samedi 2 janvier 2010
Le canal de Beagles
Comme il parait que c'est assez difficile de trouver des places de bus pour aller vers le nord (à cause des vacances scolaires, je suppose), je vais dans une agence pour réserver les miennes. J'en trouve une pour Rio Gallegos lundi prochain et une autre pour Puerto Madryn le lendemain. Rio Gallegos n'a parait-il pas grand intérêt du point de vue touristique. Mais je préfère faire une halte à mi-chemin de Puerto Madryn plutôt que de me taper 30 heures de bus. En général, je ne dors pas très bien dans les transports. Comme il ne fait pas trop mauvais, je décide d'aller faire un tour en bateau sur le canal de Beagles. Il y une pléthore de petites agences sur le port qui proposent des excursions. Nous partons en début d'après-midi. La petite croisière dure environ quatre heures. Il y a un monde fou qui attend sur le quai. Heureusement, nous ne sommes que 25 sur notre petit bateau. Certains catamarans transportent plus d'une centaine de personnes. De vraies usines à touristes. Parmi nous, il y a trois russes bien beaufs dont un qui est énorme. Il est si gros qu'il a du mal à marcher. Il fait peine à voir. Nous débarquons tout d'abord sur une petite île pour observer quelques oiseaux mais surtout pour admirer la vue sur Ushuaïa depuis une petite colline. La guide nous explique l'histoire des anciens habitants de la terre de feu. Ils étaient assez primitifs et vivaient presque nus. Incroyable ! Comment pouvaient-ils résister au froid ? Sans doute l'habitude. En tout cas, ils ont tous disparu soit à cause des maladies que leur ont apportés les colons, soit parce qu'ils ont été tirés comme des lapins pour leur piquer leurs terres. Puis nous reprenons le bateau pour nous rendre au faro (phare) des naufragés (en français dans le texte). C'est certainement l'endroit le plus au sud de la planète où j'aurai été. De l'autre coté du canal, c'est le Chili. Il n'y a apparemment pas grand monde qui y vit. Sur le chemin, nous observons les inévitables pingouins, des phoques et des cormorans. C'est plus amusant de regarder les touristes mitrailler de photos plutôt que les bestioles elles-mêmes. La balade a duré quatre heures. Ce n'était pas extraordinaire mais au moins on a bien pris l'air.
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