dimanche 29 novembre 2009

Journée de pluie

 Il a plu toute la nuit. Je le sais car le toit de ma cabane est en tôle et ça résonne. Je n'avais pas eu de pluie depuis San Ignacio, c'est à dire depuis un mois environ. Au matin, pareil, il pleut sans discontinuer. Je comprends maintenant pourquoi la région est si verdoyante. La température aussi a changé. Il fait environ 5°C le matin et ça monte à 13° l'après-midi. On se croirait en France. Beurk ! Les nuages sont très bas. On distingue à peine les montagnes environnantes. J'ai l'impression que ça va être une journée de glande. De toute manière, pas question de faire une excursion avec ce temps de merde. Je me lève tout de même pour prendre mon petit déjeuner. Je surfe sur internet en attendant une accalmie. Je reçois un mail de mes amis américains. Ils sont arrivés à Bariloche en Argentine. C'est à peine à 500 kms d'ici. Au début, je pensais aller à l'île de Chiloé avant d'aller les voir. Mais vu les prévisions météo, je vais sans doute changer mes plans. Je descendrai dans le sud plus tard quand le beau temps arrivera enfin. Ça s'arrête de pleuvoir, je vais marcher un peu dans le village. Je monte sur le belvédère du cimetière pour avoir une vue en hauteur. Durant la montée je me prends un grain. Mais ça ne dure pas. Belle vue sur Pucon et son lac. Les contacts avec les chiliens ne sont pas évidents. On ne peut pas dire que se soient des grands marrants. On a l'impression qu'ils font tout le temps la gueule contrairement aux argentins. Mais quand on creuse un peu, ils sont plutôt sympas. Mais faut creuser. Au bout d'une heure la pluie reprend de plus belle. Je rentre à l'hôtel. Il n'y a pas grand chose d'autre à faire. Je discute avec le gérant. Un homme charmant et fort sympathique. Il est agronome. C'est un passionné d'environnement et de produits bios. Il milite pour la préservation de la Patagonie chilienne. Il a beaucoup voyagé dans le monde et notamment en France. D'où son français presque sans accent. Il me donne pleins de tuyaux pour la suite de mon voyage. On sort les cartes et les guides. Il connaît la Patagonie par cœur. Il doit partir ce soir pour Santiago mais revient mardi. On aura l'occasion de rediscuter ensemble. Ça m'a bien rempli l'après-midi tout ça. La pluie s'arrête enfin et le vent chasse les nuages. Quelques rayons de soleil apparaissent. Mais il fait toujours très frais. Je peux enfin découvrir les paysages environnants. Je constate avec surprise que le volcan n'est pas là où je le pensais. Il est encore sous les nuages mais beaucoup plus loin. Demain, ils annoncent du meilleur. On y verra mieux.

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