samedi 24 octobre 2009

Santa Ana et Loreto

 Ce matin, il pleut. Et ici quand il pleut, il pleut. L'électricité est coupée. Donc, pas grand chose à faire. En descendant dans le hall de l'hôtel, le patron, Michaël, me présente 3 belges flamands (Georges, Cécilia et Agnès) qui veulent se rendre en taxi aux missions de Santa Ana et Loreto. Il me propose de les accompagner. C'est une bonne idée, ça réduira les frais de taxi. Nous nous donnons rendez-vous à 14 heures devant l'hôtel. Notre chauffeur est en fait un policier qui accompagne de temps en temps les touristes pour améliorer son salaire qui n'est apparemment pas mirobolant. Il est cependant très sympathique. Le soleil est revenu, la chaleur avec. La première mission de Santa Ana est située à une vingtaine de kilomètres en direction de Posadas. Il ne reste pas grand chose. Quelques murs et des tas de pierres ensevelis sous la végétation. Mais l'endroit est paisible et agréable. Beaucoup de branches d’arbres sont tombées à cause de la tempête de ce matin. Une guide nous fait visiter le site en espagnol. Je dois traduire pour mes amis belges. Pour la petite histoire, ces missions jésuites datent du 17ème siècle. Une poignée de jésuites avait mis en place un système social très organisé avec les indiens Guaranìs. Rien n'était imposé. Seuls étaient interdit le cannibalisme et la polygamie. C'était un peu une société utopique très proche du socialisme. C'était une façon aussi de protéger les indiens des négriers portugais qui venaient du Brésil. Ça a duré comme ça pendant 150 ans. Puis le roi d'Espagne voyant que ces communautés échappaient complètement à son autorité a décidé de les supprimer. Ce fut la guerre pendant plusieurs années puis l'anéantissement de toutes les missions qui ont été brûlées et détruites. Petit à petit, les indiens Guaranìs ont du s'intégrer au système espagnol. Triste fin pour un monde qui paraissait idéal. Le site de Loreto est encore plus désolé. Il ne reste que quelques murs et des sanitaires publiques. Toutes les pierres ont été piquées par des immigrants européens pour construire leur maison. Mais on ressent la sérénité des lieux. De retour à San Ignacio, nous allons boire une bière sur la terrasse d’un restaurant avec mes amis belges. Ce sont de jeunes retraités qui prennent 2 mois pour visiter l'Argentine. Moi, ça me fait plaisir de parler français.

2 commentaires:

eric a dit…

holah vincent !
j'avais en son temps beaucoup aimé le film "Mission" sur ce thème des missions jésuites et des guaranis... avec la musique d'Ennio Moriconne... les paysages... je sais,je sais, je ne suis pas le premier à t'en parler!
muchas gracias, obligado, de nous faire partager ce nouveau périple. Ca fait du bien avec ce temps dégueulasse de début novembre sur Bordeaux. Pour Sandrine et moi, l'Amerique latine se limite à un séjour de trois semaines en Equateur, prolongée pour moi par une crêve à cause du lariam au retour, mais ça reste un chouette souvenir !
Hasta luego, hombre !

Vincent NINNIN a dit…

Oui, j'ai pensé au film lorsque j'était à San Ignacio visiter les missions. Ca fait longtemps que je l'ai vu. Je m'en souviens vaguement. Les bons missionnaires et les gentils indiens contre les méchants marchands d'esclaves. Mais bon, j'ai souvenir que les images étaient belles. Il parait qu'une partie du film a été filmé près des chutes d'Iguazu.
Bise à toute la famille.