dimanche 25 octobre 2009

San Ignacio

 Au petit déjeuner, Michaël me propose de me joindre à un groupe pour à Colonia Pellegrini voir une réserve naturelle d'oiseaux. Le parc naturel de « Esteros del Ibera » est situé à 300 kms au sud-ouest. Il faut obligatoirement prendre un 4x4 car il y a 250 kms de piste plutôt mauvaise. Je n'avais pas prévu d'y aller mais l'idée me tente bien. On se donne donc rendez-vous à 14 heures devant l'hôtel. Je profite de la matinée pour aller visiter la mission jésuite juste en face. Elle est beaucoup mieux conservée que celles que nous avons visitées hier. Cet endroit est chargé d'histoire. La lumière est très belle. Je prends pas mal de photos. Pour le déjeuner, je me tape un biftek de choriso énorme. Puis c'est le départ pour la réserve. Je fais la connaissance de Tim et Richard, deux canadiens anglophones mais parlent un peu français, de Brandon, un jeune australien qui ne parle qu'anglais que j'ai beaucoup de mal à comprendre et Liliana une jolie anglaise (si, si, ça existe...) qui est en vacances pour 15 jours seulement. Nous prenons donc tout d'abord une voiture qui nous conduit jusqu’à Posadas où nous attend un 4x4. La piste est plutôt bonne par rapport à celles que je connais d'Afrique mais comme il a beaucoup plu ces derniers temps, nous traversons de nombreux gués. Il est évident qu'une simple voiture ne passerait pas. Ici, tout est plat et vert à perte de vue. Quelques rizières, mais surtout de grands pâturages pour les vaches et les moutons. Je vois mes premiers gauchos. Ils n'ont pas dû beaucoup changé depuis 200 ans. On se croirait dans un western. On rencontre aussi des espèces d'autruches, des renards et des rapaces. Nous mettons à peine 3 heures pour atteindre Colonia Pellegrini. Un petit village avec de grandes artères en piste. C'est la campagne profonde. Le chauffeur nous dépose à l'Hostal Don Justino. Un petit gîte pas trop cher. Nos hôtes sont charmants. Les chambres sont sommaires mais correctes. J'installe ma moustiquaire car ça pullule. Nous allons tous ensemble diner dans une petite gargote trouvée au hasard. On nous sert un excellent poulet servi avec un vin argentin. Un vrai régal. Les discussions se font tantôt en anglais, tantôt en français ou en espagnol. Ça fatigue à la longue.

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