samedi 31 octobre 2009

Salta

 Salta dite "la linda" (la jolie). Cette charmante ville ne démérite pas son surnom. Je fais la tournée des hôtels. Je trouve un petit hostal très sympa un peu à l'écart du centre. Ma chambre donne sur un petit jardin intérieur. Après une petite heure de sommeil, je vais découvrir la ville. Il fait chaud mais l'altitude (1 100 m) rend l'atmosphère moins étouffante qu’à Corrientes. Les bâtiments sont plutôt jolis. Il y a une belle cathédrale, des rues piétonnières très animées et des boutiques. Je trouve enfin mon câble pour l'iPod. Chouette, je vais pouvoir réécouter ma musique et les podcast de Laurent Ruquier qui me font bien rire. L'après-midi, une bonne sieste s'impose. Le soir, des jeunes du quartier envahissent les lieux pour jouer au ping-pong et au billard. Certains d’entre eux font un barbecue pour faire des grillades. Bonne ambiance.

vendredi 30 octobre 2009

Traversée de la pampa

 Je prends mon billet de bus pour Salta dans une petite agence de voyage toute pourrie dans le centre. Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi celle-là plutôt qu'une autre ? Le type sympathique est un grand bavard. Il me raconte plein de trucs. Je ne comprends pas tout mais il est génial. Un vrai comédien. Il doit s'emmerder toute la journée derrière son comptoir, alors quand il tient un client, il ne le lâche plus. Mon bus partira à 18 heures ce soir et le trajet durera 13 heures. D'ici là, il va falloir que je m'occupe. Car à part les boutiques, il n'y a pas grand chose à faire ici. Et puis, il est à peine 11 heures et il fait déjà très chaud. Ils annoncent 36°C cet aprèm. Je fais donc la tournée des bistrots où il y a de la clim. L'un d'eux est situé juste à coté d'une école. Les élèves sont tous habillés pareils. J'assiste à la sortie de midi (hé, hé !). Pour les garçons, pantalon gris clair et chemisette blanche, pour les filles, jupe à carreaux bleus et gris et chemisette blanche. Mais j'ai l'impression qu'il y a des variantes vestimentaires selon les écoles. Je me promène un peu dans les rues désertes. Je découvre une fresque murale géante sur environ cinquante mètres de long. C'est pas mal. Le bus part à l'heure comme toujours. Il passe par les faubourgs de Corrientes et de Resistencia, la ville voisine. On n'est plus vraiment dans le même monde. Ça sent la misère ici. Et de surcroît, de la misère blanche, des gens comme moi. Il y a des papiers et sacs plastiques partout. Ici, comme il fait beau toute l'année, on porte un short, un tee-shirt et des tongs. On est ainsi habillé pour l'année, voir plus. Les maisons sont en terre ou en briques avec des toits en tôle ondulée. On ne doit pas rire tous les jours ici. La nuit tombe en à peine une demi-heure. De toute manière, il n'y a pas grand chose à voir. C'est plat, plat, plat. Quelques arbres pour agrémenter le paysage. Les films qu'ils passent à la télé sont des daubes américaines. Bref, je me couche assez vite. Je me réveille très souvent car j'ai toujours un mal fou à dormir dans les transports. La lune est presque pleine. Elle brille tellement qu'on se croirait en plein jour. Lorsqu'on traverse les villages, on voit des gens assis sur des chaises en plastique devant leur maison. Ils profitent de la fraicheur relative de la nuit pour discuter entre eux. J'imagine qu'ils dorment durant la journée. Puis on commence enfin à apercevoir l'ombre des premières montagnes. Les Andes... On arrive à Salta au petit jour.

jeudi 29 octobre 2009

Escale technique

 Aujourd'hui, on va dire que c'est une escale technique. J'ai envie de faire un petit break. Je me rends compte que je n'ai pas arrêté de bouger depuis Rio. Je profite donc de la fraîcheur toute relative du matin pour marcher le long des quais. La promenade est plutôt agréable. Les coureurs courent, les marcheurs marchent et les filles déambulent pour montrer leur joli popotin. Faut dire qu'en général, elles sont plutôt mignonnes les argentines. À 11 heures, il fait déjà une chaleur étouffante. Il faut savoir qu'ici, tout s'arrête à midi. Les rues deviennent désertes et les commerces sont fermés. La vie reprend à partir de 5 heures de l’après-midi jusqu'à 9 heures le soir. Comme dans le sud de l'Espagne, les gens d’ici vivent le soir. J’en profite pour regarder les 80 chaînes de télé bien au frais dans ma chambre d’hôtel. La moitié passe du foot. Il faut dire que c’est une religion ici. Les autres chaines, c’est la même daube que chez nous. Il y a de temps en temps des films français qui sont soit doublés, soit sous-titrés. Le doublage des acteurs français est rigolo. Le soir, quand la chaleur se calme un peu, je sors en ville. Les rues commerçantes redeviennent noir de monde. Les terrasses des cafés remplient de jeunes et de moins jeunes. Bref, ça vit. La ville n'est pas très jolie en soit mais l'ambiance est bonne.

