
Aujourd'hui, je veux aller à Iruya. Un petit village complètement perdu dans le nord, non loin de la frontière bolivienne. Il parait que la route est magnifique. Le bus n'est plus tout jeune mais il a l'air costaud. Les fenêtres ne ferment pas complètement. Ça caille un peu. Il y a pas mal de routards assez jeunes. Ça parle toutes les langues. Le bus sert aussi aux indiens pour se rendre d'un village à un autre. Le mélange est cocasse. Tout d'abord, nous empruntons la route nationale goudronnée qui va en Bolivie sur 50 kms, puis nous bifurquons à droite pour 47 kms de piste. Elle est très sinueuse. Il parait qu'elle est impraticable pendant la saison des pluies. Ça ne m’étonne pas car nous traversons de nombreux rios à sec qui doivent être de vrais torrents lorsque la pluie tombe. Nous passons un col à 4 000 mètres d'altitude puis redescendons dans la vallée par une route vertigineuse. Il ne faut pas avoir le vertige. Les paysages sont grandioses. Très semblables à ceux de Bolivie. Un pneu arrière crève. C'est le chauffeur qui change la roue. On en profite pour prendre des photos. J'ai enfin trouvé la technique pour en prendre des pas trop floues à travers la vitre du bus. Le résultat n'est pas si mal. On bouffe un paquet de poussière à cause des fenêtres qui ferment mal. Au bout de 2 heures et demi de piste vertigineuse, on arrive enfin à Iruya. C'est un petit village paisible entouré de montagnes. Les rues sont empierrées et les maisons sont en pisé. Les indiens sont totalement indifférents à notre présence. Ils ne disent presque jamais bonjour. C'est comme si on n'était pas là. Particulier. On aperçoit facilement des condors qui volent autour des montagnes. Mon zoom n'est pas suffisant pour les distinguer correctement. Je déjeune dans un petit « comedor ». Du poulet avec des petites patates du coin. Elles ont un goût sucré bizarre mais bon. Je prends le bus du retour vers 15 heures. Je m'assoie de manière à voir l'autre coté qu'à l'aller. Le soleil ayant changé lui aussi de coté, j'ai l'impression de découvrir de nouveaux paysages. La montée au col est impressionnante. A force d'avaler la poussière, j'ai la gorge sèche et le nez bouché. On arrive à Humahuaca vers 18 heures. J'aurai passé 6 heures de bus dont 5 de pistes bien costauds. Après une bonne douche pour me décrasser, je vais aller manger un bon steak de lama au resto d'hier soir.
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