samedi 28 novembre 2009

Pucon

 J'adore dormir dans le froid. Résultat, je me réveille à 10 heures. Après un bon bol de café noir, je vais découvrir le village. Il ne fait pas beau aujourd'hui. Les nuages sont très bas mais il ne pleut pas. On se croirait dans une station de montagne en Suisse. Les maisons sont fabriquées en bois. La rue centrale est bordée de magasins de sports, d'hôtels, de restaurants, de loueurs d'équipements et d'agences d'excursions. On peut tout faire ici. Escalade, randonnées, vtt, canoë, cheval, etc... Beaucoup de citadins viennent y passer leurs vacances. Par chance, ce n'est pas encore la saison. Il n'y a donc pas encore grand monde. Un groupe de quatre chiens errants m'accompagne dans ma balade. Ils sont plutôt sympas mais un peu collant. Deux d'entre eux me suivront jusqu'au bout. Ce sont mes nouveaux amis. Je longe le lac volcanique. Le sable de la plage est bien gris. Il y a quelques pédalos sur l'eau. Mes deux chiens me suivent toujours. De temps en temps, nous en croisons d'autres qui leur font bien comprendre qu'ici ce n'est pas leur territoire. Ils se collent alors contre moi pour que je les protège. Moi qui n'ai pas beaucoup de sensibilité pour les animaux, me voilà chef de meute. Je m'enfonce un peu dans la campagne. J'emprunte des petits sentiers quand j'en trouve mais parfois, il faut couper à travers champs. Parfois, je tombe sur des marécages. Il faut faire demi-tour. Le volcan majestueux est juste devant nous. Mais aujourd'hui on ne voit que sa base. Le reste est sous les nuages. Dans les prés, on rencontre des chevaux, des vaches comme en Normandie et pleins de jolis oiseaux. Mes compagnons ont la fâcheuse habitude de courir après tout se qui bouge. Difficile de prendre en photo des chevaux qui ne galopent pas, des vaches qui paissent tranquillement ou des oiseaux qui ne s'enfuient pas. Ils me font presque honte ces deux cons. On va finir par se prendre un coup de chevrotine par un paysan mécontent. Je m'en fous, je les connais pas ces chiens, moi. Je retrouve un petit chemin gravillonné qui nous ramène au village. Je rentre dans un petit resto en espérant que les deux pots de colle trouveront un autre couillon à suivre. Penses-tu, une heure plus tard, à peine sorti du resto, voilà mes deux potes qui rappliquent. Ils m'attendaient bien sagement. Oula ! Va falloir qu'on cause sérieux tous les trois ! Il tombe quelques gouttes, je rentre à l'hôtel.

2 commentaires:

Le voisin qui se marre a dit…

Cher voisin sachez que je vais demander à la prochaine AG de copro, l'interdiction de faire monter des animaux de compagnie dans notre immeuble. Il est donc illusoire de chercher a nous amadouer avec vos deux chiens. Il est hors de question que vous les rameniez à bon port : Pas de CLEPS chez nous !! Par contre si vous souhaitez passer le reste de votre séjour sud-américain avec vos deux charmants compagnons je n'ai vois pas d'inconvéniant ... quelle chance, ils vont voir du pays !!!!!

Elise a dit…

ramène les !!