
Aujourd’hui, je pars faire une excursion dans le nord vers les grandes salines. C'est une boucle de 500 kms, dont la moitié de pistes assez merdiques. Le minibus vient me chercher à l'hôtel vers 7h30. Nous sommes une quinzaine à bord, la plus part argentins. C'est un peu beaucoup à mon goût, mais bon, un peu de tourisme de masse n'a jamais tué personne. Le plus gênant pour moi, c'est que ce type de transport s'arrête uniquement là où il y a des souvenirs à acheter. Ce dont je me fous complètement. Pour prendre des photos des beaux paysages, il faudra que je me contente de prises à travers la fenêtre. Notre chauffeur s'appelle Fernando "Hola Fernando !" et notre guide Mercedes "Hola Mercedes !". En plus d'être jolie, Mercedes fait très bien son job. Commentaires en espagnol et en anglais. Le début du parcours est splendide. Nous suivons le parcours du «Tren del nubes ». Une voie de chemin de fer qui devait aller jusqu’au Pacifique mais qui s’est finalement arrêtée à la frontière. Il ne sert aujourd’hui qu’à transporter les touristes une fois par semaine, le samedi. On traverse de vrais paysages de western. Des immenses cactus sont accrochés aux flans des montagnes. Ils poussent de quelques centimètres par an seulement. Certains d'entre eux doivent être au moins centenaire. A priori, ils sont protégés. Interdit de les couper. Puis, nous grimpons à un col de 4 000 mètres d'altitude pour nous rendre sur l'altiplano andin. Je retrouve des paysages connus de Bolivie. Immenses étendues désertiques entourées de montagnes. Sur la piste de tôles ondulées, le minibus se traine à 30 à l'heure tout au plus. Ça devient vite lassant. Pour éviter les secousses de la tôle, soit on roule très lentement, soit on roule à plus de 60 km/h pour surfer sur les crêtes. Le chauffeur a opté pour la première solution sans doute afin ménager le dos des touristes. Mais que c'est long… Au moins, on a ainsi le temps de voir les paysages. Au bout de 3 heures d'une interminable piste, nous arrivons dans un petit village minier perdu au milieu de nul part. On prend quelques sandwichs avant de repartir vers les grandes salines. Heureusement qu'il a quelques troupeaux de lamas, ânes, moutons et aussi quelques vigognes (petits lamas sauvages) pour casser la monotonie du voyage. Parfois, une petite ferme complètement paumée fait son apparition. Ici, les maisons sont faites en briques de pisé. Une sorte de mélange de terre et de paille. Les toits sont, comme souvent, en tôles ondulées. On arrive enfin aux grandes salines, les fesses décomposées. Je retrouve les paysages du Salaar de Iyuni en Bolivie. Grande étendue de sel blanc à perte de vue. Puis, après avoir gravis un col, nous redescendons par une route sinueuse mais goudronnée jusqu'à Punamarca. Ça tourne pas mal mais les montagnes sont splendides (Quebradas). On doit s'arrêter de temps en temps pour faire reposer les estomacs fragiles. Punamarca est un petit village touristique mais assez joli. Il est situé sous la fameuse "Montana Colorada". Il parait qu'elle a 7 couleurs différentes. Il parait... La nuit tombe et il y a encore 200 kms à parcourir avant d'arriver à Salta. C'est une très bonne route avec quelques tronçons d'autoroutes. Il est 22 heures lorsque nous apercevons les lumières de Salta. Belle journée bien crevante.
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