, du blé et d'autres céréales que je ne reconnais pas. C'est la Beauce argentine. Les mêmes immenses rampes d'arrosage, les mêmes tracteurs, les mêmes moissonneuses, etc... Et oui, ici, c'est le début des moissons. Les 500 kilomètres de route passent relativement vite. Nous arrivons en fin d'après-midi à Rosario, la troisième ville du pays, juste derrière Cordoba. Je prends un taxi pour me rendre à un hôtel que j'avais repéré sur le Lonely. En général, j'aime bien les endroits glauques, mais là c'est vraiment très glauque. C'est un vieil immeuble d'époque, tout pourave, qui a beaucoup de charme. Grande hauteur sous plafond et balcons sur rue passante. Mais c'est très cher. Le type m'a pris pour un américain. Je lui dis que je veux voir d'autres endroits avant de me décider. Ce qu'il comprend. Je lui laisse mon sac pour éviter de le trimballer. Je trouve un peu plus loin une auberge de jeunesse dans un vieil immeuble de caractère pour trois fois moins cher. Il est tenu par tout une troupe de jeunes très sympathiques. J'ai un dortoir pour moi tout seul. Je retourne donc chercher mon sac et m'installe dans mes nouveaux appartements. J'ai du mal à m'endormir. Il fait une chaleur terriblement humide. Je sue à grosses gouttes. Tout ce que je bois ressort aussitôt. Un véritable sauna. Seuls les deux ventilateurs de la chambres donnent une impression d'un peu de fraicheur. Les fenêtres qui donnent sur une rue passante sont grandes ouvertes pour faire des courants d'air. Boules Quiès obligatoires. Une fois que je m’habitue un peu à l’ambiance tropicale, les moustiques attaquent...
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