dimanche 18 octobre 2009

23 heures de bus

 Une fois mon sac fait, je descends à l'accueil. Mon bus pour Foz do Iguaçu part à 11h15. Comme il est 9h30 et qu'il me faut environ une demi-heure pour me rendre à la gare routière, j'ai largement le temps d'envoyer quelques mails. Vers 9h50, Raizza s'étonne de me voir. "Tu vas être en retard pour ton bus". "Ben non, j'ai au moins une heure d'avance ?" Et là, il m'explique qu'on a changé d'heure cette nuit. En fait, il est 10h50 ! Comment pouvais-je le savoir ? Bref, c'est la panique. Il m'appelle un taxi en urgence. Je ferme tout mon bardât en catastrophe et saute dans le taxi. Heureusement, il n'y a pas beaucoup de circulation aujourd’hui, on est dimanche. Le chauffeur a compris l'urgence. Il fonce et arrive à 11h05 à la gare routière. (Ouf ! C'est juste) Rodoviaria, c'est un peu comme un aéroport mais avec des bus. Il y a des quais et des passerelles partout. On m'indique toujours très gentiment mon chemin. Je trouve enfin mon bus qui est à deux doigts de partir. J'ai une place tout devant. Génial ! Me voilà donc parti pour 23 heures de voyage. La banlieue de Rio est immense. On change de monde. Des habitations faites de bric et de broc. Rien n'est fini. Le tout noyé dans une végétation tropicale. Nous empruntons une autoroute jusqu'à Sao Paulo. Les paysages sont un peu monotones. On s'arrête déjeuner dans un routier assez luxueux. On paye au kilo. On reprend la route. Que c'est long… On arrive enfin à Sao Paulo qui a tout l'air d'une mégalopole. Des immeubles à perte de vue. C'est la capitale économique du Brésil. Il est 19 heures, la nuit tombe. On repart pour gagner la campagne. Les passagers sont adorables mais ils me parlent en portugais et je ne comprends pas grand chose. Quand on ne peut pas communiquer, on passe à coté de plein de choses. Dommage ! Ce sera mieux en Argentine et au Chili. Je maitrise un peu plus l'espagnol. On s'arrête diner dans un petit routier beaucoup moins classe qu'à midi. Mais on y mange bien. Il y a des énormes scarabées volants qui viennent s'écraser sur les néons. J'en n’avais jamais vu d'aussi gros. De retour dans le bus, je tente de dormir. Pas facile, il tangue beaucoup et puis la clim doit être à fond. Fort heureusement, j'ai pensé à prendre un pull et une couverture avec moi. J'ai dû somnoler à peine quelques heures. Vers 5 heures du mat, le chauffeur s'arrête pour prendre un café. Il y a de l'orage partout. Il fait même frisquet. Les dernières heures du voyage sont les plus longues. Il n'y a aucune distance indiquée sur les panneaux, donc, on est incapable de savoir où on est. Et en plus, il pleut à grosses gouttes, on n'y voit rien. Il y un éclair qui embrase le ciel toutes les 2 secondes. Le jour se lève petit à petit et on peut enfin voir le paysage. Ça a complètement changé. On se croirait en pleine campagne française. Des champs de blé, des arbres feuillus, des fermes avec des toitures en tuiles, des ruisseaux, plein de vaches. Et puis tout est très vert. Je comprends mieux maintenant pourquoi le Brésil est un gros producteur de blé. On arrive enfin à Foz do Iguaçu. J'ai les fesses en compote.

3 commentaires:

Armelle a dit…

oh c'est génial, j'ai l'impression de voyager avec toi :)

Vincent NINNIN a dit…

Ca fait un peu Tintin reporter mais c'est marrant. Et puis, ça te fait des distraction pendant tes révisions...

Armelle a dit…

Yep! la minute tintin de la journée!!