jeudi 7 janvier 2010
Péninsule de Valdés
La péninsule de Valdés est réputée pour sa réserve naturelle mais surtout pour ses baleines qu'on peut apercevoir de très près. Malheureusement, en ce moment ce n'est pas la bonne période. Elles sont déjà parties vers le sud. Il y a donc peu de chance d'en voir. J'hésite à visiter l'endroit car on m'a dit que sans les baleines, ça n'a pas grand intérêt. On ne voit que les animaux qu'on voit partout. Peut-être des orques mais rien de sur. D'un autre coté, c'est l'occasion de faire une bonne balade. Un minibus vient donc me chercher à l'hôtel à 8 heures. Nous sommes une dizaine. Quatre israéliennes dans le fond qui ne font que papoter en hébreu (j'aime pas beaucoup le son de cette langue), deux hollandais, un espagnol et deux vieux argentins. Mais surtout le clou du spectacle, c'est la guide, Valéria. Une rouquine un peu gourdasse d'une nullité incroyable. Elle parle anglais comme une vache argentine. Elle récite bêtement son texte. Le plus impressionnant, c’est qu’elle a parfois des absences. Alors qu'elle parle, tout d'un coup, elle s'arrête. Sa tête devient inerte, ses yeux sont fixes. Y a un fusible qu'a pété. A quoi pense-t-elle ? Dort-elle ? Cherche-t-elle la suite de son texte ? A-t-elle oublié de fermer le gaz ? Ça dure une dizaine de secondes. Tout le monde la regarde inquiet, puis c'est reparti comme si de rien était. Il n'y a pas grand chose à voir sur la route, elle doit donc meubler avec des commentaires absolument inintéressants sur la géologie du coin dont manifestement, elle ne connaît pas la moindre signification à ce qu'elle raconte. Comme elle est assise à coté du chauffeur, tournée vers nous entre deux appuis têtes, chaque fois qu'on passe dans un trou ou une bosse, elle se cogne la tête au plafond. J'ai des crises de fous rires à en pleurer. Je suis obligé de me planquer derrière le siège pour ne pas qu'elle se vexe en me voyant. C'est tellement énorme que j'ai parfois l'impression qu'on est filmé en caméra cachée. À l'entrée du parc, il faut payer 45 pesos. Pour aller plus vite, elle nous propose de collecter l'argent et d'aller payer elle-même. C'est vrai, c'est plus simple. Mais c'est mal connaître Valéria. Evidemment, tout le monde donne soit un billet de 50, soit un de 100. Et pour rendre la monnaie, mémorable ! Elle ne se souvient plus qui a donné quoi. Un vrai merdier. Elle doit retourner deux fois à la caisse pour refaire de la monnaie. On reste dans le minibus plus de vingt minutes à attendre. Mais elle est où cette putain de caméra ? Bref, tout le long du voyage ce sera comme ça. Du pure bonheur cette fille. La visite de la péninsule n'a honnêtement pas grand intérêt. Nous observons quelques éléphants et lions de mer, des pingouins sur une plage, un petit village avec pleins de touristes. Bref, rien de folichons. Mais ce sera une visite que je n'oublierai jamais grâce à Valeria. En rentrant à l'hôtel, j'ai mal au bide tellement j'ai ri.
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1 commentaire:
cela fait un moment que je n'avais plus le temps de te lire!!!Marie-Elodie est là et va chercher Gilles ce soir à la gare.
J'ai bien ri à ce dernier récit et si la balade n'était pas extra, la guide valait la peine.
Bonne continuation et je suis contente que la température soit plus clémente. A Bx - 4° le matin!
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