mercredi 28 octobre 2009

Corrientes

 Voilà, il faut nous séparer. C'est dommage, nous formions un bon petit groupe. Mais ce sont les aléas des voyages itinérants. Nous nous échangeons nos adresses emails. Tim et Richard doivent venir à Paris en mars. Nous tacherons de nous revoir. Mon bus part pile poil à l'heure. Cette fois, je garde mon sac avec moi. C'est plus prudent. J'ai réussi à être placé tout devant. Mais le paysage est plutôt monotone. J'en profite pour roupiller un peu. Le bus parcours les 270 kms en 3 heures et demi. Arrivés à Corrientes, il fait une chaleur accablante. Je préfère me rendre à l'hôtel en taxi. Ici, ça ne coute rien. Le nom de l'hôtel a changé. C'est le "Costanera" maintenant. Les prix aussi ont changé. J'arrive à négocier 25%. Il y a la clim et surtout une superbe vue sur le fleuve Paraná. Ma chambre est au huitième étage. J'en profite pour faire une bonne lessive. Je n'ai presque plus rien à me mettre. Puis, je vais en ville trouver un magasin d'informatique pour acheter mes câbles et transfos volés. Je trouve tout sauf le câble de l'iPod. Apparemment, ils n'ont pas ça ici. Peut-être à Salta ? Il y une immense rue piétonnière au centre qui grouille de monde. Mais la ville n'a pas grand intérêt, hormis son chemin de promenade le long du fleuve. En rentrant dans ma chambre, je m'aperçois que les murs et le plafond sont tapissés de moustiques. J'avais laissé ma fenêtre ouverte pour laisser sécher mon linge. Le groom de service vient me mettre un coup de bombe insecticide. Au bout de 5 minutes, la moquette est jonchée de cadavres. Par mesure de prudence, j'installe la moustiquaire. Maintenant que me voilà pourvu d'un transformateur, je peux enfin trier mes photos et rédiger mon blog. Il est 1 heure du matin, il faut que je me couche.

mardi 27 octobre 2009

Mercedes

 Notre bus pour Mercedes est à 16 heures ce soir. Nous avons donc quartier libre. Nous décidons de retourner à la réserve à pieds et de visiter le village. Toujours du vent mais sans doute moins qu'hier. Toujours pas de singes hurleurs. Ce parc est vraiment très agréable et nous sommes pour ainsi dire les seuls à le visiter. Il faut dire que son accès n'est pas simple. Les bus bourrés de touristes ne peuvent pas venir. Tant mieux. Mais ils projettent de goudronner la route. Ça risque de changer dans quelques années. Dans le villages, des gamins galopent sur leurs chevaux. De futurs petits gauchos. À midi, le soleil commence à taper. Comme nous sommes tout prêt du tropique du Capricorne, il est juste au-dessus de nos têtes. Nous n'avons presque pas d'ombre. Notre cuisinière adorée nous a préparé une excellente tourte aux épinards (Tim est végétarien). En attendant le bus, nous faisons la sieste. De toute manière, il n'y a que ça à faire. Il fait trop chaud pour marcher. Vers 16 heures, un 4x4 dépose des voyageurs au gîte. Nous lui demandons s'il ne retourne pas à Mercedes. C'est le cas. Chouette, ce sera plus confortable et plus rapide que le minibus. Mercedes est une charmante petite ville qui se trouve à environ 150 kms plus au sud. La piste est en meilleure état que celle de Posadas. Les petits bus arrivent à passer. Les paysages sont toujours aussi plats et mais plus sec. Je pense aux tonnes de fils de fer barbelés qu'il a fallu utiliser pour faire les clôtures. Parfois quelques eucalyptus viennent troubler la platitude. Notre chauffeur nous dépose à une auberge de jeunesse. C'est une vieille bâtisse en plein centre ville. L'endroit ne manque pas d'un certain charme. Les matelas et les draps sont tout pourris mais la tenancière est charmante. Elle nous renseigne sur nos horaires de bus. Tim et Richard veulent aller à Concordia sur la frontière de l'Uruguay, Brendon ne sais pas trop et moi, je veux remonter à Corrientes pour continuer sur Salta après. Comme nous avons un peu de temps devant nous, nous allons chercher nos billets à la gare routière. Finalement, Brendon décide de suivre Tim et Richard à Concordia. Leur bus partira à 10 heures demain matin. Quant à moi, le départ sera à 11 heures. Nous allons diner dans une pizzeria puis un petit tour au cybercafé avant d'aller au lit.

lundi 26 octobre 2009

La réserve de Colonia Pellegrini

 Après la petit déjeuner, Liliana nous quitte car elle a réservé dans un Lodge très chic au bord du lac. Nous partons donc tous les quatre à la réserve située à une petite heure de marche. Un petit guide local nous accompagne. Il y a là des oiseaux magnifiques par centaines. Les photos parlent d'elles-mêmes. Mais il y a beaucoup de vent, ce qui, parait-il, limite un peu le nombre d’animaux. Un petit chat sauvage nous accompagne durant notre ballade. Il n'a pas l'air farouche. Nous croisons de nombreux coatis. Ce sont des espèces de gros rongeurs qui ressemblent un peu à des cochons sauvages. Pas farouches non plus. Par contre, impossible de voir les singes hurleurs. Pas de chance. Nous retournons au village pour nous restaurer un peu, puis vers 16 heures, nous prenons une barque pour aller sur le lac. C'est le même petit guide de ce matin qui nous accompagne. L'excursion est magnifique. Nous approchons les oiseaux de tout prêt. On voit des dizaines de caïmans noirs, des cerfs et biches de Devaucel, des ragondins, des colibris, des milans, des cormorans, des aigrettes, des hérons, des canards sauvages, des vautours, des poules d'eau et des milliers d'oiseaux de toute sorte. Le guide nous fait savoir que le lac est rempli de piranhas. Je me demande pourquoi il nous donné des gilets de sauvetage ? La lumière est très belle et je me régale en photo avec mon téléobjectif. J'ai vraiment bien fait de venir. Le soir, nous retournons diner dans notre petite gargote où la cuisinière nous a préparé un succulent poisson. De la Dorada, un gros poisson qu'on pèche dans le lac.

