dimanche 10 janvier 2010

Neuquén

 J'ai dû dormir à peine quelques heures. Avant d'arriver à Neuquén, le bus longe une longue falaises de toutes couleurs. C'est assez joli mais surtout surprenant au beau milieu des plaines de pampa. Encore une curiosité géologique. Je me renseigne au bureau de tourisme de la gare routière pour trouver un gîte en ville et si possible pas trop loin. Ce type d'officine qu'on trouve dans presque toutes les gares routières est très pratique et, il faut le reconnaître, assez efficace. On m'en indique un assez proche. Quand j'arrive, un type charmant m'informe que son gîte est complet. Quand il voit ma mine déconfite, il me propose d'attendre un peu. Il a une chambre qu'il réserve aux chauffeurs de bus mais parfois, ils ne l'utilisent pas. Si à 10 heures ils ne se manifestent pas, il me la donne. J'attends donc en prenant un petit déjeuner. Finalement, j'ai bien fait d'attendre. Il me la montre. Elle est tout à fait convenable. Après une bonne douche, je vais faire un tour dans le centre ville. C'est assez loin. Il faut parcourir 4 kilomètres à pied. On est dimanche, les magasins sont fermés et les rues sont quasi désertes. On dirait une ville morte. Il n'y a rien d'extraordinaire à voir. Je vais au point culminant de la ville pour voir le panorama. Une ville au milieu d'un désert. J'ai du mal à trouver un resto ouvert. Puis, je retourne à pieds à l'hôtel. La chaleur commence à se faire ressentir. Il fait 37°C. Moi qui voulais retrouver la chaleur, je suis servi. J'arrive assoiffé à l'hôtel puis fais une sieste. Il n'y a de toute manière rien d'autre à faire. À mon réveil, un voyageur allemand vient partager ma chambre. Il voyage seul comme moi. Il est très sympa. Il me montre ses photos en stéréo. Elles sont splendides. Il les prend avec un appareil argentique à deux objectifs. Le rendu du relief est saisissant. Puis, nous allons ensemble faire quelques courses au supermarché du coin pour dîner ce soir à l'hôtel. Dans la chambre d'à coté, il y a toute une famille d’argentins de Buenos Aires qui est en vacances. Ils vont à Saint Martin de los Andes demain. Ils sont tout contents de discuter avec moi. Je leur raconte un peu mon voyage. Le père me dit que je connais surement mieux l'Argentine que lui. Il n'a que deux semaines de vacances par an. Quand je lui dis qu'en France, on en a cinq, il me dit qu'on a beaucoup de chance. Je me couche assez tôt car demain matin, le bus de Mendoza part à 7 heures.

Aucun commentaire: