
Il fait très beau ce matin. Pas de brume, mais toujours frais. Normalement, il était prévu que j'aille visiter la réserve des pingouins aujourd'hui. Mais un type vient me prévenir que les autres participants sont malades et qu'ils ont donc dû annuler l'excursion. Je leur propose d'aller visiter la vallée de l'Elqui à la place. Pas de problème. Un minibus vient me chercher à 9 heures. Le chauffeur-guide est un vieux un peu ronchon mais sympathique. Il parle bien le français. Et pour cause, il a vécu 20 ans en France pendant la dictature de Pinochet. Il est tout content de parler avec des français. Je découvre enfin les alentours de La Serena. C'est semi-désertique. En gros il n'y a pas grand chose qui pousse. Un peu comme dans le sud de l'Espagne. Il ne pleut que sept jours par an. Dans la vallée de l'Esqui, c'est différente car il y a un rio qui coule alimenté par les sommets de 4 000 mètres. Les paysans se servent de ce rio pour irriguer les plaines et font pousser de la vigne et des manguiers. Ce qui fait que le contraste est saisissant entre les vallées verdoyantes et les collines désertiques. La région produit le Pisco. Un alcool à base de raisins et de mangues. C'est plutôt bon. On fait de très bons cocktails avec. Nous visitons la petite ville de Vicuña, le chef-lieu de la région. C'est un endroit paisible. Puis, inévitablement, nous visitons une distillerie de Pisco. Les alambiques sont très anciens mais ça fonctionne toujours. Le raisin et les fruits se ramassent encore à la main. Bref, c'est très artisanale. Pour déjeuner, nous allons dans un restaurant qui utilise des réchauds solaires pour faire cuire les aliments. C'est pas con. Il y a du soleil tous les jours ici. Je goute au ragoût de chèvre. C'est délicieux. Puis nous montons par une très jolie route à Pisco Elqui, un petit village pittoresque. Le site est joli mais il n'y a pas grand chose à faire. Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans un petit musée. C'est l'ancienne école de Gabriela Mistral, la première et unique femme sud-américaine à avoir reçu un prix Nobel grâce à ses poèmes. Elle a donné tout l'argent du prix pour créer une école dans son village et scolariser tous les enfants de la région. Les chiliens en sont très fiers. Elle fait parti des personnages important ici. Son portrait est même sur les billets de 5 000 pesos. Bon, l'école en soit n'est pas extraordinaire, mais ils ont exposé des anciennes cartes scolaires et des vieux livres intéressants. Nous retournons à La Serena en fin de soirée. C'était une petite visite bien agréable. Le soir, je vais diner avec un allemand et deux hollandaises. Nous avons un mal fou à trouver un resto ouvert. Il n'est pourtant que 21h30. On se rabat sur une gargote crasseuse qui ne fait que du poulet frites. Pas terrible.
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