dimanche 25 octobre 2009

San Ignacio

 Au petit déjeuner, Michaël me propose de me joindre à un groupe pour à Colonia Pellegrini voir une réserve naturelle d'oiseaux. Le parc naturel de « Esteros del Ibera » est situé à 300 kms au sud-ouest. Il faut obligatoirement prendre un 4x4 car il y a 250 kms de piste plutôt mauvaise. Je n'avais pas prévu d'y aller mais l'idée me tente bien. On se donne donc rendez-vous à 14 heures devant l'hôtel. Je profite de la matinée pour aller visiter la mission jésuite juste en face. Elle est beaucoup mieux conservée que celles que nous avons visitées hier. Cet endroit est chargé d'histoire. La lumière est très belle. Je prends pas mal de photos. Pour le déjeuner, je me tape un biftek de choriso énorme. Puis c'est le départ pour la réserve. Je fais la connaissance de Tim et Richard, deux canadiens anglophones mais parlent un peu français, de Brandon, un jeune australien qui ne parle qu'anglais que j'ai beaucoup de mal à comprendre et Liliana une jolie anglaise (si, si, ça existe...) qui est en vacances pour 15 jours seulement. Nous prenons donc tout d'abord une voiture qui nous conduit jusqu’à Posadas où nous attend un 4x4. La piste est plutôt bonne par rapport à celles que je connais d'Afrique mais comme il a beaucoup plu ces derniers temps, nous traversons de nombreux gués. Il est évident qu'une simple voiture ne passerait pas. Ici, tout est plat et vert à perte de vue. Quelques rizières, mais surtout de grands pâturages pour les vaches et les moutons. Je vois mes premiers gauchos. Ils n'ont pas dû beaucoup changé depuis 200 ans. On se croirait dans un western. On rencontre aussi des espèces d'autruches, des renards et des rapaces. Nous mettons à peine 3 heures pour atteindre Colonia Pellegrini. Un petit village avec de grandes artères en piste. C'est la campagne profonde. Le chauffeur nous dépose à l'Hostal Don Justino. Un petit gîte pas trop cher. Nos hôtes sont charmants. Les chambres sont sommaires mais correctes. J'installe ma moustiquaire car ça pullule. Nous allons tous ensemble diner dans une petite gargote trouvée au hasard. On nous sert un excellent poulet servi avec un vin argentin. Un vrai régal. Les discussions se font tantôt en anglais, tantôt en français ou en espagnol. Ça fatigue à la longue.

samedi 24 octobre 2009

Santa Ana et Loreto

 Ce matin, il pleut. Et ici quand il pleut, il pleut. L'électricité est coupée. Donc, pas grand chose à faire. En descendant dans le hall de l'hôtel, le patron, Michaël, me présente 3 belges flamands (Georges, Cécilia et Agnès) qui veulent se rendre en taxi aux missions de Santa Ana et Loreto. Il me propose de les accompagner. C'est une bonne idée, ça réduira les frais de taxi. Nous nous donnons rendez-vous à 14 heures devant l'hôtel. Notre chauffeur est en fait un policier qui accompagne de temps en temps les touristes pour améliorer son salaire qui n'est apparemment pas mirobolant. Il est cependant très sympathique. Le soleil est revenu, la chaleur avec. La première mission de Santa Ana est située à une vingtaine de kilomètres en direction de Posadas. Il ne reste pas grand chose. Quelques murs et des tas de pierres ensevelis sous la végétation. Mais l'endroit est paisible et agréable. Beaucoup de branches d’arbres sont tombées à cause de la tempête de ce matin. Une guide nous fait visiter le site en espagnol. Je dois traduire pour mes amis belges. Pour la petite histoire, ces missions jésuites datent du 17ème siècle. Une poignée de jésuites avait mis en place un système social très organisé avec les indiens Guaranìs. Rien n'était imposé. Seuls étaient interdit le cannibalisme et la polygamie. C'était un peu une société utopique très proche du socialisme. C'était une façon aussi de protéger les indiens des négriers portugais qui venaient du Brésil. Ça a duré comme ça pendant 150 ans. Puis le roi d'Espagne voyant que ces communautés échappaient complètement à son autorité a décidé de les supprimer. Ce fut la guerre pendant plusieurs années puis l'anéantissement de toutes les missions qui ont été brûlées et détruites. Petit à petit, les indiens Guaranìs ont du s'intégrer au système espagnol. Triste fin pour un monde qui paraissait idéal. Le site de Loreto est encore plus désolé. Il ne reste que quelques murs et des sanitaires publiques. Toutes les pierres ont été piquées par des immigrants européens pour construire leur maison. Mais on ressent la sérénité des lieux. De retour à San Ignacio, nous allons boire une bière sur la terrasse d’un restaurant avec mes amis belges. Ce sont de jeunes retraités qui prennent 2 mois pour visiter l'Argentine. Moi, ça me fait plaisir de parler français.

vendredi 23 octobre 2009

On a fouillé dans mon sac !

 Aux chutes, j'ai du me faire dévorer par des insectes aux jambes et aux avant-bras car ça m'a démangé toute la nuit. Les boutons sont énormes. Je vais donc à la pharmacie pour acheter de quoi calmer la douleur et une crème anti-moustique. J'en profite pour passer à la banque afin de retirer de l'argent. Je suis à sec. Je prépare mon sac, paye l'hôtel et me dirige vers la gare routière. Je prends un billet pour San Ignacio, situé 300 kms au sud. Le chauffeur du bus me propose de mettre mon sac dans la soute à bagages du bus. Je ne garde que mon petit sac à dos avec tous mes effets de valeur. Je suis installé au deuxième étage tout devant. J'ai devant moi un vrai panorama, comme si j'étais à la place du chauffeur. Il y a 5 heures de route. Excellente route d'ailleurs. Il fait un temps magnifique. Soleil et ciel bleu. Les paysages sont jolis mais plutôt monotones. À la sorti de Puerto Iguazù, il y un barrage de police avec contrôle d'identité. J'ai remarqué qu'il y avait plus de militaires et policiers visibles ici en Argentine qu'au Brésil. Le régime militaire n'est pas si lointain apparemment. On traverse plein de jolis petits villages très propres et bien tenus. Arrivés à San Ignacio, on nous jette à l'arrêt de bus situé sur la nationale. Je me dis qu'il aurait pu faire un détour par le centre ville. Mais non, il faut marcher sous le soleil qui tape fort. L'aide-chauffeur me remet mon sac qui était dans la soute puis me voilà en marche pour le centre ville. Sur le chemin, un type m'accoste pour me proposer d'aller dans son hôtel bien mieux que tous les autres, bien sûr. Le prix de la chambre et du petit déjeuner inclus est de 40 pesos (10 €). Décidemment, c'est de moins en moins cher. À ce train là, ils vont finir par me payer pour dormir chez eux. Après m'être renseigné sur les prix dans un autre hôtel, je décide d'aller chez lui. Il faut marcher encore un peu mais son hôtel "Portal del Sol" est situé juste à l'entrée des ruines d'une ancienne mission de jésuites. Il y a aussi plein de restaurants à coté. L'endroit me parait plutôt sympathique. La chambre qu'il me montre est impeccable. Je la prends. Après avoir pris une bonne douche, je déballe mon gros sac pour y chercher une aiguille pour crever mes boutons d'insectes qui commencent sérieusement à me taper sur le système. Une fois percé, cela me soulage énormément. En ouvrant le sac, je suis surpris du désordre à l'intérieur. Je pense d'abord que ça a du bien secouer dans la soute puis je m'aperçois qu'il me manque mon Kway et une petite trousse avec tous mes câbles informatiques et les transfos de mes appareils. Au début, je pense les avoir oublié à Puerto Iguazù. Puis je constate qu'on arrive à passer une main à l'intérieur du sac, même avec le cadenas fermé. On a donc du me les voler dans le bus. Plus moyen d'alimenter le pda, l'iPod et le Netbook. Il va falloir que j'utilise ces appareils avec parcimonie le temps de racheter du matériel dans un magasin d'informatique. C'est mon premier vol depuis mon départ. Moi qui pensait que l'Argentine était plus sure que le Brésil. Mes boutons me tirent tellement sur les muscles de mes jambes que j'ai de la peine à marcher. Cela ne m'empêche pas d'aller voir le spectacle de son et lumière qui est organisé dans la mission jésuite. C'est plutôt bien fait. Les monuments sont éclairés de toutes les couleurs et des scènes de l'histoire des indiens et missionnaires sont projetées sur des filets d'eau. Le rendu est plutôt pas mal mais ce n'est pas non plus exceptionnel. Je retourne à l'hôtel en titubant tellement ça me lance. Je regarde à la télé la fin d'un film français (les rivières pourpres) doublé en espagnol. Marrant.

jeudi 22 octobre 2009

Les chutes du coté argentin

 Avec la pluie qu'il est tombée hier soir, ma chambre est infestée de moustiques. Heureusement que j'ai pensé à emporter une moustiquaire. Un des équipements le plus indispensable en voyage. J'ai regardé la météo sur internet. Ils annoncent le retour du soleil en fin de matinée. Je vais donc me rendre au parc des chutes d'Iguazù, du coté argentin cette fois. Un petit train nous transporte au départ de 3 circuits. Le circuit inférieur qui parcours les chutes à mi niveau, le circuit supérieur qui passe au-dessus des chutes et enfin le circuit du "Garganta del Diablo" qui est le clou du spectacle. Je les fais dans cet ordre car c'est à contre sens des touristes. Pour faire le circuit inférieur, il faut mettre un Kway car la brume des chutes mouille rapidement. Les chemins sont réalisés avec des passerelles métalliques. Il faut faire attention car ça glisse. Je protège au mieux mon reflex. Le petit Canon n'a plus de batterie. Je me passerai donc des vidéos. Le soleil n'est pas encore là. Ça manque un peu de lumière mais c'est magnifique quand même. Puis c'est au tour du circuit supérieur. Les passerelles surplombent les chutes. Impressionnant. On peut apercevoir les touristes du coté brésilien. Je rencontre un couple de français avec qui je discute un bon moment lors d'une pause. Ils me conseillent vivement d'aller faire un tour à San Ignacio. On peut y voir des ruines de missions jésuites. Il parait que c'est très intéressant. Ensuite, pour aller au circuit du Garganta del Diablo, il faut reprendre le petit train. Le soleil fait enfin son apparition. Un long chemin de passerelles au dessus du rio Iguazù nous conduit au début des chutes. Tout d'un coup, c'est le gouffre et les masses d'eau dégringolent dans le vide. C'est époustouflant. On a envie de rester là des heures, comme hypnotisé par le vide. Au retour, comme j'ai encore du temps, je décide de refaire les deux premiers parcours. Il y a moins de monde que ce matin et le soleil change complètement les décors. J'en profite pour photographier des papillons et des oiseaux magnifiques. Il commence à faire bien chaud et la fatigue commence à se faire sentir. Je rentre à l'hôtel.

