lundi 16 novembre 2009

La mine de Chuquicamata

 
  C'est le départ des mineurs vers 6 heures qui réveille tout l'hôtel. C'est très bruyant ces bêtes-là. La visite de la mine est prévue à 14 heures. J'ai le temps d'aller marcher en ville. L'atmosphère a complètement changé par rapport à hier. Les magasins sont ouverts et il y a beaucoup plus de piétons dans les rues. C'est tout de même très populaire et on sent bien que les gens ne roulent pas sur l'or. En tout cas, ils sont très gentils. Vers midi et demi, je me dirige vers l'arrêt des taxis « collectivos » qui se trouve sur la place centrale juste à coté. Je retrouve trois touristes français et retraités. Une des dames est vraiment très conne. Le genre de touristes qu'on a pas envie de rencontrer. Elle déblatère banalités sur banalités. Il y a une petite vingtaine de kilomètres pour arriver à l'entrée de la mine. Sur la route, on est bloqué durant une demi-heure par une manifestation. Banderoles, haut-parleurs, chants et tout et tout... Les manifestants ont l'air plutôt sympas. Ils laissent passer les voitures de temps en temps. À l'entrée de la mine, un car vient nous chercher pour faire la visite. Nous sommes une quarantaine environ. On commence par voir la ville abandonnée. Les derniers habitants sont partis en 2007. Une étrange ville fantôme avec ses écoles, ses commerces, son cinéma et son hôpital. Toutes les familles ont été déménagées à Calama. Puis nous montons sur le sommet de la mine proprement dite. Il y a un va-et-vient incessant de camions gigantesques. Ils sont environ une centaine. Apparemment, ils roulent à l'électricité. Certains d’entre eux sont aussi grands qu'une maison. Ceux qui sont chargés roulent très lentement. Puis nous parvenons au mirador pour voir le panorama impressionnant du trou qui fait environ 3 kms de large sur 5 de long, avec une profondeur de 900 mètres. Dans le fond, les grues chargent les camions. La roche est parait-il verte. Je ne m'en rends pas vraiment compte. Après avoir été vidées de son cuivre (1%) les poussières de roches sont acheminés vers des immenses remblais. De puis 90 ans d'exploitation, ils ont créé de véritables montagnes. La visite est gratuite mais les dons pour une association d'enfants handicapés sont bienvenus. C'est pas con et logique. Difficile pour une entreprise qui gagne des milliards de faire payer. L'Asie, et notamment la Chine, est un gros consommateur de cuivre (électronique). Ce qui a fait flamber le cours du cuivre par dix. Une grosse partie de l'économie chilienne repose là. Je ne suis pas sur que tout le monde en profite mais en tout cas, ça fait du boulot. Nous retrouvons notre taxi à la sortie. Je largue mon trio infernal de français à la gare routière et rentre à l'hôtel.

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