mercredi 21 octobre 2009

Puerto de Iguazù

 Au petit déjeuner, un anglais m'apprend que la plus part des routards qui vont à Salta passe par le Paraguay. C'est pas con. Faut que j'y réfléchisse. Pour l'instant, mon but est d'aller à Puerto de Iguazù en Argentine. Ça se trouve juste de l'autre coté de la frontière. À la gare routière, je trouve un bus qui fait la navette entre les deux villes. Le passage de la frontière n'est qu'une formalité. Bom dia, tampon sur le passeport, obrigado. Buenas dias, tampon, gracias. Et me voilà en Argentine. Puerto de Iguazù est beaucoup plus petit que Foz. On dirait une petite ville de province. Les rues sont arborisées. C'est un peu comme une ville balnéaire. Restaurants, hôtels, agences de voyage et boutiques de souvenirs. Je me dirige vers un hôtel recommandé par le Lonely. Bof, pas terrible et plutôt cher. Je décide d'aller voir ailleurs. Je tombe par hasard sur un hôtel "Hotel Tierra Colorada" dans une petite rue calme. Le patron, très sympathique, me propose une chambre nickel qu’il me brade pour 70 pesos (17 €) la nuit avec petit déjeuner et piscine inclus. La tengo. Il est une heure de moins qu'au Brésil. Je vais me balader en ville. Il fait très orageux. Il n'y a pas grand chose à voir. De jolies maisons avec de beaux jardins. La population a changé. Pas de noirs, essentiellement des blancs, type espagnol. Quel plaisir de comprendre enfin les conversations. Je n'ai pas trop perdu mon espagnol. Tant mieux. Je vais à la banque pour retirer des pesos. Le distributeur ne veut rien me donner. Une employée m'explique que je ne peux pas retirer plus de 320 pesos (80€) à la fois. J'essaie 300, ça marche. Ouf ! Je vais déjeuner dans un restaurant qui sert des brochettes monstrueuses. Y en a au moins pour 3 personnes. La viande est succulente. Je me régale. À la télé du resto, ils montrent la fusillade qui a eu lieu à Rio. C'était chaud apparemment. Quand je pense que j'y étais ! Au loin le tonnerre gronde. Ça va tomber. Je rentre à l'hôtel prendre une bonne douche. Ça y est, ça tombe dru durant plus de deux heures. Des torrents de pluie chargés de boue envahissent les rues. Quel orage ! Pauvres campeurs…

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