mercredi 25 novembre 2009

Santiago du Chili

 Je prends mon café avec deux françaises qui comme moi parcourent l'Argentine et le Chili. Au début, elles n'avaient pas prévu de venir au Chili. Puis, elles ont changé d’avis. Je leur prête mon guide car elles n'en ont pas. Je fais mon sac, fais la bise à Ercilia, la proprio, puis me rends à pied à la gare routière. Je prends un bus pour Santiago qui part immédiatement. Il y a environ 110 kms d'autoroute pour se rendre à la capitale. On traverse des paysages similaires à ceux du sud de l'Europe. Ce sont des montagnes recouvertes de petites forêts. Santiago est situé sur une plaine entre la chaîne des Andes et le massif montagneux de la côte. Plus de la moitié des chiliens habitent dans cette région. Arrivé au terminal de bus, je prends le métro pour me rendre dans le centre ville. Le métro me rappelle Paris. Pas étonnant, il a été construit par une entreprise française. Son réseau est relativement étendu. Il est bondé. Je descends à la station "Université du Chili" pour me rendre dans le quartier « Paris-Londres ». C'est le coin où on peut trouver des hôtels pas trop chers. L'hôtel "Paris" est complet. Le type de l’accueil m'explique qu'il y a un grand congrès du parti socialiste cette semaine (le siège est à coté) et que les participants ont pris d’assaut tous les hôtels pas chers du coin. Il me conseille d'aller voir l'hôtel "Londres" situé non loin de là. Ils auront peut-être de la place ? Je vais voir. Il se trouve en effet à un pâté de maisons sur une petite place ravissante. Tout le quartier est d'ailleurs très joli. Les rues sont en pavés et les immeubles sont assez typiques de Santiago. Heureusement, ils leur restent une chambre toute simple avec un petit balcon donnant sur la placette. Superbe ! J'ai beaucoup de chance. Je vais me promener dans le centre ville. Je commence par le célèbre palais de la Moneda, là où Salvador Allende a été tué. Je ne me l'imaginais pas tout à fait comme ça. Les rues sont essentiellement piétonnes et d'une propreté exemplaire. Il y a des magasins de luxe partout. On est très loin de Calama, la cité ouvrière du nord. Une foule de gens plutôt friqués déambule dans ces rues. On retrouve vraiment le rythme parisien. J'aime bien. Il y a des affiches électorales partout. Il faut dire que les élections sont proches. En gros, il y a plusieurs listes mais les principales sont celles de Piñera (droite), un riche milliardaire et celle de Frei, un socialiste soutenu par la présidente actuelle Michelet (elle ne peut pas se représenter). Les chiliens doivent élire à la fois les députés, les sénateurs et le président. Les sondages donnent Piñera en tête. Mais rien n'est joué. On voit un peu partout des sympathisants brandir des drapeaux et distribuer des tracs. Ils doivent se douter que je suis étranger car ils ne m'en proposent jamais. Je passe voir la plaza de Armas où se trouve la cathédrale puis, je gravis le cerro de Santa Lucia où l'on peut admirer toute la ville. Dans le lointain, on distingue à peine les sommets des Andes avec leur neige éternelle.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Vincent,
Je vous rappels qu'il ne vous reste plus qu'un jour pour déposer votre mémo de congés.
Les RTT doivent être soldés avant la fin d’année et vous devez poser 5 jours de CP dans le cadre de la 5ème semaine.
EB
PS : vous me manquez beaucoup.

Vincent NINNIN a dit…

Excellent ! Ca m'a beaucoup fait rire...