mercredi 21 octobre 2009

Puerto de Iguazù

 Au petit déjeuner, un anglais m'apprend que la plus part des routards qui vont à Salta passe par le Paraguay. C'est pas con. Faut que j'y réfléchisse. Pour l'instant, mon but est d'aller à Puerto de Iguazù en Argentine. Ça se trouve juste de l'autre coté de la frontière. À la gare routière, je trouve un bus qui fait la navette entre les deux villes. Le passage de la frontière n'est qu'une formalité. Bom dia, tampon sur le passeport, obrigado. Buenas dias, tampon, gracias. Et me voilà en Argentine. Puerto de Iguazù est beaucoup plus petit que Foz. On dirait une petite ville de province. Les rues sont arborisées. C'est un peu comme une ville balnéaire. Restaurants, hôtels, agences de voyage et boutiques de souvenirs. Je me dirige vers un hôtel recommandé par le Lonely. Bof, pas terrible et plutôt cher. Je décide d'aller voir ailleurs. Je tombe par hasard sur un hôtel "Hotel Tierra Colorada" dans une petite rue calme. Le patron, très sympathique, me propose une chambre nickel qu’il me brade pour 70 pesos (17 €) la nuit avec petit déjeuner et piscine inclus. La tengo. Il est une heure de moins qu'au Brésil. Je vais me balader en ville. Il fait très orageux. Il n'y a pas grand chose à voir. De jolies maisons avec de beaux jardins. La population a changé. Pas de noirs, essentiellement des blancs, type espagnol. Quel plaisir de comprendre enfin les conversations. Je n'ai pas trop perdu mon espagnol. Tant mieux. Je vais à la banque pour retirer des pesos. Le distributeur ne veut rien me donner. Une employée m'explique que je ne peux pas retirer plus de 320 pesos (80€) à la fois. J'essaie 300, ça marche. Ouf ! Je vais déjeuner dans un restaurant qui sert des brochettes monstrueuses. Y en a au moins pour 3 personnes. La viande est succulente. Je me régale. À la télé du resto, ils montrent la fusillade qui a eu lieu à Rio. C'était chaud apparemment. Quand je pense que j'y étais ! Au loin le tonnerre gronde. Ça va tomber. Je rentre à l'hôtel prendre une bonne douche. Ça y est, ça tombe dru durant plus de deux heures. Des torrents de pluie chargés de boue envahissent les rues. Quel orage ! Pauvres campeurs…

mardi 20 octobre 2009

Les chutes d’Iguaçu coté brésilien

 Ce matin, le patron de l'hôtel organise un tour pour aller voir les chutes du coté argentin. J'aurai tout loisir de le faire lorsque je serai en Argentine. Donc, je décline l'invitation et me prépare pour aller voir ces mêmes chutes mais du coté brésilien. Le circuit est plus court mais parait-il que la vue y est plus belle. Cette fois j'emporte mon appareil photo reflex. Je vais enfin pouvoir faire des belles photos. Je vais au centre ville pour prendre un bus local qui m'amène à l'entrée du parc. Bien entendu, il y a du monde mais je m'attendais à pire. Ce ne sont pas encore les vacances d'été (décembre à janvier). Des bus panoramiques nous transportent jusqu'au début du parcours. J'essaie de me glisser entre un groupe de brésiliens et un d'argentins en espérant que celui des japonais ne me rattrapera pas. Voilà les fameuses chutes. C'est grandiose ! Il y en au moins une centaine, plus impressionnantes les unes que les autres. Les masses d'eau dégringolent par des failles sur plus de 2 kilomètres de long. Impressionnant ! La brume provoquée par les trompes d'eau est telle qu'on doit se couvrir d'un Kway pour ne pas être trempé. Je crois que j'attendrai encore un peu pour sortir le reflex. Heureusement que j'ai emmené le petit Canon. Des espèces de petits tapirs viennent mendier de la nourriture. Ils n'ont pas l'air très farouches. Je n'avais encore jamais vu ce genre de bestiole. Il y a aussi pleins de gros papillons de toutes les couleurs. Le chemin longe les chutes à flan de colline pour arriver jusqu'en bas. Une passerelle permet de s'avancer en plein milieu du fracas. On se trempe bien mais c'est génial comme impression. La force de l'eau est telle qu'on se dit qu'on aurait aucune chance de s'en sortir si on tombait. Un ascenseur remonte ceux qui le souhaite en haut des chutes. Moi, je préfère grimper par le chemin. Il y a moins de monde. Là-haut, la vue est splendide. Je vais manger un hamburger au resto. Une fois installé à une terrasse qui donne sur le haut des chutes, un tapir saute sur ma table et me pique une bonne poignée de frites, le chameau. C'est rapide ces bêtes-là. Tout le monde rigole bien mais ça fait tout de même bizarre. Plutôt que de repartir par le bus, je préfère prendre le chemin en sens inverse. L'inconvénient, c'est qu'on croise tous les touristes mais les vues paraissent différentes et puis maintenant, le soleil brille. Pour les photos, c'est pas mal. Je découvre un autre petit chemin qui passe dans la forêt tropicale. Je suis tout seul. Ça me rappelle les sentiers surélevés en planches de bois qu'il y avait à Bornéo. C'est sympa mais trop court. Ça me ramène à la route. Un type m'explique que pour randonner, il vaut mieux aller du coté argentin. Ce sera pour bientôt alors. Je rentre en bus à l'hôtel pour voir mes photos. La chaleur est revenue. Tant mieux.

lundi 19 octobre 2009

Le barrage d'Itaipu

  De la gare routière, je prends un taxi pour me rendre à la Pousada de Laura, dans le centre ville. Une charmante petite auberge conseillée par le Lonely Planet. En effet, il y a une petite cour intérieure avec des hamacs, des parasols, de la musique brésilienne et des chambres très calmes. L'endroit me plait tout de suite. Je fais la connaissance d'un routard allemand très sympa. Sa sœur habite Sao Paulo. Il vient faire un peu de tourisme dans le coin. Je me tâte pour essayer de dormir un peu mais le café qu'on m'a offert à mon arrivée m'en empêche. Je décide donc d'aller visiter le barrage d'Itaipu. C'est le plus grand barrage du monde après celui des « 3 gorges en Chine ». Il est situé à quelques kilomètres au nord de la ville sur le Paraná entre le Brésil et le Paraguay. Je prends un bus local pour m'y rendre. On traverse tous les quartiers de la ville. Apparemment, il n’y pas grand chose à voir. La visite du barrage est très organisée. Un petit film d'explication puis une visite en bus ouvert, un peu comme dans Jurassic Park. L'ouvrage qui a demandé plus de 10 ans de construction est gigantesque. On se sent vraiment tout petit. C'est fou ce que les hommes sont capables de faire. Retour à la Pousada en bus local. Soirée sur la terrasse avec petite causerie entre voyageurs et musique de fond brésilienne. Je crois que ce soir, je ne vais pas faire de vieux os.

dimanche 18 octobre 2009

23 heures de bus

 Une fois mon sac fait, je descends à l'accueil. Mon bus pour Foz do Iguaçu part à 11h15. Comme il est 9h30 et qu'il me faut environ une demi-heure pour me rendre à la gare routière, j'ai largement le temps d'envoyer quelques mails. Vers 9h50, Raizza s'étonne de me voir. "Tu vas être en retard pour ton bus". "Ben non, j'ai au moins une heure d'avance ?" Et là, il m'explique qu'on a changé d'heure cette nuit. En fait, il est 10h50 ! Comment pouvais-je le savoir ? Bref, c'est la panique. Il m'appelle un taxi en urgence. Je ferme tout mon bardât en catastrophe et saute dans le taxi. Heureusement, il n'y a pas beaucoup de circulation aujourd’hui, on est dimanche. Le chauffeur a compris l'urgence. Il fonce et arrive à 11h05 à la gare routière. (Ouf ! C'est juste) Rodoviaria, c'est un peu comme un aéroport mais avec des bus. Il y a des quais et des passerelles partout. On m'indique toujours très gentiment mon chemin. Je trouve enfin mon bus qui est à deux doigts de partir. J'ai une place tout devant. Génial ! Me voilà donc parti pour 23 heures de voyage. La banlieue de Rio est immense. On change de monde. Des habitations faites de bric et de broc. Rien n'est fini. Le tout noyé dans une végétation tropicale. Nous empruntons une autoroute jusqu'à Sao Paulo. Les paysages sont un peu monotones. On s'arrête déjeuner dans un routier assez luxueux. On paye au kilo. On reprend la route. Que c'est long… On arrive enfin à Sao Paulo qui a tout l'air d'une mégalopole. Des immeubles à perte de vue. C'est la capitale économique du Brésil. Il est 19 heures, la nuit tombe. On repart pour gagner la campagne. Les passagers sont adorables mais ils me parlent en portugais et je ne comprends pas grand chose. Quand on ne peut pas communiquer, on passe à coté de plein de choses. Dommage ! Ce sera mieux en Argentine et au Chili. Je maitrise un peu plus l'espagnol. On s'arrête diner dans un petit routier beaucoup moins classe qu'à midi. Mais on y mange bien. Il y a des énormes scarabées volants qui viennent s'écraser sur les néons. J'en n’avais jamais vu d'aussi gros. De retour dans le bus, je tente de dormir. Pas facile, il tangue beaucoup et puis la clim doit être à fond. Fort heureusement, j'ai pensé à prendre un pull et une couverture avec moi. J'ai dû somnoler à peine quelques heures. Vers 5 heures du mat, le chauffeur s'arrête pour prendre un café. Il y a de l'orage partout. Il fait même frisquet. Les dernières heures du voyage sont les plus longues. Il n'y a aucune distance indiquée sur les panneaux, donc, on est incapable de savoir où on est. Et en plus, il pleut à grosses gouttes, on n'y voit rien. Il y un éclair qui embrase le ciel toutes les 2 secondes. Le jour se lève petit à petit et on peut enfin voir le paysage. Ça a complètement changé. On se croirait en pleine campagne française. Des champs de blé, des arbres feuillus, des fermes avec des toitures en tuiles, des ruisseaux, plein de vaches. Et puis tout est très vert. Je comprends mieux maintenant pourquoi le Brésil est un gros producteur de blé. On arrive enfin à Foz do Iguaçu. J'ai les fesses en compote.

samedi 17 octobre 2009

La plage de Copacabana

 
   Aujourd'hui, le ciel est bien couvert. C'est le temps idéal pour aller faire un tour du coté des plages de Capacabana et d'Ipanema. Il y aura moins de foule. D'autant plus que tout le monde va à la plage le week-end. Raizza, le type de l'hôtel (un arménien, né en Iran et qui vit depuis huit ans au Brésil) me conseille vivement d'aller faire un saut à Niteroi. C'est en face de Rio. Il faut prendre un ferry. La vue sur Rio y est parait-il magnifique. L'idée n'est pas conne. Je prends donc le métro jusqu'au bout de la ligne du sud. C'est comme notre Rer mais en beaucoup plus propre. La dame du guichet m’explique comment fonctionne les tickets. D’une manière générale, les brésiliens sont des gens vraiment charmants et serviables. Me voilà rendu au bout de la plage de Copacabana. C'est comme à la télé. Une immense baie et une plage de sable blanc à perte de vue avec plein d'immeubles qui la borde. L'intérieur de la ville n'a pas grand intérêt. Ipanema regorge d'immeubles de standing. Les rues se ressemblent toutes. Des hôtels, des restaurants, des touristes, des putes, des petits malins qui essaient de faire les poches des touristes mais pas d'âme. J'ai bien fait de loger à Catete. C'est quand même beaucoup plus sympa et plus populaire. Après avoir pris quelques photos de principe, je ne m'attarde pas trop et reprends le métro pour aller au centre ville et prendre mon ferry pour Niteroi. J'aime bien les ferrys, ça fait vacances. La traversée ne dure qu'une demi-heure. Très peu de touristes. Et pour cause, Niteroi est surtout habité par des brésiliens qui vont travailler à Rio. Donc, changement d'ambiance. La vraie vie quoi. Je trouve un restaurant sur une petite place qui me sert une excellente pizza à la Portuguesa. En longeant les quais, on distingue à peine Rio qui est noyé dans les nuages. La pluie finit par nous tomber dessus. Je m'abrite sous un énorme arbre pleins de lianes. Juste à coté, il y des gens qui jouent au foot. Un vrai spectacle. Ça m'occupe en attendant que la pluie chaude s'arrête. Je profite d'une accalmie pour regagner le ferry. Puis retour à l'hôtel par le métro. Le centre ville est complètement désert. Les magasins doivent fermer le samedi après-midi ? La pluie recommence à tomber. Le ciel est tout noir. Je crois que c'est parti pour un bon moment. Tiens ? Encore des pétards. Décidemment, les brésiliens ont le sens de la fête.

vendredi 16 octobre 2009

Le Corcovado

Réveil à 6 heures. Y a du mieux. Ce matin, je décide de monter voir le Christ Rédempteur au Corcovado. Il paraît qu’il absoooolument voir ça. Je prends un micro bus local qui m'emmène à la station de train à crémaillère qui monte là-haut. Je suis étonné de la propreté générale de Rio. Pour une ville latine, c'est à souligner. Tous mes amis de Bidochonland sont là. C'est un immense plaisir de les revoir. Les mêmes qu'au Pao de Açucar. Le train grimpe sec à travers une forêt tropicale. (Il paraît que c’est la plus grande en milieu urbain.) Même le pape Jean-Paul 2 l'a emprunté pour aller bénir la statue. C'est dire le sentiment de fierté qu'on éprouve en montant à l'intérieur. Ça parle toutes les langues y compris le français. Il y a même un groupe de cariocas qui nous joue la salsa. Arrivé là-haut, c'est Disneyland. Des centaines de touristes qui se photographient les uns les autres. Il y a même des hélicoptères de touristes qui font le tour du pic en photographiant les touristes qui les photographient. Bref, tout le monde est ravi. Cependant, il faut reconnaître que le point de vue est extraordinaire. Je crois n'avoir jamais vu quelque chose de semblable. La statue du Christ est, à mon avis, assez immonde. Mais ce doit être le monument le plus photographié au monde avec la statue de la liberté, la tour Eiffel et les Pyramides. Le temps est assez nuageux mais dégagé. Je pourrais rester des heures à admirer le panorama. Mais l'afflux permanent de touristes me pousse à redescendre. Retour à l'hôtel par les moyens du bord. Bus local et marche. A peine rentré dans ma chambre, j'entends des coups de feu dehors. Ou peut être sont-ce des pétards ? On va dire que ce sont des pétards.

jeudi 15 octobre 2009

Le pain de sucre

Bien entendu, je me réveille à 3 heures du mat en ayant l'impression d'avoir fait une bonne nuit, décalage horaire oblige. Allez, il faut se rendormir. Quand je pense qu'en ce moment, en France, les gens commence leur boulot. La vie est parfois cruelle. Second réveil à 7h30. C'est déjà mieux. Finalement, je m'adapte beaucoup plus facilement quand le décalage est dans ce sens. Le type de l'hôtel, très sympathique au demeurant, m'indique une agence de voyage où je pourrais réserver un bus pour Iguaçu. Ça tombe bien, c'est sur ma route. En effet, je compte aller ce matin au pain de sucre à pieds. Ça fait une petite trotte mais c'est en marchant qu'on découvre le mieux les lieux. Finalement, je ne dois pas trop faire tâche dans le décor car on me parle souvent en portugais. Pour être honnête, il faut savoir que les brésiliens ne parlent Que le portugais. Après avoir pris mes renseignements à l'agence pour mon bus, je marche une petite heure pour arriver au pied des télécabines. Là, c'est bidochonland. Des cars de touristes à perte de vue. Je m'y attendais. Mais il faut reconnaître que l'ascension en vaut la peine. C'est tout simplement magnifique. Les panoramas sont grandioses. Arrivés au sommet du premier monticule, nous sommes accueillis par de violentes bourrasques de vent. Ça sent l'orage. Le temps est nuageux mais la visibilité reste correcte. Puis un second télécabine nous mène au sommet du pain de sucre. Fabuleux. Je mitraille de photos avec mon petit Canon. Ce n'est pas l'idéal pour les paysages. J'aurais peut-être dû emporter mon reflex. Mais par mesure de sécurité, je préfère me balader avec le petit. Des petits sentiers permettent de se promener sur les flans. Il y a plusieurs belvédères qui ont été installés pour admirer la vue. La plus part des touristes n'y viennent pas, préférant rester au bar de la station. Tant mieux. La descente est elle aussi majestueuse. Pour rentrer, je décide de prendre un bus. Ça ne coute que quelques reals (la monnaie brésilienne). À l'intérieur, rien que du local. Apparemment, pas d'étranger. Ambiance sympa mais il faut faire attention car il parait qu'il y a souvent des pickpockets. Je retourne à l'hôtel chercher ma carte bleue pour tirer de l'argent au distributeur et payer mon billet de bus. C'est toujours l'angoisse avant de retirer de l'argent. Est-ce que ça va marcher ? J'ai un mauvais souvenir de Bangkok où il m'était impossible de retirer de l'argent car j'en demandais trop. (Je ne savais à l'époque que les retraits étaient limités). Hourra ! Ça marche ! Tout va bien, le voyage peut continuer... Je réserve mon bus "confort" pour dimanche prochain. Une place devant au premier étage. Une fois rentré à l'hôtel, l'orage tombe. Tant mieux, ça va rafraichir l'air.

mercredi 14 octobre 2009

Arrivé à Rio de Janeiro

  La première impression à la sortie de l'aéroport est cette atmosphère moite qui caractérise les villes tropicales. Le soleil vient à peine de se lever et il fait déjà chaud. J'attends une petite demi-heure le bus qui m'amènera à Praia do Flamengo, là où se trouve mon hôtel. Ce qui me frappe le plus, ce sont toutes ces favelas qui longent la route. Ce ne sont pas vraiment des bidonvilles mais plutôt des cubes en briques inachevés imbriqués les uns dans les autres. Après une petite marche, j'arrive enfin au Art Hostel Rio. Charmant petit hôtel, accueil sympathique, ambiance routard mais j'aime bien. Trouvé par hasard sur internet. Comme il faut que j'attende midi pour pouvoir rentrer dans ma chambre, je vais prendre un petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel. Le café m'a bien réveillé. Je décide d'aller faire un tour dans le centre ville. Il y a beaucoup de monde qui marche dans les rues. Il est 8h30, ils vont au boulot. Il y a un mélange de population incroyable. Des noirs, des blancs, des jaunes, des pauvres, des riches, des beaux, des laids. A ce propos, les mecs, je ne voudrais pas foutre en l'air vos fantasmes mais question gonzesses, c'est pas tout fait comme dans les films. Certes il y a quelques jeunettes pas trop mal foutues mais passées 20 ans, circulez, y a rien à voir. C'est bien simple, elles doublent de volume surtout au niveau des anches. Voilà, c'est dit. Bref, tout se petit monde à l'air de vivre en bonne harmonie, tout du moins en apparence. Il est assez fréquent de voir des pauvres gens couchés par terre. Les bâtiments sont dans l'ensemble bien délabrés. C'est un peu un mélange de Dakar et de Porto. Avec des vieilles bâtisses style colonial et des bâtiments modernes des années 70 d'un goût douteux. Au début, j'ai un peu l'angoisse de sortir mon appareil photo. Puis petit à petit, je me sens plutôt à l'aise dans cette ville. Malgré ce qu'en m’ont dit les uns et les autres, ce n'est pas si terrible que ça. Enfin, pour le moment. Parfois, on reçoit des gouttes d’eau sur la tronche. C’est tout simplement la condensation des climatiseurs qui tombe du haut des buildings. Après une longue marche, je retourne à l'hôtel, histoire de me reposer un peu. Je commence à ressentir la fatigue du voyage et surtout le décalage horaire. Comme le Wifi marche très bien, j'en  profite pour mettre mes photos en ligne et mon blog à jour. C'est qu'en même bien pratique ce truc. Il est 18 heures et il fait déjà nuit. Il est vrai que sous les tropiques, la nuit tombe vite. Le quartier de Flamengo est très animé. Ambiance décontractée. Je trouve une espèce de self service où sont servis des plats typiquement brésiliens. On paye au poids. C'est marrant et pas mauvais du tout. Allez, maintenant, faut aller dormir.

mardi 13 octobre 2009

Le départ

C'est toujours lorsque je coupe l'eau et l'électricité de l'appartement que je me rends compte que je pars pour longtemps. Ça me fait ça à chaque fois. Un petit coup de blues passager. Mais c'est vraiment à cet instant qu'on se rend compte qu'on part vraiment. A partir de maintenant, il faut marcher au radar et ne plus réfléchir. Le Rer nord me donne un avant goût du melting-pot que je vais retrouver au Brésil. Il est 19 heures, les gens rentrent chez eux. A Roissy, une immense queue m'attend avant l'enregistrement mais finalement, ça avance plus vite que prévu. L'avion est en grande majorité rempli par des touristes brésiliens. Tous blancs... Comme j'arrive à dormir, le vol passe plutôt vite. Arrivée à Rio de nuit juste après un orage. Il est 5 heure de mat, Rio se lève.

lundi 12 octobre 2009

Préparation au voyage

Et voilà, c'est reparti pour un tour ! Pas un tour du monde. Un tour du sud de l'Amérique.
Au début mon intention était d'aller d'Ushuaia à Vancouver en longeant la cordillère des Andes. Mais, en lisant les forum sur Internet, j'ai du me rendre à l'évidence que la distance entre ces deux villes était très longue et que le plaisir du voyage risquait de vite tourner à l'endurance. Pas mon style. Donc, ma décision est prise de me limiter au sud de l'Amérique du sud. C'est à dire, le sud du Brésil, l'Argentine et le Chili. C'est plus raisonnable et il y a déjà beaucoup à faire et à voir.
La préparation du voyage n'est pas trop compliquée. Je profite de l'expérience de mon dernier périple en Asie du sud-est. Une règle simple : voyager léger. J'acquière donc un sac en toile de 90 litres qui se porte à la fois en bandoulières et à dos. C'est finalement très pratique et ça fait moins "routard". J'y mets à l'intérieur une tente très légère (moins d'un kilo), un sac de couchage fin, un drap viande, une moustiquaire, quelques vêtements légers, mes appareils photos, mon Netbook, mon iPod et mon pda. S'il me manque des choses, je les achèterai sur place. Pour les papiers, j'emporte mon passeport, mon permis de conduire, mon billet d'avion, les guides "Lonely Planet", une carte, un petit dictionnaire espagnol, quelques euros et bien entendu ma carte bancaire.
Me voilà fin prêt.