lundi 4 janvier 2010

Rio Gallegos

 Que c'est dure de se lever à 4 heures du mat. Au sortir de ma chambre, je trouve une dizaine de personnes qui comme moi prennent leur bus ce matin. Mais personne ne va à Rio Gallegos. Il fait déjà jour dehors. Trois bus attendent près du port. Chacun pour des destinations différentes. Dès le départ, tout le monde cherche à se rendormir. Mais pas facile avec cette route sinueuse. Comme je l'avais déjà faite à l'aller, je ne perds donc pas grand chose. Je ne sais pas qui a partagé la frontière de la terre de feu entre le Chili et l'Argentine mais c'est mal foutu. Résultat, nous devons franchir deux fois la frontière, soit quatre postes de douanes. Encore pleins de tampons sur mon passeport. Et toujours avec le même flegme des douaniers. Sans oublier le bac au milieu pour franchir le détroit de Magellan. Bref, tout ceci prend beaucoup de temps ce qui fait qu'on arrive à 18 heures seulement à Rio Gallegos. J'ai bien fait d'avoir prévu une halte. Ce n'est pas que la ville soit d’un grand intérêt mais je suis lessivé. Une bonne nuit me fera le plus grand bien. Je trouve une place dans le dortoir dans un petit hôtel non loin de la gare routière. La patronne est gentille comme tout et l'hôtel est très propre. J'en profite pour lire mes mails. J'ai pas mal de réponses à mes vœux. Ça fait plaisir. Je tombe de sommeil mais je veux tout de même aller faire un tour en ville, histoire d'avoir une petite idée de l'ambiance. Je ne suis pas déçu. C'est bien simple, il n'y a rien à voir. C'est glauque à souhait. Des blocs de rues inertes. Je ne sais pas quel imbécile a décidé de créer des villes en quadrillage. Surement un militaire ou un économiste. En tout cas, c'est pas une réussite. Ça manque d'originalité. Seule une petite partie de la rue principale est un peu animée. Les jeunes qui doivent s'emmerder ferme roulent à fond avec leurs bagnoles pourries. Ils ont dû supprimer le silencieux de leur pot d'échappement. Ça fait un vacarme du diable. Je ne sais pas comment les gens supportent ça. Comme je n'ai mangé qu'un sandwich dans le bus, j'ai une bonne petite faim. Je dîne dans un restaurant chinois et dévore le buffet. Au retour vers l'hôtel, je prends quelques photos de n'importe quoi qui pourrait agrémenter mon blog. Une femme en voiture inquiète s'arrête à mon niveau et me demande gentiment pourquoi je prends des photos. Je lui dis que je suis un touriste. Elle comprend mieux et s'en va rassurée. Qui peut prendre des photos ici à part les fous ? À l'hôtel, je rencontre un couple de brésiliens avec qui je partage le dortoir. Ils habitent le sud du Brésil et m'ont donné envie d'y retourner.

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