
Ce matin, j'ai envie d'aller me balader au parc métropolitain du Cerro de San Cristobal. C'est un ensemble de collines qui dominent la ville. Il y cent ans, il n'y avait que des cailloux sur ces collines. Rien ne poussait. Et puis la ville de Santiago a décidé d'en faire un parc. À grands coups d'arrosage (les tuyaux enterrés servent encore), ils ont réussi à faire pousser une forêt dense. C'est plutôt réussi. Pour atteindre les hauteurs, on utilise un funiculaire en bois d'époque. On arrive sur belvédère avec une magnifique vue panoramique sur la ville. Malheureusement, le temps n'est pas très clair. Je ne sais pas si c'est la brume ou la pollution mais on ne voit pas très loin. Santiago, encaissée dans une cuvette entourée de montagnes, est réputée pour être une ville très polluée. C'est un sérieux problème. Au sommet, il y a une immense statue d’une vierge blanche. On est bien en pays catholique. Il y a des églises, des croix et des vierges partout. Je décide de redescendre à pied. Dommage qu'ils n'aient pas prévu de chemins de randonnée. On doit se taper la route goudronnée. Je découvre une immense piscine en plein air. Le cadre est idyllique. Il n'y a presque personne dedans. Moi qui n'aime pas l'eau, ça donne presque envie. La route descend en serpentant le long de jardins florales très jolis. La sortie du parc et à l'opposé de l'entrée. Pour retourner dans le centre, je dois traverser des quartiers huppés. Superbes baraques dignes de Chantilly. Devant chaque maison, au moins trois voitures. Une pour monsieur, une autre pour madame et le 4x4 pour le week-end. Un jardinier arrose les pelouses et taille les plantes. Je me demande s'ils ne mangent pas par terre tellement c'est propre. Il y a encore une bonne distance pour rentrer à l'hôtel. J'en ai plein les pattes mais je préfère tout de même marcher. Je m'arrête dans une agence pour prendre un billet de bus pour Pucon demain. Que de monde sur les trottoirs. En allant dîner, je traverse un petit attroupement de personnes qui écoute un type chanter des chansons nostalgiques à la guitare en regardant un diaporama de personnes disparues ou tuées durant la dictature Pinochet. J’ai l’impression que les chiliens n’ont pas encore fait leur deuil de cette période. Je peux comprendre.
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