samedi 9 janvier 2010

Ecomusée

 Les gens de l'hôtel ne sont pas des plus sympathiques. Ils n'ont pas besoin de l'être, leur hôtel est toujours complet. Ils refusent régulièrement du monde. Surement parce que c’est l'un des moins chers du centre ville. Comme mon bus ne part qu'à 22 heures ce soir, je leur avais demandé de garder mon sac durant la journée. Apparemment, ça leur pose problème. Ils préfèrent que je le déposer à la consigne de la gare routière. Ce que je fais. Impossible de me balader avec ce fardot. Là, au moins, je serai plus léger. Je vais faire un tour à pied de l'autre coté de la baie, face à la ville. Il y a parait-il un écomusée intéressant. Il fait beau et chaud mais ça reste supportable grâce au vent frais qui vient de la mer. C'est l'idéal pour marcher. Il est à peine 11 heures et la plage est déjà bondée de monde. C'est une ambiance plutôt familiale de vacanciers argentins. Il y a de tout pour rendre les gens heureux. Cerfs-volants, planches à voile, ski nautique, volley, etc... Il me faut parcourir environ 8 kilomètres pour me rendre à l'autre bout de la baie. La vue sur Puerto Madryn est assez jolie. J'arrive malheureusement trop tard au musée. Il ferme dans 20 minutes et ne rouvre qu'à 17 heures. Je n'aurai donc pas l'occasion de le visiter. Sur le chemin du retour, je passe devant un joli restaurant avec une belle vue sur la mer. Je m'installe sur la terrasse pour y déjeuner. Assiette de coquillages cuits et une grande bière. Je glande là un bon moment avant de rentrer doucement en ville. Soudain, vers 19 heures, une tempête de vent s'abat sur la ville. Le ciel est tellement chargé de sable et de poussières qu'on a du mal à respirer. Tout vole de partout. Les gens se réfugient là où ils peuvent. Moi, je me planque dans un supermarché. Les vitres tremblent sous la pression de l'air. La plage s'est vidée en quelques secondes. Les rafales de vent sont impressionnantes. Les arbres sont presque couchés. Je comprends maintenant pourquoi ils ont du mal à pousser dans cette région. Les gens ont l'air habitué à ce spectacle apocalyptique. Au bout d'une heure, tout s'arrête aussi vite que ça a commencé. Je me dirige alors vers la gare routière. Je récupère mon sac à la consigne puis attends mon bus. C'est un bus de première classe avec sièges couchettes. Le luxe. Mais j'ai toujours autant de mal à m'endormir.

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