
Je prends mon billet de bus pour Salta dans une petite agence de voyage toute pourrie dans le centre. Je ne sais pas pourquoi j'ai choisi celle-là plutôt qu'une autre ? Le type sympathique est un grand bavard. Il me raconte plein de trucs. Je ne comprends pas tout mais il est génial. Un vrai comédien. Il doit s'emmerder toute la journée derrière son comptoir, alors quand il tient un client, il ne le lâche plus. Mon bus partira à 18 heures ce soir et le trajet durera 13 heures. D'ici là, il va falloir que je m'occupe. Car à part les boutiques, il n'y a pas grand chose à faire ici. Et puis, il est à peine 11 heures et il fait déjà très chaud. Ils annoncent 36°C cet aprèm. Je fais donc la tournée des bistrots où il y a de la clim. L'un d'eux est situé juste à coté d'une école. Les élèves sont tous habillés pareils. J'assiste à la sortie de midi (hé, hé !). Pour les garçons, pantalon gris clair et chemisette blanche, pour les filles, jupe à carreaux bleus et gris et chemisette blanche. Mais j'ai l'impression qu'il y a des variantes vestimentaires selon les écoles. Je me promène un peu dans les rues désertes. Je découvre une fresque murale géante sur environ cinquante mètres de long. C'est pas mal. Le bus part à l'heure comme toujours. Il passe par les faubourgs de Corrientes et de Resistencia, la ville voisine. On n'est plus vraiment dans le même monde. Ça sent la misère ici. Et de surcroît, de la misère blanche, des gens comme moi. Il y a des papiers et sacs plastiques partout. Ici, comme il fait beau toute l'année, on porte un short, un tee-shirt et des tongs. On est ainsi habillé pour l'année, voir plus. Les maisons sont en terre ou en briques avec des toits en tôle ondulée. On ne doit pas rire tous les jours ici. La nuit tombe en à peine une demi-heure. De toute manière, il n'y a pas grand chose à voir. C'est plat, plat, plat. Quelques arbres pour agrémenter le paysage. Les films qu'ils passent à la télé sont des daubes américaines. Bref, je me couche assez vite. Je me réveille très souvent car j'ai toujours un mal fou à dormir dans les transports. La lune est presque pleine. Elle brille tellement qu'on se croirait en plein jour. Lorsqu'on traverse les villages, on voit des gens assis sur des chaises en plastique devant leur maison. Ils profitent de la fraicheur relative de la nuit pour discuter entre eux. J'imagine qu'ils dorment durant la journée. Puis on commence enfin à apercevoir l'ombre des premières montagnes. Les Andes... On arrive à Salta au petit jour.
2 commentaires:
Salut Vincent, comme je suis super doué en informatique, cela m'a pris un peu de temps pour réussir à te laisser un message.
Ca fait plaisir d'avoir de tes nouvelles.
Content d'apprendre que ton voyage se passe bien.
C'est trés sympa de ta part de nous faire partager ton périple à travers tes écrits (qui ne manquent pas d'humour) et tes photos.
Profite bien, prend soin de toi, et à trés bientôt sur ton blog (car maintenant que j'ai compris comment faire je vais revenir + souvent).
MANU.
Bienvenue dans le monde du web, cher Manu.
Content d'apprendre que tu as enfin réussi à allumer ton PC.
Mais si c'est trop compliqué, tu peux aussi m'envoyer un mail (ninninv@hotmail.com)
Bise
Enregistrer un commentaire