mardi 17 novembre 2009

Le désert d'Atacama

 À partir de maintenant, je vais descendre plein sud. Prochaine destination, La Serena. Une ville balnéaire située sur le Pacifique. Mon bus partira en début d'après-midi et roulera toute la nuit pour arriver au petit matin. Je profite de la matinée pour me balader un peu. Il fait très beau et pas trop chaud, sans doute à cause de l'altitude. Calama est à 2 500 mètres. C'est étonnant le nombre de chiens errants qu'il y a dans les villes au Chili. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les races. Ils sont toujours en bandes. Ça n'a l'air de déranger personne. Au café, je lis dans le journal que les grévistes d'hier étaient des professeurs. Les élections présidentielles chilienne sont en décembre. C'est le moment pour revendiquer. C'est aussi le moment pour les élus de faire des travaux visibles. Ils sont donc en train de refaire toutes les chaussées du centre. Ça fout un beau bordel mais les gens prennent ça avec philosophie. Je quitte Calama sans trop de regrets. Sans doute qu'avec plus de temps, on peut s'attacher à cet endroit. Le bus traverse le désert jusqu'à Antofagasta, une grande ville portuaire. Il n'y a que sable et pierre. Pas un brin d'herbe, aucune végétation. Les montagnes sont complètement pelées. Le trafic routier est important. Essentiellement des camions, des bus et des 4x4. La route suit la voie ferrée ou inversement. Les convois de trains sont longs de plusieurs centaines de mètres. Dans un sens, ils sont chargés de cuivre et dans l'autre, d'acide sulfurique pour extraire le cuivre. Il y a aussi de très grosses usines, blanches de poussières, qui doivent produire du nitrate ou quelque chose dans le genre. On voit aussi pleins de bulldozers, de niveleuses, de chargeurs qui remuent le sol et font d'immenses remblais. En gros, il y a une énorme activité autour de cette route. Après une barrière montagneuse, on descend sur l'océan pacifique et sur Antofagasta, la deuxième ville du pays, coincée entre montagne et mer. Nous devons descendre du bus à la gare routière pour qu'il soit nettoyé. J'en profite pour manger un bout dans un fastfood. On reprend la route vers 18h30. Nous revoilà dans le désert. Nous allons longer l'océan jusqu'à La Serena, situé 800 kms au sud. Nous avons droit à un magnifique crépuscule comme on en voit uniquement sous les tropiques. Jaune, orange et vert. Même moi, je le vois. C'est pour dire. La nuit tombe alors très vite. J'ai déjà du mal à dormir dans les transports, alors quand je suis à coté d'un ronfleur, c'est mission impossible. En plus, j'ai oublié mes boules Quiès dans mon sac qui est dans la soute. Je prends mon mal en patience. On arrive à La Serena au petit matin. Il fait très frais. Je ne suis plus habitué d'avoir froid.

Aucun commentaire: