mardi 10 novembre 2009

San Pedro de Atacama (Chili)

 Pour pouvoir monter dans le bus qui va à San Pedro de Atacama au Chili, il faut se rendre devant un hôtel qui se trouve à un kilomètre en dehors de Punamarca, le bus ne passant pas par la gare routière du centre ville. Je me rends donc à pied devant cet hôtel vers 9 heures. J'y retrouve trois autres routards espagnols. Ils ont déjà leur billet pris à Salta. Il me conseille de me renseigner à l'hôtel, ce que je fais. La réceptionniste téléphone à Salta pour savoir s'il reste de la place. C'est bon, il en reste une. Je paye le billet plus cher que le prix qu'on m'avait indiqué à la gare routière. Commission de l'hôtel oblige. Il ne me reste plus que 4 pesos (0,90 €) en poche. J'espère ne pas avoir besoin d'argent avant le Chili. Le car arrive à l'heure prévue. Il est flambant neuf. Par contre, pas question de prendre mon sac avec moi. Ils veulent impérativement que je le mette dans la soute. J'obtempère, je n'ai pas trop le choix. Le bus est rempli essentiellement de touristes qui vont ou reviennent à San Pedro. Je suis assis à coté d'un jeune français étudiant à Santa Fé en Argentine. Ses parents sont à coté. Ils sont venu le voir pour leurs vacances. On papote un peu. C'est fou le nombre de touristes français qu'il y a dans cette région. Nous devons de loin surclasser les allemands. La route sinueuse monte au col. C'est la route que j'avais déjà empruntée lors de mon circuit des Salinas Grandes. Mais cette fois-ci, il fait beau. Ça change complètement. Les vitres du car sont immenses. C'est super pour la vue. Nous repassons devant les salines puis continuons vers la frontière. C'est une route d'altitude entourée de vallées et montagnes désertiques. Il ne pleut quasiment jamais ici. On se croirait sur mars ou sur la lune. Des immenses étendues de terre, de gravillons et de pierres. C'est désolé mais beau. Surtout assis dans un bus avec la clim. Seuls quelques petites touffes d'herbes poussent grâce à la petite humidité de l'air. Ce sont les troupeaux de vigognes qui en profitent. Ce doivent être les seuls animaux qui arrivent à vivre dans ce milieu aride. Le poste de frontière argentin est isolé au milieu de nul part. Le coin est balayé par des vents poussiéreux et froids. Les formalités vont relativement vite. Puis remontée dans le car où on nous sert un repas froid genre sandwichs sncf. Nous passons devant le volcan Licancabur, un cône presque parfait. De l'autre coté, c'est la Laguna Verde en Bolivie. J'y étais il y a vingt ans. Séquence émotion. La descente sur San Pedro est magnifique. On domine toute la vallée désertique sur des centaines de kilomètres. Quelques tourbillons de poussières donnent du relief au paysage. Le poste de frontière Chilien est à l'entrée de San Pedro. Ils fouillent au corps 2 ou 3 personnes et quelques sacs puis nous voilà au Chili. Je fais la connaissance d'un couple d'étudiants français. Lui, Maxime, prépare une thèse en math et elle, Marie, vient de terminer son DESS de tourisme et se prépare à rentrer dans la vie active. Nous cherchons ensemble un hôtel pas trop cher. Nous en trouvons un sommaire mais sympa un peu à l'écart du centre. Comme le courant passe bien entre nous, nous décidons de trouver une agence de tourisme pour faire des circuits dans la région. Il ya apparemment pleins de choses à voir. Une autre française qui est sur le départ, nous conseille une agence a priori très bien. Le type nous parait effectivement très bien. En plus, on peut payer en carte bleue. Ce qui nous arrange. Maintenant, il faut récupérer des sous. Ce n'est pas avec mes 4 pesos que je vais aller bien loin. Dans le guide, ils disent que les distributeurs automatiques sont souvent en panne à San Pedro et que parfois, il faut aller jusqu'à Calama (100 kms) pour chercher de l'argent. Heureusement pour moi, ça fonctionne. Par contre ça ne marche pas pour Marie. En fait, on comprend plus tard qu'elle a trop tiré sur sa carte en Argentine. Il faudra qu'elle change ses pesos argentins. Nous allons prendre une bière pression sur une terrasse de la plazza centrale puis dînons dans une gargote juste face de l'hôtel. Bon et pas cher.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

je te ferais remarquer que si tu dois épouser une Argentine, on t'a réservé la soeur d'Ernesto; belle, sympa, pas trop trop chiante, elle t'attend à Buenos Aires, nom de code Bachelor.......je crois qu'Ernesto, pour qques euros seulement, va te faire une bonne pub auprès d'elle. A négocier, mais c'est pas avec tes 4 pesos qu'on te garantit que ça va marcher.Bon, arrête de draguer les minettes et cours à BA au lieu de vagabonder au Chili........Au fait, tu peux nous dire pour la date du mariage qu'on réverse nos billets d'avion! bisousssss,
Ane Onyme