
Aux chutes, j'ai du me faire dévorer par des insectes aux jambes et aux avant-bras car ça m'a démangé toute la nuit. Les boutons sont énormes. Je vais donc à la pharmacie pour acheter de quoi calmer la douleur et une crème anti-moustique. J'en profite pour passer à la banque afin de retirer de l'argent. Je suis à sec. Je prépare mon sac, paye l'hôtel et me dirige vers la gare routière. Je prends un billet pour San Ignacio, situé 300 kms au sud. Le chauffeur du bus me propose de mettre mon sac dans la soute à bagages du bus. Je ne garde que mon petit sac à dos avec tous mes effets de valeur. Je suis installé au deuxième étage tout devant. J'ai devant moi un vrai panorama, comme si j'étais à la place du chauffeur. Il y a 5 heures de route. Excellente route d'ailleurs. Il fait un temps magnifique. Soleil et ciel bleu. Les paysages sont jolis mais plutôt monotones. À la sorti de Puerto Iguazù, il y un barrage de police avec contrôle d'identité. J'ai remarqué qu'il y avait plus de militaires et policiers visibles ici en Argentine qu'au Brésil. Le régime militaire n'est pas si lointain apparemment. On traverse plein de jolis petits villages très propres et bien tenus. Arrivés à San Ignacio, on nous jette à l'arrêt de bus situé sur la nationale. Je me dis qu'il aurait pu faire un détour par le centre ville. Mais non, il faut marcher sous le soleil qui tape fort. L'aide-chauffeur me remet mon sac qui était dans la soute puis me voilà en marche pour le centre ville. Sur le chemin, un type m'accoste pour me proposer d'aller dans son hôtel bien mieux que tous les autres, bien sûr. Le prix de la chambre et du petit déjeuner inclus est de 40 pesos (10 €). Décidemment, c'est de moins en moins cher. À ce train là, ils vont finir par me payer pour dormir chez eux. Après m'être renseigné sur les prix dans un autre hôtel, je décide d'aller chez lui. Il faut marcher encore un peu mais son hôtel "Portal del Sol" est situé juste à l'entrée des ruines d'une ancienne mission de jésuites. Il y a aussi plein de restaurants à coté. L'endroit me parait plutôt sympathique. La chambre qu'il me montre est impeccable. Je la prends. Après avoir pris une bonne douche, je déballe mon gros sac pour y chercher une aiguille pour crever mes boutons d'insectes qui commencent sérieusement à me taper sur le système. Une fois percé, cela me soulage énormément. En ouvrant le sac, je suis surpris du désordre à l'intérieur. Je pense d'abord que ça a du bien secouer dans la soute puis je m'aperçois qu'il me manque mon Kway et une petite trousse avec tous mes câbles informatiques et les transfos de mes appareils. Au début, je pense les avoir oublié à Puerto Iguazù. Puis je constate qu'on arrive à passer une main à l'intérieur du sac, même avec le cadenas fermé. On a donc du me les voler dans le bus. Plus moyen d'alimenter le pda, l'iPod et le Netbook. Il va falloir que j'utilise ces appareils avec parcimonie le temps de racheter du matériel dans un magasin d'informatique. C'est mon premier vol depuis mon départ. Moi qui pensait que l'Argentine était plus sure que le Brésil. Mes boutons me tirent tellement sur les muscles de mes jambes que j'ai de la peine à marcher. Cela ne m'empêche pas d'aller voir le spectacle de son et lumière qui est organisé dans la mission jésuite. C'est plutôt bien fait. Les monuments sont éclairés de toutes les couleurs et des scènes de l'histoire des indiens et missionnaires sont projetées sur des filets d'eau. Le rendu est plutôt pas mal mais ce n'est pas non plus exceptionnel. Je retourne à l'hôtel en titubant tellement ça me lance. Je regarde à la télé la fin d'un film français (les rivières pourpres) doublé en espagnol. Marrant.
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