vendredi 20 novembre 2009

La réserve de Humbold

 On vient frapper à la porte de ma chambre à 8 heures. J'ai complètement oublié de me réveiller. Je m'habille en catastrophe et vais retrouver le minibus un peu plus loin en ville. C'est le même chauffeur qu'hier. Toujours aussi bougon. Pour nous rendre à la réserve des pingouins et des dauphins de Humbold, nous empruntons la route panaméricaine vers le nord. Il y a un dilemme pour la visite de cette réserve. Les écologistes pensent que l'afflux de touristes est néfaste pour l'écosystème des animaux et d'autres pensent que ça fait vivre toute une population de pêcheurs qui doivent prendre bien soin de leur gagne-pain. Nous arrivons à Punta de Choros, un petit village de pêcheur, et embarquons dans deux petites barques de pêcheurs. Je me retrouve avec tout un groupe de retraités allemands assez excités. Pour certains, le mot hystérique conviendrait mieux. La réserve est constituée trois îles. La première est totalement interdite d'accès, la deuxième peut-être longée sans être accostée et on peut se promener sur la troisième. Lors de la traversée, nous apercevons trois grosses baleines. Il parait que c'est très rare de les voir à cette saison. Elles viennent de l’équateur et descendent vers l’antarctique. Les marins tentent de les approcher mais elles sont difficiles à suivre. Elles plongent pour réapparaître là où on ne les attend pas. Mes allemands n'arrêtent pas de crier "Baleines !, Baleines !" (en allemand bien sur). De vrais gosses. Les guides sont aux anges. Moi, je me demande ce que je fous là. Puis nous longeons la deuxième île. "Oh ! Pingouins, Pingouins !" Bref, ça crie dès qu'on aperçoit un nouvel animal. J'aurais du emporter mes boules Quiès. Mais, il faut reconnaître que c'est assez fascinant de voir tout ces animaux d'aussi prêt. Pour les photos, c'est génial. On voit des pingouins-pingouins, des éléphants de mer, des pélicans et des oiseaux de toute sorte. Par contre, pas de dauphins aujourd'hui. Puis, on lâche le troupeau de touristes sur la troisième île pour se promener une petite heure. J'avoue que toucher la terre ferme après avoir été balloté par les vagues ne fait pas de mal. Je vais dans le sens opposé du troupeau. C'est très calme et très beau mais je comprendrais aisément qu'on interdise l'accès des îles pour foutre la paix aux bestioles. De retour au quai, nous allons déjeuner dans un charmant restaurant du village avec vue sur la mer. Au menu, poisson bien sur. Retour à La Serena en ayant l'impression d'avoir vu un film de Cousteau. Ce soir à l'hôtel, c'est barbecue. C'est de toute façon mieux que le poulet-frites. L’hôtel est tenu par toute la famille de Maria. Fils, filles et cousins, tous adorables et serviables. L’ambiance est très chouette. Adresse à recommander vivement.

Aucun commentaire: